Cindy Triaire est la fondatrice et la gérante du Cabinet de conseil Tremplin Carrière. Il y a 3 ans, elle avait quitté un CDI pour créer son entreprise. Un choix qu’elle ne regrette pas !

Aujourd’hui, son activité s’est bien développée, elle anime des conférences et elle vient de sortir son tout premier livre pour transmettre son optimisme et sa combattivité.

Mais comment a-t-elle réussi à se faire connaître ? Quelles sont ses astuces anti-découragement ?

Découvrez son interview.

Cincy Triaire, dirigeante de Tremplin Carrière

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise, en quelques mots ?

Je m’appelle Cindy Triaire, je suis Gérante et Fondatrice du cabinet conseil TREMPLIN CARRIERE (www.tremplincarriere.com).

J’accompagne au quotidien toute personne impliquée, motivée, déterminée à promouvoir une évolution de carrière.

Spécialisée en communication managériale, j’ai pour cheval de bataille de permettre à tout acteur moteur de révéler son potentiel, de renforcer sa crédibilité et de relever ainsi avec brio le défi humain de l’entreprise.

Conseil – Formation – Audit Managérial, j’interviens au travers de ces trois axes de prédilection pour encourager les dirigeants à asseoir leur positionnement stratégique au sein de l’entreprise en respect d’une communication pertinente et adaptée aux équipes.

J’ai par ailleurs publié cette année mon tout premier ouvrage intitulé “Audace, Enthousiasme et Persévérance : les Clefs de la Réussite” et anime à ce titre des Conférences enjouées sur le sujet.

En 2014, quand nous vous avions interviewée (voir ici), vous aviez quitté votre CDI pour plonger dans le grand bain de l’entrepreneuriat en lançant Tremplin Carrière. Aujourd’hui, où en êtes-vous ?

Je crois que depuis cette date, je n’ai jamais cessé de me lever le matin en me sachant responsable de ce projet. En dépit de toutes les contraintes et difficultés, je me sens l’âme d’une entrepreneuse.

Voilà trois ans que je déploie toute mon énergie dans cette entreprise qui me pousse autant dans mes retranchements que ce qu’elle m’offre de me sentir utile et vivante. Pas un jour ne se ressemble, pas un dossier qui ne soit identique, pas un jour de répit pour mon cerveau en ébullition !

L’entreprise a évolué très positivement. Les axes se sont adaptés à la demande, ils se sont étoffés pour survivre à la loi sur la réforme professionnelle laquelle a impacté de très nombreux organismes de formation.

Il a fallu repenser le business model et anticiper pour se démarquer de la concurrence tout en conservant avec conviction les valeurs de proximité, de transparence et de sur mesure auxquelles je tenais et tiens toujours autant.

Comment avez-vous procédé pour faire connaître votre entreprise ?

Il m’a très vite fallu comprendre que je ne pourrai recourir aux outils marketing de type flyer, plaquette ou encarts publicitaires.

Fondamentalement basé sur l’humain, le relationnel et la confiance, la nature même de mes prestations m’a conduite à devoir faire fi de ma timidité et de mon manque de confiance notamment à mes débuts pour me tourner vers les Réseaux professionnels.

J’y ai rencontré de belles personnes, noué de précieux contacts et de fil en aiguille, mes premiers clients ont recommandé mes services à leurs proches et relayé l’information auprès de leurs propres réseaux.

La Newsletter envoyée chaque mois ainsi que les articles rédigés et publiés régulièrement sur le site et sur les différents réseaux sociaux ont également participé à ma visibilité et permis en outre de maintenir de jolies relations à distance.

J’ai enfin accepté de réaliser des prestations peu ou pas rémunérées à mes débuts lesquelles ont permis de me faire connaître en légitimant la qualité des prestations.

Quels sont vos projets pour 2017 ?

Développer les interventions de type conférence et séminaire d’entreprise en impulsant pep’s et énergie à des salariés et équipes dirigeantes en souhait de puiser des idées, suggestions, conseils, recommandations, éléments de compréhension pour les aider à projeter leur avenir au travers de bases plus sereines, plus audacieuses et enthousiasmantes !

Dans votre livre “Audace, Enthousiasme et Persévérance : les clés de la réussite !”, vous citez Confucius : “La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber mais de se relever.”

