Sophie Alvarez est la Présidente de la SAS A.S.G.P (www.asgp-conseil.com), une société de conseil en gestion sociale et fiches de paie.  Son entreprise familiale a déjà plus de 32 ans d’expérience en gestion de la paie !

A l’occasion de la semaine Entreprendre au Féminin sur Gautier-Girard.com du 11 au 18 février 2014, elle revient sur son expérience d’entrepreneure et sur les réseaux de femmes dirigeantes d’entreprise.

Créer une entreprise : les réseaux de femmes entrepreneures

Trouvez-vous difficile de créer ou de reprendre une entreprise lorsqu’on est une femme ?

Pour ma part non je ne pense pas que cela soit difficile de créer ou de reprendre une entreprise lorsque l’on est une femme.

Si les hommes y arrivent pourquoi les femmes n’y arriveraient pas !
Il faut chasser ces idées fausses.

Dans l’exercice de votre activité, vous êtes amenée à travailler avec des femmes entrepreneures. Trouvez-vous qu’elles ont des caractéristiques communes ?

Bien sûr que la plupart des femmes entrepreneurs ont des caractéristiques communes,

Il faut dire que nous devons savoir gérer plusieurs entreprises (rires) :

  • nos enfants,
  • notre travail,
  • la maison,
  • les courses

Lorsque nous nous rencontrons nous essayons toujours de nous donner des astuces afin d’arriver à gérer au mieux toutes ces entreprises.
Je fais le constat d’une certaine solidarité entre femmes lors des rassemblements !

Une autre des caractéristiques communes est également la volonté de tout faire pour y arriver, la ténacité, une femme ne lâche rien !

Les réseaux de dirigeantes d’entreprise

A votre avis, pourquoi seulement 30 % des femmes osent créer leur  entreprise ? Qu’est-ce qui pourrait les inciter à se lancer ?

Peut-être cela peut-il s’expliquer par certaines barrières psychologiques ancrées concernant le rôle des femmes dans notre société.

Il faut dire également qu’entreprendre rime souvent avec investissement c’est-à-dire des heures de travail sans relâche, une nécessité de grande disponibilité, qui, il est vrai peut  parfois être lourd pour l’entourage, je pense particulièrement à mes enfants et mon mari en le disant : maman est moins disponible, tout du moins, l’est autrement.

Nous devons de ce fait, réussir à gérer cette « culpabilité » de ne plus être aussi disponible et à l’écoute qu’avant.

A la fois, je trouve que cela donne un très bon exemple que ce soit la femme et non l’homme qui se lance dans l’entreprenariat, et cela prouve une certaine évolution de cet équilibre des [modéré]es !

Selon vous, l’entrepreneuriat féminin est-il suffisamment mis en valeur en France ?

Selon moi il commence petit à petit à l’être, nous avons pu voir récemment au sein d’un syndicat patronal national l’intégration de femmes chefs d’entreprises au sein du bureau ce qui est une grande première !

Pourtant des groupes professionnels de Femmes entrepreneurs existent et ce depuis de nombreuses années, je pense à Action’elles proche de chez nous.

Pour mon cas personnel j’ai intégré un groupe de « femmes » dont le but est de planifier et organiser des visite d’entreprises de notre région.

Quel conseil pourriez-vous donner aux femmes qui veulent entreprendre ?

J’incite toutes les mères qui ont envie de s’épanouir dans une activité entrepreneuriale à ne pas abandonner leur projet.

Il faut se donner les moyens d’y parvenir, et même si parfois il n’est vraiment pas évident de devoir jouer plusieurs rôles à la fois, c’est tellement enrichissant d’entreprendre !

Crédit photo : merci à Brian Kingsley 
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