Vous trouvez que la fiscalité française est trop lourde pour votre petite entreprise ?

Avant de vous lancer dans la création d’une société offshore, il y a certaines précautions à prendre pour éviter les mauvaises surprises… Parce qu’au-delà du choix du prestataire, vous devez aussi savoir si cette solution est réellement intéressante en fonction de votre activité et de votre situation.

Un expert du Offshore, Ben Delarco (PDG d’ICO Services), vous met en garde contre certaines idées reçues.

Entreprise et offshore : optimiser sa fiscalité

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise, en quelques mots ?

Ben Delarco (franco-espagnol, 36 ans), consultant en gestion d’entreprise et président directeur général de la société ICO Services basée en Malaisie avec des filiales aux Seychelles, Belize, Royaume Uni et Hong Kong.

ICO SERVICES est spécialisée dans la création de Société Offshore et services Bancaires Offshore. Nous assistons nos clients avec un support complet à chaque étape de la création d’une entité Offshore avec un support en Français, Anglais et Espagnol.

Nous nous sommes installés en Malaisie pour développer notre présence sur le marché asiatique.

Il a beaucoup de scandales autour des sociétés spécialisées dans le offshore…Certains dirigeants ont notamment été confrontés à un redressement fiscal suite aux pratiques peu scrupuleuses de certains établissements.

Comment un entrepreneur peut-il vérifier la fiabilité et les compétences d’un prestataire qui propose la création de sociétés offshore ?

Sur la réputation mais surtout la communication avec le prestataire.

Vérifiez les informations de contact et surtout assurez vous de poser toutes les questions avant de procéder à un paiement. Il doit y avoir une consultation avant le paiement de la prestation.

 Est-ce qu’il n’y a pas un mythe de l’évasion fiscale en quelques clics ? Comment procéder pour vous assurer par exemple que vos clients ne souhaitent pas optimiser leur fiscalité mais plutôt faire de l’évasion fiscale ?

L’évasion fiscale en quelques clics est un mythe, chez ICO Services en tout cas. Vous ne pouvez pas payer et commander directement sur notre site, nous avons créée une page “pré-commande” et aucun paiement n’est demandé. Nous devons d’abord étudier le dossier, communiquer avec le client et le conseiller sur la structure adapté.

Aussi, beaucoup de personnes pensent que l’on peut ouvrir un compte bancaire offshore très facilement mais ce n’est pas le cas. La banque pose énormément de questions sur l’activité, la source des fonds, vers qui iront les paiements, pourquoi, etc. Il y a des procédures strictes de la part des banques pour lutter contre le blanchiment d’argent, activités illégales (ventes d’armes par exemple) et le financement du terrorisme.

Avant tout montage, nous devons avoir une description détaillé de l’activité et le maximum d’informations pour procéder. Nous faisons aussi des recherches sur les clients pour vérifier leur identité avec un outil utilisé par les banques internationales qui nous permet de vérifier par exemple si un client est recherché par Interpol ou si il fait partie d’un parti politique. Nous n’acceptons pas les politiciens. Tout cela fait partie des engagements que nous avons pris avec nos banques partenaires.

Les clients qui font de l’évasion fiscale sont souvent ceux sont qui ne déclarent pas leur revenus dans leurs pays de résidence et c’est quelque chose que nous ne pouvons malheureusement pas vérifier.Nous refusons aussi très souvent des dossiers de clients Français qui sont tout simplement impossibles en pratique et qui relèvent de la fraude fiscale. Le conseil fait partie de notre travail et nous tenons à garder une bonne réputation.

Est-ce que le offshore est adapté à toutes les activités ?

Malheureusement non, il nous arrive de refuser des clients.

L’offshore est très souvent adapté pour les activés dématérialisés (vente par internet par exemple) et qui ne nécessite pas de locaux, boutiques, magasins, etc. Les activités artisanales ne sont pas possibles non plus (restaurant, boucherie, hôtel, activités de transport, etc…). Il y a aussi d’autre situations adaptés comme par exemple l’import/export.

Est-il vraiment pertinent pour un entrepreneur qui dégage un faible CA d’envisager le offshore ?

Non, ce n’est pas pertinent. Les frais des banques offshores sont beaucoup plus élevés qu’une banque “classique” que nous connaissons en France. Il faut surtout bien vérifier les frais annuels et les frais bancaires (gestion du compte, carte bancaire). C’est aussi un mythe que dire que l’offshore est uniquement pour les sociétés du CAC40

Merci Ben !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà envisagé de recourir à l’offshore ?

Crédit photo : Shutterstock.com
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