L’auto-entreprise, malgré toutes les réformes, continue à présenter de nombreux avantages.

D’abord, le paiement des cotisations sociales tous les mois ou tous les trimestres en fonction du chiffre d’affaires réalisé, est un mode de fonctionnement très intéressant. Ensuite, il est toujours possible d’arrêter facilement son auto-entreprise si les affaires ne décollent pas, ce qui reste donc sécurisant.

Emmanuelle Collin (Virtual Papyrus) est écrivain public et rédactrice.  Pour lancer son activité, elle a choisi le régime de l’auto-entreprise et elle ne le regrette pas.  Découvrez son témoignage.

Cette interview est réalisée à l’occasion de la semaine Créer son Auto-entreprise en 2015 du 24 février au 3 mars 2015 sur Gautier-Girard.com.

Emmanuelle collin, dirigeante de Virtual Papyrus et auto-entrepreneur

Que pensez-vous de tous les changements récents concernant l’auto-entreprise ?

Je n’ai pas d’avis réellement négatif sur ces changements car je trouve que certains contribuent àmieux encadrer l’auto-entreprise, comme l’obligation d’avoir un compte bancaire dédié ou le SPI.

Après, demander aux petites entreprises de s’affranchir de taxes toujours plus nombreuses me semble un peu moins légitime.

Mon avis est donc partagé.

Êtes-vous inquiète pour l’avenir de ce régime ?

Non, car je me dis que j’aime tellement mon métier que je ferai mon possible pour m’adapter en cas de changements.

Il est vrai que les évolutions fréquentes peuvent faire réfléchir mais pour le moment, je n’en ai pas vraiment senti l’impact. J’essaie donc d’avancer sans trop y penser et je mets mes craintes de côté.

Auriez-vous créé votre entreprise s’il n’y avait pas eu l’auto-entreprise ?

Non, je n’aurais jamais pu créer mon entreprise sans ce régime. J’ai été attirée par la simplicité de s’immatriculer et d’arrêter en cas de problème.

Étant demandeur d’emploi à ce moment-là, j’ai bénéficié de l’ACCRE pendant 3 ans, ce qui m’a permis de commencer en douceur et de ne pas prendre de risques.

Je suis donc très favorable à l’auto-entreprise car elle laisse à quiconque la possibilité de tenter sa chance et de tester la viabilité  d’un projet. Je considère cela comme une aubaine.

Aujourd’hui, où en êtes-vous ? Comment envisagez-vous l’année 2015 côté business ?

Au bout de 3 ans ½, le bilan est positif et j’ai trouvé un bon rythme de croisière. Depuis plusieurs mois, mon activité s’est accélérée et les demandes ont augmenté.

2015 s’annonce donc bien et mon chiffre d’affaires va progresser si la tendance se confirme.

Si vous aviez une baguette magique, qu’est-ce que vous changeriez dans votre quotidien d’entrepreneure ?

Si j’avais une baguette magique, je rendrais les journées plus longues car le temps passe trop vite. Je me sens parfois débordée et frustrée de ne pas avoir le temps de faire tout ce que j’aimerais.

Si quelqu’un trouve la fameuse baguette ou la formule, je suis donc preneuse !

Avec le recul, quelle erreur auriez-vous pu éviter ? Et quel défi avez-vous relevé dont vous êtes particulièrement fière ?

Je n’ai pas vraiment de regrets. La seule chose que j’aurais pu éviter, et à laquelle j’ai remédié depuis, concerne les règlements clients. J’étais peut-être au départ un peu trop souple et il m’arrivait de traiter une commande avant de recevoir le paiement.

Cela m’a valu quelques impayés, mais j’ai vite compris qu’il ne servait à rien de se précipiter et qu’il fallait être ferme. Pas de règlement, pas de commande !

Pour ce qui est du défi relevé dont je suis fière, c’est tout simplement d’avoir réussi à faire vivre mon projet. J’aime mon métier et j’aime plus encore le fait de pouvoir aider les autres en rédigeant.

Merci Emmanuelle !

Et vous  qu’en pensez-vous ?

Mettre en favoris et partagerEntreprise»Abonnement