Bonjour Mélanie,

Vous avez créé une e-boutique pour vendre vos créations de bijoux vintage.

- Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise ?

Je m’appelle Mélanie, j’ai 26 ans et j’ai ouvert “La Dame d’Atour” le 21 octobre 2009.

“La Dame d’Atour”, c’est ma 2e personnalité (rires). Je crée et vends des bijoux uniques dits “vintage” en m’inspirant surtout de l’époque victorienne et baroque, mais aussi médiévale et antique.

- Comment vous est venue l’idée ? Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer ce projet ?

J’ai perdu mon emploi en novembre 2008 et je ne savais pas quoi faire, d’autant plus que je venais de vivre le décès de mon père.

L’idée de créer mon entreprise m’est venue en décembre 2008 lors d’une réunion de vente de produits cosmétiques.
On nous proposait d’être revendeur en ouvrant une micro entreprise. Avant je n’aurais jamais pensé à être chef d’entreprise, mais eux m’expliquaient que c’était très simple avec les nouvelles lois.

Étant encore sous le choc émotionnel du décès de mon père je me suis lancée corps et âme là dedans avant de comprendre, en février 2009 que c’était n’importe quoi…

Je suis donc passée par une phase très difficile pendant quelques mois où je ne savais pas ce que j’allais devenir. D’autant plus que je suis issue d’un milieu assez pauvre, et que j’ai très peu d’argent.

Puis pour me changer les idées j’ai recommencé à faire des bijoux (je n’avais rien fait depuis plusieurs mois), et en postant les photos sur mon blog perso, des clients sont venus à moi tous seuls.

Là je me suis dit “Bingo ! Je vais vendre mes créations et faire quelque chose qui me passionne vraiment ! ”

Car il faut bien se le dire, je n’ai aucune formation dans ce domaine, mais je me suis renseignée et j’ai appris tout ce qu’il fallait apprendre seule (bien avant d’avoir mon projet en tête puisqu’il faut s’entourer pendant la création du projet).

- Créer et gérer une entreprise, ce n’est pas si simple. Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans la création d’une entreprise ?

Entourez-vous ! Entourez-vous de professionnels, d’amis, de votre famille, ne restez pas seul dans votre projet !

Faites surtout une formation de créateur d’entreprise, moi ça m’a beaucoup apporté, notamment des contacts.
Le parcours qu’a pris ma création d’entreprise est incroyable !

Je ne pourrais même plus dire comment les choses se sont entremêlées pour arriver à l’ouverture de mon entreprise tellement de gens s’en sont mêlés et ont apporté leur petites contributions.

Mon projet s’est finalisé sans même que je m’en rende compte. Alors n’hésitez pas à vous informer aussi !

J’ai appelé les Assedics au moins des centaines de fois, la Chambre des métiers aussi et bien d’autres organismes encore.

Mieux vaut savoir ce qui nous attend pour mieux se préparer.

- Se lancer, oui ! Bien mais on a une vie à côté… avez-vous dû faire des sacrifices pour vous lancer ? En faites-vous toujours actuellement ?

Je n’ai plus trop de vie sociale, le projet me prend beaucoup de temps, mais ça me convient.

De toute façon, je suis tellement prise par ce que je fais que je ne pense même pas à sortir ou voir mes amis. Ils le savent alors c’est eux qui viennent vers moi et au moins cela m’a permis de voir pour qui je comptais vraiment et de faire un tri dans ma vie.

- Concrètement, qu’est-ce que l’entreprise vous a apporté de bien à vous, à titre personnel ?

Beaucoup d’assurance, c’est une véritable thérapie contre le manque de confiance en soi.

Je conseille à toutes mes connaissances de se lancer un jour, c’est tellement gratifiant !

J’aide au maximum ceux qui ont un projet et qui ont besoin de renseignements car moi on m’a beaucoup aidé.

Je suis partie de rien, de zéro ! Je n’arrêterais pour rien au monde ! Voir (ou lire via mail) la joie que peuvent procurer mes babioles aux clientes qui les reçoivent, c’est extraordinaire. J’adore, j’en redemande !

- Que recherchez-vous pour votre entreprise à ce jour ?

Des contacts, de bonnes opportunités, je veux la développer et me faire connaitre au max pendant l’année d’Assedic qu’il me reste pour pouvoir en vivre décemment après.

Je veux attaquer le marché japonais et international.

- Je vais terminer par une question originale : entreprendre, est-ce pour vous une manière d’exercer des talents artistiques ou est-ce que cela n’a rien à voir avec l’art ?

Ah oui complétement, mon imagination ne connait de limite que dans le stock de mes fournisseurs (rires).

Le plus “marrant” dans tout ça, c’est que je passais mon adolescence (et après) à lire des livres sur les époques que j’affectionne. Et j’ai vraiment l’impression d’en être empreinte jusqu’à la moindre cellule de mon corps.

Car quand je fais des recherches d’images sur l’époque victorienne par exemple, mes bijoux ressemblent vraiment à ceux de l’époque.

Merci Mélanie pour votre enthousiasme.

Pour contacter Mélanie :

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