A l’occasion de la semaine “Quel statut pour votre entreprise ?” du 10 au 17 septembre 2012 sur Gautier-Girard.com, des entrepreneurs ont accepté d’apporter leur témoignage sur le statut qu’ils ont choisi pour exercer leur activité.

Céline Lieffroy, télésecrétaire, transcriptrice et rédactrice, , explique ce qui l’a amené à opter pour la Coopérative d’activités .

Bonjour Céline,

1) Pourriez-vous vous présenter ainsi que votre activité en quelques mots ?

Bonjour,
Je suis Céline Lieffroy, rédactrice pour le site LEXIRIS.fr dédié à la promotion du télésecrétariat et du secrétariat freelance.

2) Quel est le statut de votre entreprise ? Pourquoi l’avoir choisi ?

J’exerce au sein d’une coopérative d’activités, c’est-à-dire au sein d’une entreprise partagée qui regroupe des entrepreneurs dans des domaines d’activité aussi divers que le jardinage, la couture, le conseil en ressources humaines, le secrétariat ou le graphisme.

Mon souhait était d’exercer au sein d’une société, c’est-à-dire d’une entité juridique à part entière, me permettant de séparer de manière imperméable mon patrimoine professionnel et personnel.

Par ailleurs, choisir une société de personnes sous forme de SCOP et de coopérer avec d’autres entrepreneurs était pour moi la possibilité de m’enrichir de l’expérience des autres et de bénéficier de services mutualisés que notre nombre permet de financer (comptabilité par exemple).

3) Quels sont selon vous les avantages et les inconvénients de votre statut actuel ?

Au sein d’une coopérative, les décisions de fonctionnement sont prises en commun. Il convient donc de renoncer à une partie de sa liberté individuelle pour entrer dans une logique de coopération, mais qui permet elle-même un enrichissement mutuel et une sécurisation des parcours de chacun.

Parmi les avantages que j’ai trouvés au sein de la coopérative :

- Le fait d’être salarié et rattaché au régime général de protection sociale ;
- Avoir un revenu lissé, ce qui est rassurant par exemple pour un banquier lors d’un achat ;
- Je peux déduire mes frais, charges et investissements ;
- Une simplicité d’organisation de son activité au niveau de la comptabilité, de la fiscalité, des relations avec les organismes sociaux…
- Les échanges, le réseau, la formation…
- Une aventure humaine exaltante.

Les inconvénients de la coopérative sont d’une manière générale le fait de limiter la liberté individuelle qu’on aurait en tant qu’entrepreneur individuel aux règles fixées par le collectif. Nos actions, prestations, commandes, contrats, etc., engagent le collectif et le risque est donc assumé par la coopérative.

Sinon, pour avoir connu l’EURL classique et la coopérative, il n’y a guère de différence en termes d’inconvénients, outre qu’on ne prend pas sur un coup de tête la décision de répondre à un appel d’offres de 25 000 euros et qu’il faut en référer avant à la direction (c’est un exemple de limites à l’initiative individuelle).

Ah si, il n’est pas simple d’embaucher un salarié au sein de la coopérative. Ce n’est pas à proprement parlé interdit, mais délicat. Bien que ce ne soit pas impossible non plus, il n’est pas évident de contracter un bail commercial qui le serait de toute façon par la coopérative elle-même.

Merci Céline !

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