Bonjour Lionel,

Les entrepreneurs passent leurs journées à courir après le temps…et vous leur proposer justement d’en gagner avec un outil développé par votre entreprise.

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise ?

Je suis Lionel Pasco, consultant en management et entrepreneur dans l’âme. Diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Rennes et titulaire d’un MBA en Management International de l’Université d’Exeter (UK).

Perfony est né du besoin des entreprises d’arrêter de perdre du temps en réunion et dans le suivi des plans d’actions qui découlent des innombrables mais nécessaires réunions de services ou autres comité de pilotage de projets. Alors que nous sommes de plein pied dans le 21è siècle, 90% des organisations utilisent, dans le meilleur des cas, une feuille excel pour essayer de suivre les actions, alors que ce système ne fait qu’encombrer les boites emails et n’est absolument pas collaboratif.

Bref, Perfony, c’est la rencontre entre le management et l’informatique moderne. Un outil simple et génial, qui permet en temps réel de suivre l’avancement des actions, de partager des informations, d’automatiser et standardiser les bonnes pratiques en réunions et au final de diminuer le temps qu’on y passe.

Perfony, outil de gestion du temps et des données

Comment vous est venue l’idée ? Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer ce projet ?

Dans toute crise, il y a des choses positives qui émergent. Quand on regarde en arrière, à la sortie de la crise du début des années 90, est apparu internet au grand public, pour gagner du temps dans les échanges.

L’idée de Perfony est venue en échangeant avec différents dirigeants de sociétés au plus fort de la crise en 2009. J’essayais de comprendre dans quel mesure le marché du conseil en management allait être transformé. Tous étaient globalement convaincus de l’intérêt de se faire accompagner pour gérer les nécessaires transformations de processus et d’organisations.

Certains avaient touché du doigt la force que peut apporter un système ou une organisation dans laquelle les réunions étaient bien cadrées, bien huilées, avec des plans d’actions clairs et des comptes-rendus efficaces.

Mais tous sans exception déploraient le fait qu’une fois le consultant parti, il n’y a pas d’outil supportant ces bonnes pratiques, dont les règles sont pourtant connues et évidentes. Une étude de marché en 2010 auprès de 500 cadres a confirmé le besoin, le projet était lancé.

 Créer et gérer une entreprise, ce n’est pas si simple. Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans la création d’une entreprise ?

Créer et gérer sont deux choses différentes.

Pour reprendre le 1er point concernant la création, je n’arrive pas à me limiter à un seul conseil. Le plus important est d’avoir foi en soi. La route est jonchée de personnes qui affirmeront que ce n’est pas possible. Je ne dis pas qu’il ne faut pas les écouter, les conseils sont à prendre partout, mais il faut aussi savoir tracer sa propre route. Donc le conseil c’est l’écoute, mais pas trop.

Ensuite, il ne faut surtout pas avoir peur de parler de son idée.
C’est faux de se dire que si on en parle on va se la faire “piquer”. Ce n’est pas si simple que cela. Un projet c’est une idée + une équipe + un modèle.

Enfin, il faut s’entourer, ne jamais se retrouver seul. L’isolement est la pire des choses je pense.

Pour faire un petit résumé en 5 points :

  • ne jamais se décourager
  • parler, partager, ne pas rester seul
  • découper le projet en petites séquences et avancer pas à pas
  • accepter de faire des erreurs, célébrer les grands comme les petits succès
  • savoir prendre du recul de temps à autre pour vérifier que le cap global est bon

 Se lancer, oui ! Mais on a une vie à côté… avez-vous dû faire des sacrifices pour vous lancer ? En faites-vous toujours actuellement ?

La vie est question d’équilibre.

Créer son entreprise est un projet de vie, ce n’est pas neutre. Cela a des impacts forts sur le conjoint et la famille, notamment parce qu’on traverse des périodes d’intenses réflexions et de surcharges de travail. On peut tout supporter, du moins beaucoup de choses, mais il faut savoir trouver des moments de respiration et faire en sorte que les périodes de rush soient limitées dans le temps.

Expliquer à vos proches ce que vous faites, ils comprendront et souvent une personne complètement extérieure au projet peut vous être utile dans votre réflexion. On dit souvent qu’il faut s’exercer à l’elevator pitch avec sa grand mère !

Donc le sacrifice consenti a surtout été du temps. Perfony est maintenant une société qui est en phase de gestion et non plus de création : nous avons nos produits, nos équipes, nos clients. La séquence n’est plus la même et il faut savoir passer du mode “start-up” au mode “gestion”. Donc non, les sacrifices ne sont plus les mêmes.

Concrètement, qu’est-ce que l’entreprise vous a apporté de bien à vous, à titre personnel ?

Au delà de la satisfaction personnelle d’avoir réussi à créer quelque chose, de partir d’une idée et d’arriver à créer de la valeur, c’est surtout l’aventure humaine qui reste une énorme satisfaction dans l’aventure Perfony.

J’ai eu cette chance d’être entouré de gens compétents et motivés. Je trouve que la vraie aventure est à ce niveau : l’enrichissement humain, trouver et mettre en musique les différentes compétences et les caractères. Le succès de Perfony aujourd’hui est celui de l’équipe entière à laquelle j’associe les clients.

Que recherchez-vous pour votre entreprise à ce jour ?

Perfony termine sa phase de démarrage commercial. Nous allons rentrer dans une nouvelle séquence de croissance et de consolidation. Les axes de développements sont nombreux.

Forts des retours d’expériences et de la collaboration avec nos clients, nous avons plein de projets de solutions aussi géniales et utiles que notre produit phare iPerfony. De même nous sommes beaucoup sollicités pour développer notre réseau de distribution tant en France qu’à l’étranger. Nous allons privilégier les marchés francophones et anglo-saxons.

Tout cela nécessite du financement et nous nous dirigeons vers une levée de fonds d’ici la fin de l’année.

 Je vais terminer par une question originale : entreprendre, est-ce pour vous une manière d’exercer des talents artistiques ou est-ce que cela n’a rien à voir avec l’art ?

C’est effectivement une question originale, j’aime bien, d’autant que je n’estime pas avoir des compétences artistiques très développées. Pour autant, mettre au point une solution évoluée comme iPerfony requiert un véritable savoir-faire en termes de design et d’ergonomie. Mais j’ai laissé les pros faire cela. Personnellement, si entreprendre est une manière d’exercer un talent artistique, j’opterai pour celui de mettre un ensemble en musique comme un chef d’orchestre !

Merci Lionel !

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