Bonjour Jean-Baptiste,

Vous avez choisi de créer votre activité dans le dropshipping : vous  permettez aux e-commerçants de se débarrasser des contraintes liées au stock et surtout de n’acheter que des produits réellement vendus.

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise ?

Bonjour,  je m’appelle Jean-Baptiste Pichon, ancien trader de matières premières et reconverti dans l’e-commerce depuis octobre dernier.

J’avais envie de m’associer avec un autre entrepreneur dans une aventure et via un ami avocat d’affaires j’ai pu racheter 50% des parts d’Ecopresto. Ecopresto est une start-up plateforme de dropshipping.

Notre but: simplifier le e-commerce pour tous les acteurs, petits et moyens, qui souhaitent développer leur activité, qu’elle soit à plein temps ou en complément d’activité.

Dropshipping : interview Ecopresto

Comment vous est venue l’idée ? Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer ce projet ?

Mon associé Stéphane Poirier est actif dans le e-commerce depuis 15 ans, où il a identifié un réel besoin de services pour les e-commerçants qui se débrouillent seuls pour gérer leur entreprise (achat, finance, marketing, logistique).

Il a développé l’architecture initiale mais cherchait des compétences complémentaires pour conforter un développement commercial rapide du projet. J’ai étudié le dossier pendant 7 jours et je me suis lancé.

Pour 2 raisons :

  • Tout d’abord Stéphane et moi n’avons pas les mêmes compétences et de fait étions complémentaires.
  • La seconde est que ce projet permet d’organiser un marché qui ne l’est pas, c’est ambitieux mais c’est un super challenge.

Nous devons fédérer un grand nombre d’e-commerçants par un service irréprochable afin de créer une nouvelle place de marché en B2B qui permette à la fois aux marques et aux e-commerçants d’y trouver ce qu’ils cherchent : des débouchés et de la visibilité pour les marques; un support catalogue et services sans faille pour les e-commerçants.

Créer et gérer une entreprise, ce n’est pas si simple. Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans la création d’une entreprise ?

Réfléchissez mais ne réfléchissez pas trop longtemps.

Investissez votre argent mais nous ne sommes pas au poker, et le ALL IN reste au poker. En revanche sachez que vous investirez sans doute plus que de l’argent: du temps, beaucoup de temps.

Donnez vous au moins 12 mois afin que l’activité frémisse et 6 mois supplémentaires pour commencer à gagner de l’argent. Cela dépend bien entendu de votre projet, mais dites vous que cela ne marche pas souvent comme vous l’aviez imaginé, c’est juste un peu plus long!

Entourez-vous, assurez vous que votre entourage vous soutient. Ce n’est pas que votre aventure, c’est également celle de votre famille.

Se lancer, oui ! Mais on a une vie à côté… avez-vous dû faire des sacrifices pour vous lancer ? En faites-vous toujours actuellement ?

Bien sûr qu’il faut faire des sacrifices. Mais gardez en tête que vous êtes votre propre patron, que vous travaillez pour vous et pour vous préparer une super vie une fois que le projet aura décollé.

J’aime cette phrase que je ne connais qu’en anglais: “The destination is the journey”, ce qui veut dire en gros que le but n’est pas d’abord celui de réussir dans 2, 5 ou 10 ans mais de faire de chaque jour une petite victoire et donc un succès. Ensuite, on fait toujours des sacrifices car quand vous commencez à recruter, vous êtes également responsable de vos employés et cela passe par une pérennité de l’activité.

Concrètement, qu’est-ce que l’entreprise vous a apporté de bien à vous, à titre personnel ?

Nous sommes encore en phase de start-up avec Ecopresto.

Le projet fédère des réseaux d’entrepreneurs : nous sommes lauréat du Réseau Entreprendre Vendée; nous sommes également accompagnés par Atlanpole, pôle de compétitivité et innovation du grand ouest. Nous avons réalisé une première levée de fonds et nous allons en boucler une autre avant la fin de l’année en love money. Nous avons déjà commencé les premiers recrutements.

Nous apprenons tous les jours. Il faut savoir gérer son temps entre sa famille et l’entreprise, et ce n’est pas toujours simple. J’apprends tous les jours au contact de nos soutiens, de “parrains” qui nous accompagnent, et je me sens plus armé pour affronter la suite. Et puis il faut avouer une certaine fierté du chemin parcouru, même si nous ne sommes encore arrivés nulle part.

Que recherchez-vous pour votre entreprise à ce jour ?

Développer notre chiffre d’affaires. Nous sommes entièrement tournés vers nos objectifs commerciaux et préparons la seconde moitié de l’année qui est cruciale dans le e-commerce.

Je vais terminer par une question originale : entreprendre, est-ce pour vous une manière d’exercer des talents artistiques ou est-ce que cela n’a rien à voir avec l’art ?

Pour moi un entrepreneur est un créateur. Je ne considère pas cela comme de l’art, mais l’innovation nécessite une vision. Je pense que Steve Job était visionnaire avant tout. Et pour l’instant, à notre échelle, nous essayons de mener à bien chaque jour nos missions !

Merci  Jean-Baptiste !

Pour contacter Jean-Baptiste, vous pouvez :

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