Chaque année, Google for Entrepreneurs sélectionne quelques start-ups dans le monde entier pour proposer des rencontres avec des investisseurs, des entrepreneurs et organiser des événements de networking en plein coeur de la Silicon Valley. Ce programme, qui s’appelle Blackbox Connect, dure deux semaines.

Cette année, l’entrepreneuriat au féminin était à l’honneur. Pour représenter la France, Google a choisi Coline Debayle, la co-fondatrice d’Artips.

Découvrez l’interview de cette chef d’entreprise passionnée qui veut démocratiser l’histoire de l’art à l’occasion de la Semaine de la Réussite d’Entreprise du 12 au 19 mai 2015 sur Gautier-Girard.com

L’équipe d’Artips

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise, en quelques mots ?

Je m’appelle Coline DEBAYLE, j’ai 25 ans et je suis la cofondatrice avec Jean Perret d’Artips, une dose d’art au quotidien (www.artips.fr)

Artips rend l’histoire de l’art fun et accessible à tous. Comment ? En envoyant 3 fois par semaine une anecdte décalée et mémorable à propos d’une oeuvre d’art. C’est gratuit, à lire en une minute par email.

Comment fait-on pour être sélectionnée par Goole pour participer à un accélérateur à Palo Alto (Silicon Valley) ? Avez-vous participé à un concours ?

Tout d’abord, Google ne sélectionne que des entreprises déjà incubées dans un accélérateur partenaire. J’étais accélérée depuis plusieurs mois au NUMA.

Ensuite, cette édition s’adressait uniquement aux femmes entrepreneurs. Il a donc fallu passer plusieurs entretiens avec l’équipe de Blackbox et expliquer nos motivations ! Ce n’était vraiment pas facile mais je suis très heureuse d’avoir eu cette opportunité.

En quoi consiste ce programme ? Qu’avez-vous fait durant ces deux semaines ?

Le programme est très complet.Il commence tous les matins très tôt avec un footing pour aller voir la maison de Steve Job ou le Campus de stanford.

Ensuite, nous avons de nombreuses conférences d’entrepreneurs à succès, de cours de pitch, de rencontres avec les mentors. Nous avons également visité les locaux de Google.

Mais je crois que le plus important, c’est que nous vivons nos-stop avec 20 autres femmes entrepreneurs de tous les pays.

Quel est votre ressenti sur cette expérience ? Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Cette expérience permet de découvrir cet étrange monde qu’est la Silicon Valley ! Les moyens sont colossaux et les enjeux aussi. Cette expérience permet de comparer nos méthodes entre femmes entrepreneurs et comprendre comment nous pouvons nous aider mutuellement.

Enfin, sortir la tête de l’opérationnel est important et m’a permis de prendre du recul sur notre stratégie.

En 2015, Google a choisi de mettre à l’honneur les femmes entrepreneures. A votre échelle, trouvez-vous qu’il y a des différences entre l’entrepreneuriat féminin et masculin (difficultés ou préjugés spécifiques) ou pas du tout ?

Pour moi, cela a toujours été plus facile car on est moins nombreuses. Pour autant je pense que les vrais freins ne viennent pas de l’extérieur et des relations aux autres mais sont plutôt en nous, de l’autocensure en quelque sorte. Shéryl Sandberg explique très bien ce mécanisme dans son livre Lean In.

Merci Coline !

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Crédit photo : Coline Debayle et l’équipe d’Artips (Gérard Marié et Jean Perret) 
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