Bonjour Cédric,

Vous avez commencé par entreprendre en Allemagne et en Suisse. Maintenant, vous souhaitez continuer le développement de votre société créée en France.

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise ?

Jeune entrepreneur depuis 10 ans et formé HEC Lausanne, j’ai commencé mon indépendance comme consultant d’entreprises dans le secteur financier. En même temps, un ami d’enfance et moi avons lancé une société de prêts sur gage automobilier en Allemagne et en Suisse, qui s’est bien développée et qui a aussi attiré les Français.

Pour mieux servir cette clientèle, nous avons ouvert la société FINEOCAR en France en Alsace suivi d’une nouvelle succursale en Île-de-France. Notre service consiste à rendre disponible une somme d’argent très rapidement pour une courte durée en cas de besoins de liquidités. Nous achetons le véhicule au client et il a l’option de le racheter ensuite dans des conditions fixées à l’avance. C’est donc une alternative au prêt sur gage qui, en France, est réservé au crédit municipal, mais qui n’accepte pas les véhicules.

Prêt sur gage automobile

Comment vous est venue l’idée ? Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer ce projet ?

L’idée nous est venue en regardant un programme sur le prêt sur gage en Allemagne, où c’est très courant et où il existe des centaines d’établissements dont certains sont spécialisés dans les véhicules. Comme mon associé est négociant de véhicules, ça l’a branché et nous avons décidé de nous lancer dans la région Allemagne / Suisse, ou ce service n’existait pas encore.

Forts d’expériences commerciales et de véhicules, cela nous semblait bien réaliste.

Créer et gérer une entreprise, ce n’est pas si simple. Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans la création d’une entreprise ?

Premier point : ne pas commencer si on ne croit pas en l’idée à 100%.

Ensuite, nous suggérons de bien regarder le côté juridique des choses. Même la meilleure idée va échouer un jour, si l’activité n’est pas sur des bases juridiques et légales solides. Tout est règlementé : fondation, déclarations sur le site web, la communication notamment par newsletter, les conditions générales, l’autorisation professionnelle etc. La correction ultérieure coûte bien plus cher !

Se lancer, oui ! Mais on a une vie à côté… avez-vous dû faire des sacrifices pour vous lancer ? En faites-vous toujours actuellement ?

Le plus difficile était la période où nous travaillions encore ailleurs pour assurer la survie, et gérions aussi notre entreprise. Cette double charge demandait bien des sacrifices et la famille en souffrait. Mais une fois que nous avons pu lâcher l’ancien travail, cela est bien rentré dans l’ordre.

Certes, il y a des hauts et des bas mais dans les bas, on est plus disponible pour la vie privée.

Concrètement, qu’est-ce que l’entreprise vous a apporté de bien à vous, à titre personnel ?

Ma plus grande satisfaction est la liberté de faire les choses à mon goût sans dépendre des décisions d’autres personnes. Cette autonomie porte sur les décisions commerciales, l’emploi du temps et aussi les vacances.

Que recherchez-vous pour votre entreprise à ce jour ?

Nous espérons une bonne réception de notre nouvelle succursale en Île-de-France (Melun) par la clientèle de cette région et espérons que la collaboration avec notre partenaire continue dans la meilleure optique et dans la confiance.

Je vais terminer par une question originale : entreprendre, est-ce pour vous une manière d’exercer des talents artistiques ou est-ce que cela n’a rien à voir avec l’art ?

L’art est un mot difficile, chacun y voit autre chose. Un artiste serait certainement révolté si j’associais mon activité commerciale à de l’art. L’activité quotidienne n’est pas un art, c’est simplement une routine.

Je parle donc plus volontiers du côté intuitif et instinctif. Sans ces deux forces (dont un artiste a aussi besoin), on a beau tout planifier et organiser, cela ne suffira pas. C’est seulement en sachant réagir dans l’instant, en sachant anticiper les choses et développer un feeling pour ses clients, que l’on peut réussir. Est-ce de l’art ? Je n’en sais rien.

Merci Cédric !

Pour contacter Cédric, vous pouvez :

Crédit photo : Gina Collechia
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