Est-il encore possible de se lancer en tant que télésecrétaire et vivre de cette activité malgré une forte concurrence ? Pour Jessica Michot, la créatrice de Toul Service, la réponse est clairement OUI.

Secrétaire indépendante depuis 4 ans, elle a atteint l’objectif qu’elle s’était fixé : avoir assez de clients pour avoir le même niveau de revenus qu’un poste à temps plein. Mieux : elle doit souvent faire appel à de  la sous-traitance pour satisfaire toutes les demandes.

Ce dossier est réalisé à l’occasion des Journées du Secrétariat Indépendant du 17 au 19 février 2015 sur Gautier-Girard.com.

télésecrétaire : réussir et trouver des clients

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise, en quelques mots ?

Je m’appelle Jessica MICHOT, j’ai créé Toul Service il y a 4 ans après diverses expériences en tant que secrétaire – assistante dans de multiples domaines.

Je propose actuellement aux professionnels et particuliers des prestations de secrétariat classique, secrétariat médical, commercial, et de retranscription audio, avec possibilité d’enregistrement d’événements professionnels.

Pourquoi avoir choisi ce secteur d’activité pour vous lancer ?

Comme dit, je suis secrétaire de métier, et mes fonctions dans diverses entreprises m’ont permis d’acquérir de la polyvalence. Je souhaitais, grâce à cela, pouvoir intervenir dans différents domaines d’activité, et ne plus me cantonner à une même série de tâches.

J’avais pu constater à plusieurs reprises que certains entrepreneurs n’avaient pas la possibilité d’embaucher une assistante salariée, par manque de moyens, mais aussi parce que le statut de salarié ne correspondait pas aux disponibilités dont ils avaient besoin. Je me suis donc lancée naturellement pour répondre à cette demande.

Est-ce qu’il n’est pas trop difficile de se démarquer de la concurrence ? Le marché est-il saturé ou est-ce qu’il y a encore beaucoup de potentiel ?

Le marché est effectivement de plus en plus concurrentiel. En 4 ans, j’ai vu de nombreuses consœurs s’installer, et à peu de choses près, nous proposons les mêmes prestations. Il faut donc en permanence communiquer, prospecter, parler de son activité dès que l’occasion se présente. Une fois le contact pris avec le client, c’est la qualité du travail, et la réactivité qui permettent de pérenniser les relations.

Je pense qu’il y a néanmoins encore du potentiel dans cette activité. Installée en Lorraine, je me rends compte que le recours à l’’externalisation commence seulement dans les entreprises du secteur, contrairement à la région parisienne notamment où c’est monnaie courante.

Je pense qu’à force de communication, et peut-être d’encadrement de la profession du point de vue tarifaire, mais également des compétences, le recours à une assistante indépendante sera de plus en plus développé dans les entreprises.

Comment avez-vous procédé pour trouver vos premiers clients ?

Pas de secret : j’ai prospecté !

Au démarrage, j’ai fait plusieurs mailings et envoyé des milliers de flyers à des professionnels ciblés auparavant. J’ai également répondu à des annonces professionnelles, et bénéficié de l’aide d’un apporteur d’affaires qui m’a permis de me faire connaître rapidement.

Vous proposez des prestations sur site et à distance. Comment réagissent vos prospects face au télésecrétariat ? Est-ce que cette façon de travailler est entrée dans les mœurs ?

La plupart y sont très favorables, la preuve, le télétravail représente plus de 95 % de mon activité, je n’interviens que très rarement sur site.

Je pense que cette nouvelle façon de travailler se développe de plus en plus, comme dit : plus rapidement, et plus naturellement dans certaines régions, mais petit à petit partout en France. Les moyens technologiques se développant de plus en plus, je pense que nous avons encore de beaux jours devant nous ;)

Quel conseil vous a été le plus utile quand vous vous êtes lancée ? Et celui que vous pourriez donner aux futurs(es) secrétaires et télésecrétaires ?

Je n’ai pas reçu de conseil particulier lors de mon installation, mais de nature persévérante (et têtue peut-être), je savais qu’il y avait des besoins, je me suis armée de patience, et ai mis tout en œuvre pour décrocher mes premiers contrats.

L’activité ne m’a effectivement pas tout de suite rapporté un « salaire » équivalent au temps passé, mais à force de prospection, et de communication, j’ai fini par tout doucement me faire connaître. Mon objectif premier était de me créer un poste à temps plein, il est atteint, et même bien plus que cela puisque je suis très souvent obligée de faire appel à la sous-traitance pour répondre aux demandes des clients. Reste à poursuivre, et se fixer de nouveaux objectifs …

À mes futur(e)s confrères, ou consœurs, je conseillerais donc d’avoir de la patience. Vous ne pourrez effectivement surement pas vivre de cette activité dès le début, vous n’aurez d’ailleurs surement que très peu de réponses à vos premiers mailings, mais il faut toujours persévérer et continuer à communiquer pour se faire connaître.

Merci Jessica !

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Crédit photo : Shutterstock.com
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