Bonjour Gérald,

Vous avez créé votre activité dans un domaine que l’on disait en perdition : le textile et la mode.

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise ?

Je suis Gérald AVAKIAN, directeur de Carla Raffi, grossiste fabricant lyonnais depuis 1998  et associé à mon frère Raffi. J’ai démarré mon activité en tant que marchand ambulant de prêt-à-porter. J’avais un bon approvisionnement et j’ai constaté que peu avaient ce raisonnement. J’ai donc décidé de mettre à profit mes achats pour d’autres commerçants qui faisaient la même activité que moi.

Fort de ce succès, j’ai diversifié l’activité pour vendre ces produits à des boutiques de prêt-à-porter. C’est ainsi qu’est née l’entité Carla Raffi, située rue Molière dans le centre textile de Lyon 6ème (2ème pôle textile de France).

Aujourd’hui, Carla Raffi c’est :

  • 600 m² de surface de vente sur stock,
  • 10 employées dédiées au conseil et à la vente
  • et le « made in Italy » à des prix compétitifs.

De nombreuses grandes enseignes nationales et boutiques internationales nous font confiance.

Un grossiste de mode pour les femmes

Comment vous est venue l’idée ? Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer ce projet ?

Comme dit précédemment, l’entreprise Carla Raffi s’est créée naturellement suite à l’identification d’un besoin. Cette nécessité de la part de détaillants de vêtements d’avoir un approvisionnement de produits de bonne manufacture est ce qui nous a réellement motivés.

De plus, il faut comprendre que malgré tout ce que l’on disait sur le secteur d’activité textile qui est en berne, il y a toujours possibilité de réussir et d’accompagner. De nos jours, dans le travail comme dans la vie de tous les jours, les gens ont besoin de conseils et de services en plus du produit. Cette proximité avec notre clientèle est une seconde source d’enthousiasme pour nous.

Créer et gérer une entreprise, ce n’est pas si simple. Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans la création d’une entreprise ?

Effectivement ce n’est pas simple, mais il faut comprendre qu’il y a toujours possibilité de réussir. Par exemple, si nous prenons le cas de notre secteur d’activité, le textile, que tout le monde disait en berne, il y a encore des entrepreneurs qui osent créer des marques, des boutiques de vêtements physiques comme sur internet. La recette de la réussite est un mélange de sérieux, d’ambitions, mais surtout de passion. Il faut être passionné par son métier et savoir être proche de ses clients, puisque l’un comme l’autre vous accompagnera chaque jour.

Je rajouterai qu’il ne faut pas être effrayé par le fait d’être un « self-made-man », terme peu utilisé dans les pays francophones qui pourrait se traduire par le fait de partir de rien et d’assurer sa réussite par le biais d’un travail acharné.

Se lancer, oui ! Mais on a une vie à côté… avez-vous dû faire des sacrifices pour vous lancer ? En faites-vous toujours actuellement ?

Réussir sans faire de sacrifices est un leurre. Comme vous le savez, travailler est une activité chronophage et obligatoire pour chacun d’entre nous. Et la réussite demande un lourd tribut en quantité et qualité de travail. Au début, il est souvent nécessaire de bien se renseigner, de douter pour réaliser les meilleurs choix.

Par la suite, il faut savoir qu’ il est plus aisé de monter les échelles de la réussite que de rester en haut de l’affiche. Chaque tâche, chaque client ne doivent pas être pris pour acquis et demande une attention particulière au quotidien.

Concrètement, qu’est-ce que l’entreprise vous a apporté de bien à vous, à titre personnel ?

Carla Raffi m’a apporté une plus grande confiance en moi grâce au relationnel de tous les jours avec des fournisseurs, des clients, etc.

De plus, je ressens une grande satisfaction à faire partie de l’économie française. En effet mon entreprise m’a permis de créer de l’emploi, encore aujourd’hui. J’ai pu laisser une chance à la jeunesse de s’exprimer dans un « vieux secteur d’activité » afin de dépoussiérer l’image du prêt-à-porter et de changer les vieux principes dépassés de certaines personnes pensant détenir toutes les rênes du secteur.

Que recherchez-vous pour votre entreprise à ce jour ?

Mon objectif premier est de pérenniser les marques de vêtements que nous avons créé : Giulia Notte et Sofia Barati. C’est une tâche différente du métier de grossiste, et ce sont aussi des activités complémentaires.

De plus, nous sommes toujours à la recherche de nouvelles idées : des nouveaux débouchés et procédés pour répondre aux problématiques des nouveaux modes de consommation (internet, vente à domicile).

Je vais terminer par une question originale : entreprendre, est-ce pour vous une manière d’exercer des talents artistiques ou est-ce que cela n’a rien à voir avec l’art ?

Évidemment, l’art est le résultat d’une création de l’Homme. Et si, dans certains milieux le côté artistique peut paraître flou, dans le domaine de la mode il est très clair. En notre qualité de grossiste, nous sommes les « hommes du milieu », par notre position entre fournisseurs et boutiques de prêt-à-porter.

Notre attention doit être constamment portée sur les dernières tendances, de notre goût personnel à celui de la cliente finale. Cet œil se travaille chaque jour, comme un peintre perfectionnant sa technique d’aquarelle, afin d’atteindre les résultats escomptés.

Merci Gérald !

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