Faut-il condamner le travail au noir ? Ou est-ce une solution parmi d’autres pour lutter contre une pression fiscale trop lourde ?

Vous avez été nombreux à répondre à l’appel à témoins lancé dans la newsletter  du 17 avril 2014, qui faisait suite aux réactions reçues à la publication de cet article : Trop d’impôt tue l’impôt : Un tiers des Français travaille au noir !

Voici un florilège des propos recueillis :

Travail au noir : l’avis des entrepreneurs

Il y a ceux qui sont résolument contre :

- “Je pense qu’un bon entrepreneur qui se respecte doit être honnête et payer les impôts comme tout le monde .”

- ” Je vous répondrais tout simplement que, à cause de tous ceux qui travaillent au noir, nous payons de plus en plus de taxes complètement aberrantes, et que si cela continue encore un peu, je serai peut-être dans l’obligation de ne plus travailler du tout, puisque la France est le pays des assistés…
En fait, après un très rapide calcul, je m’aperçois que si je ne travaillai plus dans l’honnêteté, et bien je n’aurai plus rien à payer, en gros c’est ce qui va se passer si le gouvernement continue de nous accabler de taxes et autres vols contrôlés si vous voyez ce que je veux dire.
Pour finir, non, je ne travaille pas au noir, et NON je ne compte pas le faire prochainement ni plus tard car je préfèrerai ne plus travailler et me coucher sereinement le soir plutôt que de travailler au noir et me coucher avec la crainte de finir en prison ou autres punitions.”

-  “Bonjour, en réponse à votre article, non par deux fois! Actuellement en création d’A.E, et ancien artisan, je reste dans le cadre légal tant pour moi que pour mes futurs clients. Pourtant, le travail au noir reste et restera malheureusement un grand classique et l’Europe malgré tous les effets d’annonce n’arrangera rien(bulgares, roumains, polonais et toute la misère du monde, vont alimenter les trottoirs des grands noms du bricolage & BTP et autres pourvoyeurs de main d’oeuvre à bas prix). (…)”.

Ceux qui ne le font pas mais qui comprennent ceux qui ont fait ce choix :

- ” Je ne travaille pas au noir, n’emploie pas de salariés au noir, mais sincèrement, si je pouvais, je le ferai. 40 ans de cotisations, j’ai créé des dizaines d’emplois. (…)

Quand je fais le bilan, à 55 ans, malgré une réputation d’être trop collectif et social,  cela m’amène à la réponse suivante : maintenant chacun pour soi, j’ai beaucoup trop payé, oui il faut bosser au black, en mettre le plus possible dans nos poches, sucer le système autant qu’il nous suce. Quand les gens qui font le système mettront en pratique les règles qu’ils nous imposent, quand ces mêmes  personnes feront correctement le travail que nous leur confions, je reverrais ma copie.”

 Et il y a ceux qui assument (ils sont beaucoup moins nombreux, même avec un anonymat garanti) :

- “J’ai choisi le travail au noir en attendant d’avoir assez de clients pour pouvoir me déclarer”

Et vous, qu’en pensez-vous ? Comment percevez-vous le travail au noir ? Est-ce que vous comprenez les entrepreneurs qui font ce choix ou pas du tout ?

Crédit photo : merci à jano mraz 
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