Matthieu Géhin et Jules Delmas sont deux jeunes entrepreneurs qui ont créé leur e-commerce, www.solendro.com, spécialisé dans les sous-vêtements masculin haut de gamme.  Des slips aux caleçons en passant par les chaussettes, leur boutique en ligne propose un vaste choix dans tous les styles, toutes les tailles et pour tous les budgets.

A l’occasion des 3 jours e-commerce sur Gautier-Girard.com (du 24 au 26 septembre 2013), ils ont accepté de partager leur expérience et de revenir sur les différentes étapes (recherche de financements, de fournisseurs) qu’ils ont franchi avant de pouvoir finaliser leur projet.

 e-commerce et jeunes entrepreneurs

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise ?

Nous sommes Matthieu Géhin et Jules Delmas, deux parisiens de 26 ans, amis de longue date ayant fait le tour du monde ensemble. Nous sommes diplômés d’école de commerce (ESSEC) et fondateurs de Solendro.com.

Solendro.com est un site de distribution en ligne de sous-vêtements masculins de marques. Solendro propose aujourd’hui l’offre de sous-vêtements la plus complète du web français avec une quarantaine de marques et plus de 700 sous-vêtements : boxer, caleçon, slip, chaussettes…

Créer un e-commerce suppose de pouvoir investir pour créer le site mais aussi pour le faire connaître. Comment avez-vous réussi à financer votre projet ?

Pour financer notre projet, nous avons avant tout mis notre propre argent sur la table bien sûr !

Nous avons également bénéficié de prêts d’honneur, à taux zéro, auprès d’organismes publics tels Paris Initiative ou Réseau Entreprendre, qui apportent en plus un encadrement de grande qualité grâce aux nombreux chefs d’entreprise qui les constituent.

En bénéficiant d’effets de levier grâce à ces prêts d’honneur, nous avons pu emprunter des sommes conséquentes auprès d’établissements bancaires.

Enfin, nous préparons une levée de fonds auprès d’investisseurs.

Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontré ? Le fait d’être jeune constitue t-il un handicap quand on veut créer une entreprise ?

Le fait d’être jeune n’est pas trop un handicap, dans la mesure où nous avons réussi à bien nous encadrer, grâce au corps professoral de l’ESSEC ou aux différents réseaux d’entrepreneurs de Paris. Il est vrai que l’on peut parfois sentir au premier contact avec certains fournisseurs, une certaine condescendance ou du moins appréhension, mais celle-ci se dissipe vite si l’on montre sérieux et professionnalisme. Cela nous incite peut-être à être plus formels dans nos contacts initiaux.

En ce qui concerne les difficultés, elles concernent surtout la communication, c’est le nerf de la guerre de l’e-commerce : une problématique sur laquelle on peut dépenser beaucoup d’argent et pour laquelle il faut savoir se montrer rigoureux dans la gestion des budgets, clair dans son positionnement et créatif dans les moyens utilisés, surtout au lancement.

e-commerce et jeunes créateurs d’entreprise

Vous avez réussi à convaincre de grandes marques (Ralph Lauren, Armani, Eden Park….) de vous suivre dans cette aventure. Comment êtes-vous parvenu à les intéresser à votre concept ?

Le plus dur est d’obtenir les premières marques pour construire un univers haut de gamme. Après les autres marques suivent, car c’est bon pour leur image de figurer dans notre sélection.

Pour convaincre les marques, nous avons beaucoup travaillé le design du site, ainsi que la mise en avant des produits.

Pour vous donner quelques exemples, nous avons recréé l’univers des marques sur des pages qui leur sont dédiées,  nous avons élaboré un système de filtres poussés absolument unique qui permet à ceux qui ont déjà des idées précises de trouver vite les sous-vêtements correspondant à leur besoin. Afin que nos clients puissent commander l’esprit tranquille, nous avons développé un guide des tailles en partenariat avec les marques pour que les clients puissent s’assurer de la bonne taille et nous reprenons tous les produits en photos et sous au moins 5 angles.

Quels conseils pouvez-vous donner à tous ceux qui souhaitent créer leur e-commerce ?

Nous n’affectionnons pas trop les conseils pontifiants ou paternalistes. Toutes les idées peuvent être bonnes, il faut savoir se différencier positivement sur un des « key success factors » identifiés, et bien entendu que l’application suive.

Je recommanderai peut-être de bien savoir s’entourer, autant au niveau de l’ « advisory board », que de ses employés. Les premiers pourront vous redonner la « big picture » quand vous avez trop la tête dans le guidon. Les seconds exécuteront les plans que vous avez mis en œuvre; avoir confiance en eux permet de rester concentré sur la partie stratégique de votre entreprise.

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