Comme les 3 mousquetaires, les créateurs d’EasySpot sont quatre : Julien, Logan, Armaury et Anthony.  Ils ont entre 21 et 25 ans, ils sont encore étudiants et ils sont tous animés par une folle envie d’entreprendre.

Leur projet : créer une application de stationnement intelligente, Easyspot.   Ils ont d’ailleurs lancé une campagne de crowdfunding sur KissKissbankbank pour contribuer à financer leur entreprise.

Découvrez l’interview de Julien Marcadé, co-fondateur d’Easyspot.

Easyspot, une start-up lancé par des étudiants entrepreneurs

Pourriez-­vous vous présenter, ainsi que votre entreprise, en quelques mots ?

Julien Marcadé, 21 ans, bientôt 22.

Julien marcadé, co-fondateur d’EasyspotAprès avoir fait 2 ans en école préparatoire HEC au lycée Pasteur, j’ai intégré NEOMA Business School où j’apprends encore à manier l’épée. En effet, je suis un master spécialisé dans l’innovation et l’entrepreneuriat et j’adore.

EasySpot c’est quoi ? C’est une application de stationnement intelligente. Le concept est simple : elle met en relation des chercheurs de place avec des libérateurs de place de sorte à créer une communauté d’automobilistes qui échangent leur place en voirie.

Ses algorithmes malins récoltent les données fournies par les capteurs de vos smartphones et analysent avec précision les événements liés au stationnement de sorte à vous proposer la PLACE qu’il vous faut. Dans le pire des cas, notez que vous serez dirigé vers une place de parking sousterrain la plus proche de vous.

Vous cherchez une place ? Lancez une recherche sur EasySpot (des heures à l’avance s’il le faut), réservez votre place et EasySpot vous guidera jusqu’à elle. Vous libérez une place ? Confirmez votre libération et remportez des electrums.  Des electrums c’est quoi ? Il s’agit de la monnaie virtuelle d’EasySpot. 10 places libérées c’est 100 electrums de gagnées lesquelles pourront être convertis en une carte carburant d’une valeur de 15 euros.

EasySpot c’est l’app qui trouve votre place…à votre place.

D’où est venue l’idée et qu’est­-ce qui vous a donné envie de vous lancer ?

Si un mot devait me définir cela serait : la curiosité. En l’occurrence, elle m’a permis de trouver l’idée.

Je me promenais dans Paris avec une amie. Nous avons fait la rencontre avec une commerçante, qui venait de prendre une contravention rue Ampère dans le 17ème. Nous avons commencé à discuter et elle s’exclama : “moi je passe ma vie dans ma voiture”. Je lui répondis : “oui, les bouchons, c’est l’enfer” et elle me rétorqua : “Oui, mais je perds encore plus de temps à rechercher ma place le matin et le soir. “

L’idée d’EasySpot est venue quelques jours après. J’ai commencé à me renseigner un peu partout sur le marché du stationnement dans les grandes villes, et cela a pris de plus en plus d’ampleur dans ma tête. Tenace et obstiné comme cette deuxième petite souris, j’ai donc décidé de me lancer.

A quel stade en êtes-­vous de votre projet ?

Le projet avance bien. La constitution juridique de la société est en cours. Dans quelques semaines, nous serons officiellement une SAS.

Côté produit, nous avons déjà une version alpha, autrement dit tous les écrans sont graphiquement finis et prêts à être intégrés dans EasySpot. En ce moment, les développeurs s’attellent à l’implémentation des algorithmes et la configuration du serveur. Une version bêta (de test) devrait sortir fin Août pour une version 1.0 ( accessible à tous ) fin Octobre.

Comment procédez­-vous pour vous faire connaître ?

Pour l’instant, la notoriété d’EasySpot est à un stade embryonnaire : 270 likes sur Facebook, 70 Followers sur Twitter, 300 vues sur Youtube, quelques visites sur notre site. En effet, nous n’avons pas encore de produit concret à proposer et nous n’avons pas encore lancé une véritable campagne de com.

Notre communication reste donc assez rudimentaire pour le moment. Elle se résume à informer notre premier cercle de connaissance, lequel en parle aux amis de nos amis ( le deuxième cercle).

Mais, nous commençons à vouloir toucher ce fameux troisième cercle ( le grand public). Si les réseaux sociaux et les mails sont assez efficaces pour toucher les deux premiers cercles, se faire connaître du grand public ( le troisième cercle), c’est une autre histoire. C’est pourquoi, nous commençons à contacter les médias ( presse écrite, radio local, blogger), pour entamer le processus. Bientôt, nous lancerons une campagne street­marketing.

Mais la route est encore longue…

Quelles sont les prochaines étapes à venir ?

Le calendrier est bien rempli mais une grande étape arrive : trouver des fonds pour financer le lancement de EasySpot.

Pour l’instant, nous recherchons des subventions publiques pour financer la première phase d’amorçage. De nombreuses aides existent. Nous collaborons notamment avec le cabinet Auvalie qui est de très bon conseil pour aider aux premiers financements de start­ups innovantes.

Fin Août et début septembre j’ai également obtenu quelques rendez­-vous avec des business Angels, je touche du bois…

Selon vous, quelle(s) mesure(s) pourraient faciliter la création d’entreprise en France ?

Pour moi, chaque Entrepreneur initié devrait avoir un mentor et chaque Entrepreneur expérimenté devrait avoir un disciple.

Vous pensez qu’Aristote et Platon ont fait comment pour trouver toutes leurs idées ? Faciliter la mise en relation entre entrepreneurs initiés et entrepreneurs expérimentés est pour moi la chose qui doit être faite. Pour ma part je n’ai ai pas encore trouvé de mentor…

Merci Julien !

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Mettre en favoris et partagerEntreprise»Abonnement