Bonjour Jean-François,

Vous vous êtes lancé de façon professionnelle dans le domaine de la musique en devenant DJ-animateur dans l’Hérault.

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise ?

J’ai toujours été bercé par la musique, dès ma plus tendre enfance. Mes parents, frères et sœurs écoutaient souvent et beaucoup de musique (essentiellement du classique) et j’ai suivi la trace de mon frère et ma sœur dans une chorale et au conservatoire de notre ville.

A l’adolescence, je suis devenu bien souvent celui qui mettait les disques, mais également le cavalier de ces dames !

Puis, naturellement, après un parcours professionnel atypique, j’ai renoué grâce à un pote avec les platines et l’animation, mais cette fois de façon professionnelle.

Depuis 2011 je me suis officiellement lancé avec cette fois la possibilité de facturer, ce qui n’est pas négligeable, aussi bien pour la sécurité du client que la mienne.

Comment vous est venue l’idée ? Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer ce projet ?

La musique ayant toujours été le fil conducteur de ma vie, en vivre m’est apparu comme une évidence.

Il était trop tard pour devenir soliste mais la voie du deejaying restait ouverte, sans pour autant céder aux tentations des boites de nuit. Mon créneau reste axé sur les fêtes familiales (anniversaires, fiançailles, mariages ou autres) et les fêtes d’entreprises.

Quant à se déclarer, officialiser la structure, ça me semblait logique, impératif et préférable, malgré la concurrence des DJs du dimanche (étudiants ou salariés arrondissant leurs fins de mois) afin d’apporter de la sécurité et de la tranquillité à mes clients.

Entreprise dans la musique : DJ animateur

Créer et gérer une entreprise, ce n’est pas si simple. Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans la création d’une entreprise ?

Je peux difficilement répondre à cette question car j’ai tenté brièvement l’expérience de auto-entrepreneuriat, avant d’opter pour le « confort » d’une Coopérative d’Activité et d’Emploi, membre du Réseau Coopérer pour entreprendre. Je n’ai donc pas à me soucier de tout ce qui concerne l’administratif, le juridique, les charges, la facturation…

Je suis « entrepreneur-salarié », à ce titre je touche un salaire calculé à partir de mon chiffre d’affaires, et je cotise ainsi aux différentes caisses et notamment à Pôle Emploi…

Se lancer, oui ! Mais on a une vie à côté… avez-vous dû faire des sacrifices pour vous lancer ? En faites-vous toujours actuellement ?

Animer des soirées implique d’être absent le soir et la nuit et de comater une bonne partie du lendemain. Ça implique également de puiser dans le budget familial, du moins au départ, pour investir dans le matériel et la visibilité sur le net.

Concrètement, qu’est-ce que l’entreprise vous a apporté de bien à vous, à titre personnel ?

Des rencontres, du partage, des moments de joie (animer des fêtes c’est aussi partager les rires, la joie, la bonne ambiance)… mais également un apprentissage de l’autonomie, de la prise de décisions et de risques.

Que recherchez-vous pour votre entreprise à ce jour ?

Plus me faire connaître, la développer… accroitre ma visibilité sur le net, mon référencement afin de compléter le bouche à oreille qui fonctionne déjà bien dans mon cas. Il me faut absolument multiplier mes contrats, notamment les prestations récurrentes, car d’octobre à avril, en gros, c’est le moment creux, après la saison des fêtes.

Je vais terminer par une question originale : entreprendre, est-ce pour vous une manière d’exercer des talents artistiques ou est-ce que cela n’a rien à voir avec l’art ?

Entreprendre n’est pas à la base quelque chose d’artistique… c’est surtout, à mes yeux, de la comptabilité, des démarches administratives, du commercial… mais dans mon cas, une grande partie de ce qui me paraît des contraintes, des aléas, est pris en charge par la Coopérative d’Activités et d’Emploi par laquelle je passe, et je me garde le contact avec les clients, l’établissement de devis, la préparation des soirées avec mes clients et l’animation, summum du côté artistique de ma profession.

Merci Jean-François !

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