A l’occasion de la Journée Nationale des Femmes Entrepreneures, Gautier-Girard.com a voulu mettre en lumière des dirigeantes motivées et passionnées qui montrent qu’il est tout à fait possible d’entreprendre au féminin.

Voici le parcours et le portrait de Vana Ellis, une mampreneure qui vient de créer son  propre espace de coworking à Saint-Quentin-en-Yvelines : b-libre.com (www.b-libre.com).

Une piste à explorer pour briser la fameuse solitude des entrepreneurs et des entrepreneures !

Le coworking pour briser la solitude des entrepreneurs et des entrepreneures

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise, en quelques mots ?

Vana Ellis, fondatrice d’un espace de coworkingJe suis Vana ELLIS, mariée et mère de 2 garçons.

Dîplomée d’un Master en Multimédia et Communication, j’ai été longtemps Responsable de marques dans de grands groupes multinationales.

J’ai souhaité un changement dans ma carrière et je suis partie dans l’entrepreneuriat en créant ma société de Conseil en Marketing et Solutions internet.

Aujourd’hui, je suis dans une autre aventure d’entreprise qui pour moi a beaucoup de sens, c’est la création de B-libre coworking, un espace de travail partagé, une alternative aux bureaux traditionnels.

Selon vous, le coût de l’indépendance est l’isolement. Pensez-vous que cet isolement soit encore plus fort pour les femmes entrepreneures ? (incompréhension de l’entourage, idées reçues…).

L’indépendance a un coût : l’isolement.

Je suis passée d’un travail toujours en groupe, entourée de collègues pendant de longues années et du jour au lendemain, je me suis retrouvée seule à réfléchir, à créer, à prospecter etc. J’ai recherché cet isolement car j’en avais besoin après cette vie professionnelle très prenante. Travailler seule sans appartenance physique et morale à une entité me confronte aussi au regard que me porte mon entourage familial et professionnel, certes respectueux mais trop différent. Non pas parce que je ne suis pas professionnelle mais parce que je ne fais partie d’aucune entité professionnelle connue et reconnue.

Ce sentiment d’isolement se retrouve chez tout le monde. Et cela dépend aussi de chacun, comment on veut concilier sa vie professionnelle et personnelle. Les hommes, d’après ce que je vois, sont les premiers à fréquenter très régulièrement les espaces coworking.

Selon vous, pourquoi les groupes professionnels que vous avez fréquenté n’ont pas réussi à combler ce sentiment de solitude ?

Je pense que le choix de vie professionnelle qu’on a choisi ne peut être satisfaisant partout.

Pas de cadre ou peu de cadre professionnel nous donne une liberté d’action. Et elle est partagée entre famille, intérêts personnels et professionnels. Alors souvent, on privilégie le côté personnel et on comble les creux en pointillés pour être dans les groupes professionnels.

On est présent dans ces groupes, on y participe de manière passive et ponctuelle pour être visible, exister et enrichir son portefeuille de contacts utiles ou pas utiles. Il en existe de plus en plus d’ailleurs. Ils essayent de rassembler des entrepreneurs mais des fois, on a du mal à comprendre leurs actions, et les différences entre tel ou tel groupe.

Y appartenir, je pense que c’est rassurant pour soi, c’est comme une assurance. Mais ce n’est pas un lieu de travail au quotidien, c’est un lieu de rencontre et d’échanges informels, et c’est occasionnel.

En quoi le coworking est-il différent ?

Le coworking est un bureau où on vient pour travailler, pour accomplir des tâches.

Il offre en plus des opportunités de rencontres et d’échanges réguliers avec un large éventail de métiers et profils divers. En même temps, on se sent appartenir physiquement et moralement à une communauté de professionnels toujours en mouvement : ça vit, ça évolue, il y a de l’animation, cela crée des liens, et c’est dans une ambiance très conviviale.

Qu’est-ce qui vous a motivé à créer votre propre espace de coworking ?

Consultante indépendante pendant 3 ans, j’ai eu l’occasion de fréquenter ces lieux sur Paris et aussi à l’étranger.

Le coworking a du sens pour moi. J’aime l’idée de partager, d’échanger les choses simples et efficaces. J’ai trouvé le modèle très réaliste avec notre économie actuelle et notre façon de vivre professionnellement. Mon esprit d’entreprise et de création font le reste.

Quel conseil auriez-vous aimé qu’on vous donne quand vous vous êtes lancée ?

Bien s’entourer desprofessionnels connaissant votre marché et avoir des financements. Mais le coworking est un marché émergent et les spécialistes ne sont pas nombreux.

Et celui que vous pourriez-donner à toutes les futures créatrices d’entreprise ?

De la volonté, du courage, aimer ce qu’on fait et savoir pourquoi et pour qui on le fait.

Merci Vana !

Et vous, que pensez-vous du coworking ?

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