Bonjour Ludivine,

Vous êtes une mampreneur qui a choisi de lancer son activité pour concilier existence professionnelle et vie de famille.

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise ?

D’origine belge, je vis en France puis huit ans.

Après mes études de droit, je suis arrivée à Paris pour suivre un master 2 de spécialisation en histoire et anthropologie juridiques. Une fois mon diplôme en poche, j’ai travaillé quelques années dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Lorsque le moment de quitter la fac’ est venu, j’ai décidé de continuer à faire, au sein d’une petite entreprise, ce que me plaisait le plus dans mon ancien travail : écrire.

J’ai donc créé Pixiplume et je me suis installée comme écrivain public et rédactrice web.

Comment vous est venue l’idée ? Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer ce projet ?

Après la naissance de mon petit garçon, j’ai ressenti le besoin de redéfinir ma vie professionnelle de façon à ce qu’elle s’accorde au nouveau tournant que ma vie privée venait tout juste de prendre. Aidée par un contrat de travail qui n’a pas été renouvelé suite à la mutation de mon mari, j’ai eu envie de trouver une formule qui me permettait d’exister professionnellement tout en étant la plus présente possible pour ma famille.

Devenir rédactrice professionnelle m’a semblé être le choix le plus adapté à mes besoins et envies. Je baigne dans l’écrit depuis des années : il était omniprésent pendant mes études de droit, il était toujours là lorsque je rédigeais un article ou une conférence, il était encore là lorsque j’enseignais à mes étudiants l’art du commentaire de texte ou de la dissertation.

Ecrivain public et rédactrice web

Créer et gérer une entreprise, ce n’est pas si simple. Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans la création d’une entreprise ?

Les conseils que l’on peut donner à quelqu’un qui se lance sont nombreux.

Je commencerai par conseiller à un futur entrepreneur d’être bien entouré :

  • par sa famille,
  • ses amis,
  • mais également par d’autres entrepreneurs avec lesquels il pourra partager et progresser.

Je lui dirai également qu’il va devoir faire preuve de patience à bien des niveaux : il va devoir attendre la première demande de devis, la première commande, le premier retour d’un client, le premier salaire qu’il pourra se verser…

Se lancer, oui ! Mais on a une vie à côté… avez-vous dû faire des sacrifices pour vous lancer ? En faites-vous toujours actuellement ?

Je n’ai pas réellement fait de sacrifices, qu’ils soient financiers ou d’une autre nature. Sur le plan matériel, je n’avais besoin pour démarrer mon activité que d’un ordinateur et d’une connexion Internet. Sur le plan professionnel, j’ai envie de dire que c’était ça ou le chômage à répétition ! Le travail de mon mari peut nous amener à déménager souvent et du coup, travailler dans une entreprise est très difficile pour moi.

Créer mon entreprise était donc une solution à des sacrifices que je devais faire auparavant, et même si mon temps de sommeil a quelque peu diminué, rien de ce que je fais aujourd’hui ne me semble être une obligation ou un sacrifice.

Concrètement, qu’est-ce que l’entreprise vous a apporté de bien à vous, à titre personnel ?

Je me sens vraiment bien dans ma peau.

Je n’ai jamais été une grande fan du monde des grandes entreprises, je n’aime pas l’ambiance qui y règne. Mon précédent emploi m’a permis de voyager et de rencontrer des personnes très intéressantes, mais c’était une vie difficilement compatible avec l’arrivée de mon fils et l’emploi de mon mari.

Là, j’ai trouvé mon équilibre et j’en suis ravie.

Que recherchez-vous pour votre entreprise à ce jour ?

Mon entreprise est encore très jeune. Ce que je cherche donc pour elle c’est avant tout un avenir. J’ai déjà quelques clients fidèles, mais ils ne font pas réécrire les contenus de leur site Internet tous les mois…

Je cherche donc à développer ma visibilité et ma clientèle. J’aimerais réussir à mettre en avant les prestations destinées à aider les jeunes qui se lancent dans des études universitaires. Ayant été étudiante puis enseignante je suis bien consciente des difficultés rencontrées par les étudiants et je suis persuadée qu’avec une bonne méthode de travail et un accompagnement plus personnalisé, les chances de réussite seraient plus élevées.

Je vais terminer par une question originale : entreprendre, est-ce pour vous une manière d’exercer des talents artistiques ou est-ce que cela n’a rien à voir avec l’art ?

Tout dépend de la manière dont on définit l’art !

Pour ma part, j’ai une vision très médiévale de ce terme. Je définis l’art comme une création réfléchie de l’homme, par opposition à la science qui renvoie à une connaissance théorique de quelque chose de préexistant. Entreprendre est donc pour moi une forme d’art puisque cela fait appel aux capacités créatrices et réflexives de celui qui fait ce choix de carrière.

Merci Ludivine !

Pour contacter Ludivine, vous pouvez :

Crédit photo : Shutterstock.com
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