Bonjour Michel, vous êtes le gérant d’une SARL, spécialisée en produits et services pour la gestion de copropriété,

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise ?

Je suis Michel VERDUN, j’ai 39 ans, je suis ingénieur diplômé en télécom et informatique. J’ai commencé à utiliser Internet en 1992, ma carrière a débuté en 1995 comme responsable multimédia et informatique, puis j’ai évolué vers les métiers de la vente, et du conseil.
Aujourd’hui je m’intéresse principalement aux usages que l’on peut faire des outils web et des nouvelles technologies.
J’ai rencontré deux personnes qui partageaient mon désir de faire bouger les choses dans ce secteur, et ensemble nous avons créé NOTRE COPROPRIETE, une SARL dont l’objectif est de faciliter le dialogue dans les immeubles et d’améliorer la gestion des copropriétés.

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Comment vous est venue l’idée ? Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer ce projet ?

Parallèlement à ma vie professionnelle, je suis rapidement devenu copropriétaire, d’abord de ma résidence principale, puis en tant que bailleur. La difficulté à comprendre les règles du jeu de la copropriété et le poids que les charges de copropriété représentaient dans mon budget m’ont très vite poussé à devenir membre de conseils syndicaux d’immeubles.
En fait, lorsque j’ai commencé à m’occuper de copropriété il y a 14 ans, j’ai été extrêmement surpris de constater qu’il n’existait aucun outils ou service d’information pour aider les copropriétaires : je me suis mis à les créer en capitalisant sur les tests que je réalisais avec des approches différentes pour régler les problèmes qui surgissent immanquablement dans la vie d’une copropriété.
Avec le temps, une démarche complète a vu le jour : elle comporte à présent des outils spécifiques pour permettre à des gens bénévoles, les membres de conseils syndicaux d’exécuter leur mission dans les meilleurs conditions.
L’idée de formaliser une offre professionnelle autour de ces sujets a fait son chemin, et fin 2009, j’ai décidé de participer au premier startup Week-end organisé sur Paris, et simplement en dévoilant quelques uns de mes outils, notre équipe a remporté le concours.
Ma rencontre avec Nicolas AGUTTES, qui avait mis en ligne un site visant les mêmes buts et avec Jean-Noël CHAINTREUIL qui avait déjà lancé d’autres projets m’a convaincu de l’opportunité de me lancer à mon tour.

Créer et gérer une entreprise, ce n’est pas si simple. Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans la création d’une entreprise ?

Celui de ne pas entreprendre seul, ou en tous cas, de ne pas rester seul. Il est très facile de s’isoler, et on risque de perdre pied. Le web, les forums c’est bien, mais rencontrer de vrais gens, nos pairs entrepreneurs, nos prospects, nos clients, nos investisseurs est absolument fondamental.
Ensuite, il faut garder la tête froide et le contrôle, il est très facile de se disperser, de penser trop et ne plus agir, or, une fois que l’on a sauté dans  le grand bain, il faut nager et ne pas s’endormir !

Se lancer, oui ! Mais on a une vie à côté… avez-vous dû faire des sacrifices pour vous lancer ? En faites-vous toujours actuellement ?

Oui, il a fallu faire des sacrifices, et il faut encore en faire. Nous avons choisi, par stratégie, de « bootstrapper » notre activité, c’est-à-dire de financer nous même le lancement et de faire attention à chaque dépense.
Évidemment, je ne compte pas mes heures de travail, mais cela n’est pas à proprement parler un sacrifice puisque je suis passionné par mon métier, je fais juste attention à ce que ma vie de famille ne pâtisse pas trop  de mon choix.
Par contre, la société ne peut nous verser de revenus pour le moment, et, à titre plus personnel, il faut survivre avec les fonds de l’assurance chômage. En clair, avec une basse du niveau de vie de 35% on peut parler de sacrifice financier.

Concrètement, qu’est-ce que l’entreprise vous a apporté de bien à vous, à titre personnel ?

Premièrement, cela affermit ma confiance en ma capacité à anticiper, à réaliser, et à manager.
Deuxièmement, je découvre des horizons et une approche de l’économie dont je soupçonnais à peine l’existence lorsque j’étais salarié.
Enfin, à en croire mon épouse et mes amis : on voit que « je m’éclate » dans ce que je fais aujourd’hui !

Que recherchez-vous pour votre entreprise à ce jour ?

Nous avons validé l’apport de notre solution aux copropriétaires en terme de gain de temps et de source d’économie.
Nous souhaitons à présent établir des partenariats avec des Syndics professionnels de Copropriété pour leur permettre améliorer l’efficacité de leur gestion opérationnelle de leurs copropriétés, par exemple  en unifiant les échanges avec leurs clients.
Il nous faut également continuer d’accroître notre notoriété au-delà du cercle de nos clients et prospects actuels.

Je vais terminer par une question originale : entreprendre, est-ce pour vous une manière d’exercer des talents artistiques ou est-ce que cela n’a rien à voir avec l’art ?

Si je me limite à considérer l’art comme un acte de beauté, alors, oui, sans hésiter, entreprendre a quelque chose à voir avec l’art. Faire le « geste d’entreprendre » et le faire avec beauté, élégance et classe, voila pour moi un premier moyen d’exercer son talent artistique.
Par ailleurs, en regardant la dimension créatrice immanente à tout acte d’entrepreneuriat, la forme artistique devient encore plus évidente.

Merci Michel

Si vous souhaitez consulter le profil de michel Verdun, gérant de la SARL NOTRE COPROPRIETE, cliquez ici

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