Mais comment faire pour rester motivé(e) et pour continuer à se relever quand on a du mal à trouver des clients ou qu’on traverse une période difficile ? Avez-vous des conseils pour les créateurs d’entreprise et les dirigeants ?

Cette phrase n’a de cesse de m’accompagner lorsque le doute m’assaille. Je la couple par ailleurs bien souvent à la citation de Reid Hoffman qui dit qu’ “Un entrepreneur est quelqu’un qui se jette d’une falaise et construit un avion sur le chemin de la descente !“.

Je me répète ainsi, afin de garder le cap et surtout le moral, lequel est bien souvent mis à rude épreuve, qu’il ne sert à rien de s’apitoyer sur un constat que l’on considère comme mitigé ou décevant mais que l’on se doit de construire non pas l’avion mais l’alternative qui nous permettra de rebondir.

Réflexion ! Action ! Solution ! me répétait mon papa lorsque j’étais enfant ! Ces trois mots, formulés à haute voix, contraignent en effet notre cerveau à sortir de l’émotionnel et à encourager à la prise de recul pour une analyse pertinente des enjeux (cf.astuce p.54 du livre).

Lorsque j’ai peur de ne pas signer de nouveaux contrats, lorsque la loi, la législation, les charges se mêlent à un quotidien déjà fortement éprouvé, lorsque je sens que la peur me gagne, je prends le parti de regarder des émissions sur l’économie, le quotidien, tel que Capital sur M6, de participer à toutes les conférences que je trouve sur le toile et je cherche à y puiser indépendamment du secteur ou du sujet présenté, ce qui fait la force des dirigeants dont on dresse le portrait.

Je m’ouvre alors l’esprit aux nouveautés, aux nouvelles opportunités et tente en suivant de réfléchir à de nouvelles approches, de nouvelles méthodologies plus constructives ou innovantes.

Mon conseil ultime : être proactif. Anticiper, chercher à comprendre et autoriser la remise en question pour rebondir et aller de l’avant !

Spécial Élections Présidentielles : Si vous aviez une baguette magique, quelle mesure aimeriez-vous voir adoptée pour vous simplifier le quotidien et vous aider à développer votre activité ?

Une belle question de fond ! Si j’avais une baguette magique et avant d’en référer à ma propre activité, je souhaiterais que la France, via l’école, les livres et les dessins animés, participe dès le plus jeune âge d’une sensibilisation active à ce qu’est la vie d’un entrepreneur.

Les enfants, les adolescents pourraient ainsi se sentir plus acteurs, plus impliqués, plus en compréhension avec les enjeux économiques. Je suis un peu triste de constater l’image que peuvent avoir un grand nombre de salariés envers l’entité même de patron. Il est bien souvent perçu comme la personne responsable de tous les tourments.

Ce clivage, ce décalage entre les a priori selon lesquels les employés sont exploités au profit de dirigeants peu scrupuleux qui se remplissent les poches est un peu déroutant dans notre conjoncture où plus de 80% des chefs d’entreprises sont aujourd’hui à la tête de TPE et touchent pour un certain nombre d’entre eux moins que le SMIC.

Ces préjugés ne permettent pas de partir sur des bases saines dès l’embauche réalisée.

La crainte par ailleurs des chefs d’entreprise d’être pieds et poings liés avec un personnel en retrait, absent, parfois à l’origine de troubles réels auprès des équipes, les rend plus encore anxieux. Ils ont peur pour la pérennité de leur entreprise et la lourdeur des dossiers administratifs ainsi que le poids des charges rendent de surcroit les projections à long terme très difficiles.

Je me souviens à ce titre avoir été sollicitée par un prélèvement d’État alors que je n’étais pas encore immatriculée et que je ne disposais pas encore de chéquier ou de carte bleue pour le régler !

Il serait par ailleurs sans doute bienvenu et constructif d’ouvrir le gouvernement à des instances, commissions ou consultations régulières auprès de dirigeants de TPE et d’y recenser des propositions concrètes d’amélioration, les deux parties ayant à l’esprit qu’il n’est pas question de critiques ou de règlements de comptes mais bel et bien d’alternatives réfléchies et productives.

Si j’avais une baguette magique, je serais mandatée par le gouvernement pour conduire un audit managérial de grande envergure avec cette naïveté enfantine mais nécessaire de vouloir en offrir de puissants éléments de retour ! ;0)

Merci Cindy !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Que vous inspire le parcours de Cindy et comment procédez-vous pour faire connaître votre propre entreprise ?

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