Bonjour Nadia,

Vous venez de créer votre seconde entreprise il y a quelques mois.

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise ?

Je m’appelle Nadia, j’ai 31 ans, je suis mariée, un petit garçon de 5 ans et je vis dans le sud de la France près de Toulouse.

J’ai créé ALTERNATEL, une EIRL qui propose un service de permanence téléphonique aux professionnels de santé non conventionnels (type ostéopathes, chiropracteurs, réflexologues…)

Comment vous est venue l’idée ? Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer ce projet ?

J’avais précédemment créé mon auto-entreprise en 2011 en télésecrétariat.

Cependant, j’étais novice dans le monde des indépendants, je voulais que tout arrive de suite et je n’ai pas su cibler le bon public. Fin 2012, j’ai décidé d’arrêter de me faire du mal et je me suis remise dans le salariat. Ce fut une catastrophe totale : 12 entretiens, 8 mois de CDD.

En février 2014, je rencontre LA personne qui m’a redonné l’envie de croire en mon rêve : le dirigeant d’un centre d’appels qui recherchait un partenariat avec une entreprise pour répondre à la demande croissante des prospects. J’ai immédiatement accepté et depuis le 13 mars, j’ai remis le pied à l’étrier.

Permanence téléphonique spécialisée

Créer et gérer une entreprise, ce n’est pas si simple. Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans la création d’une entreprise ?

J’en ai tellement à donner. J’en choisis 3 qui me paraissent indispensables :

  • Se faire entourer ! Il ne faut pas hésiter à demander conseil. Pour ma part, j’avais mon « parrain », la CCI, l’ADIE, le site de l’APCE et bien d’autres organismes pour me guider.
  • Bien cibler la clientèle. Des professionnels, des particuliers, des artisans, des médecins, il faut bien mettre en avant son professionnalisme pour une seule et même catégorie.
  • Ne pas avoir peur de la clientèle. C’est en prospectant, c’est en questionnant que l’on découvre les besoins évidents de nos prospects. Bien sûr certains prospects sont plus difficiles que d’autres mais il faut le faire.

Se lancer, oui ! Mais on a une vie à côté… avez-vous dû faire des sacrifices pour vous lancer ? En faites-vous toujours actuellement ?

Heureusement pour moi, j’ai un mari compréhensif qui m’aide pour mon fils et pour la maison dès qu’il le peut. Mon fils va chez la nounou régulièrement. Je culpabilise pour le moment car les journées sont très longues (de 8h à 20 h la semaine et le samedi matin) et je ne vois pas mon bout de chou mais si ma démarche fonctionne aussi bien que dans mon étude de marché, d’ici quelques mois je pourrais finir plus tôt.

Concrètement, qu’est-ce que l’entreprise vous a apporté de bien à vous, à titre personnel ?

La confiance en moi qui me manquait tant. De me dire que je serais peut-être chef d’entreprise avec des salariés à mes côtés, ça me remotive complètement et l’on se sent pousser des ailes. De me dire que je n’ai pas BAC+5 et que j’entreprends cette démarche, je me sens fière de moi.

Que recherchez-vous pour votre entreprise à ce jour ?

Prouver à mes clients qu’ils peuvent me faire confiance. Que le parcours professionnel que j’ai eu au cours de mon activité salariale me donne un savoir-faire sûr et solide. Je sais que leur activité est très importante à leurs yeux, la nôtre l’est également.

Je vais terminer par une question originale : entreprendre, est-ce pour vous une manière d’exercer des talents artistiques ou est-ce que cela n’a rien à voir avec l’art ?

Bien sûr qu’il faut avoir l’âme artiste lorsque nous nous lançons, sinon comment séduire nos clients ? Rares sont les entrepreneurs qui ne s’amusent pas à créer, innover, inventer pour rendre attractive leur société. De plus à la création de notre société, nous sommes des femmes et des hommes orchestres, nous gérons tous les fronts.

Merci Nadia !

Si vous voulez contacter Nadia, vous pouvez :

Crédit photoShutterstock.com
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