Bonjour Sandrine,

Vous aidez les entreprises à réussir à l’échelle internationale puisque vous avez créé votre agence de traduction.

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise ?

Je m’appelle Sandrine Rizzo, traductrice et gérante de MyLinguist, une agence de traduction.

Je fournis des prestations linguistiques aux TPE/PME et grands groupes qui communiquent dans une ou plusieurs langues étrangères. Pour cela, je m’appuie sur un réseau de traducteurs professionnels sélectionnés sur le volet. Ma plus grande satisfaction est quand j’arrive à trouver la perle rare, LE traducteur adapté à la situation !

Une entreprise spécialisée dans la traduction

Comment vous est venue l’idée ? Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer ce projet ?

Après avoir travaillé en France et à l’étranger comme assistante trilingue, j’ai ressenti le besoin de briser le plafond de verre et d’acquérir de nouvelles compétences

J’ai suivi un Master 2 en Administration des Entreprises à Nice, formation qui nous demandait entre autres de travailler sur la création d’une société fictive et d’en rédiger un business plan complet. Passionnée par les langues et traductrice de métier, l’idée de travailler sur le développement d’une agence de traduction m’est venue tout naturellement.

Je me suis prise au jeu et le projet tenant la route, j’ai décidé de me lancer dès l’obtention de mon diplôme.

Créer et gérer une entreprise, ce n’est pas si simple. Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans la création d’une entreprise ?

Je conseille à tous les créateurs qui n’ont aucune expérience dans la création et la gestion d’entreprise de se former et de se tourner vers les structures d’accompagnement existantes (couveuses, incubateurs, associations de créateurs, etc…). Ceci afin de bénéficier des conseils et de l’expérience de pairs, de gagner du temps, partager ses doutes et sortir de l’isolement.

Le réseautage est également fondamental pour tester et adapter ses produits/services, trouver ses futurs clients et créer des synergies.

Se lancer, oui ! Mais on a une vie à côté… avez-vous dû faire des sacrifices pour vous lancer ? En faites-vous toujours actuellement ?

Le premier sacrifice lorsque l’on se lance dans la création d’entreprise, c’est le don de soi ! Je n’ai pas compté les heures au début, j’ai travaillé parfois le week-end, j’ai donné de mon temps à des associations (l’IAE Aix Alumni et le CAFAP notamment).

Dès que l’entreprise a trouvé son rythme de croisière, je suis revenue à un rythme de travail plus souple, car la liberté d’action et la qualité de vie ont toujours été les moteurs de mon projet.

Concrètement, qu’est-ce que l’entreprise vous a apporté de bien à vous, à titre personnel ?

Le processus de création d’entreprise a été une véritable aventure humaine. Il m’a permis de me confronter à moi-même et de me dépasser. J’en suis sortie grandie.

J’ai pu également rencontrer des personnes aussi passionnées que moi par l’entrepreneuriat et qui m’ont donné l’énergie pour continuer et avancer. Bien des personnes rencontrées sur ma route sont devenues des prescripteurs, des clients, des partenaires de travail, voire des amis.

J’ai également appris à gérer l’humain : donner des instructions claires, rappeler aux traducteurs les attentes du client qui souvent divergent des leurs, recadrer avec tact les perfectionnistes ou têtes en l’air, faire le tampon entre un client trop pressé et un traducteur qui souhaite faire correctement son travail. Ceci requiert empathie, diplomatie, mais aussi fermeté.

Que recherchez-vous pour votre entreprise à ce jour ?

Aujourd’hui, je continue à développer le volume d’affaires de MyLinguist, notamment en me tournant vers les entreprises de taille moyenne et les grands groupes aux besoins réguliers, qui constituent une cible indispensable pour la pérennité de l’agence.

Parallèlement, je souhaite intervenir davantage sur le terrain, en support des entreprises ayant besoin de ressources externes. Non seulement en leur apportant une assistance orale en cas de besoins en anglais, allemand et espagnol, langues que je parle couramment, mais aussi en aidant les chefs d’entreprises, gérants et responsables de service à bien évaluer le potentiel linguistique de leurs équipes et à définir une stratégie langues, en amont de leur développement export.

Je vais terminer par une question originale : entreprendre, est-ce pour vous une manière d’exercer des talents artistiques ou est-ce que cela n’a rien à voir avec l’art ?

Entreprendre, c’est créer : c’est à partir d’une idée que l’on va méditer, développer, façonner, construire un projet, des processus, puis du chiffre d’affaires, de la rentabilité, de la richesse…

Selon moi, être un bon gestionnaire est essentiel, mais il est important de garder l’âme d’un artiste. Aux outils d’analyse et différents tableaux de bord doivent s’ajouter notre part de créativité et d’intuition. Notamment pour “sortir du cadre” lorsque nous sommes trop impliqués dans une problématique, trouver de nouveaux produits, être à l’écoute des tendances du monde actuel et s’y adapter.

C’est pourquoi un bon entrepreneur à mon sens, doit pouvoir et savoir se déconnecter de sa réalité pour trouver de nouvelles énergies … créatrices bien sûr !

Merci Sandrine !

Pour contacter Sandrine, vous pouvez :

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