Bonjour Cathy,

Vous avez lancé votre entreprise de Solution, , et des entreprises.

- Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise ?

Cathy , 47 ans,  Alsacienne et fière de mes origines, “expatriée” dans le Sud Est depuis bientôt 11 ans. Sportive, très attachée à la protection de la nature, au durable et bénévole pour certaines associations humanitaires. Mon “défaut” si on peut appeler cela un défaut: j’adore cuisiner et manger.

Mon entreprise: CASO TELETRAVAIL la solution pour le et la des entreprises.

- Comment vous est venue l’idée ? Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer ce projet ?

Je suis fille d’artisan et j’ai toujours vu mon père se “débattre” avec l’administratif qui restait sa bête noire.

casotélétravail Forte de ce constat et d’une expérience de 26 ans dans le domaine de la gestion administrative et le commercial en tant que salariée, j’ai décidé, en septembre 2008, de “sauter le pas” et de créer mon entreprise.

Et il faut reconnaître que de nombreux artisans restent de très très bons manuels, mais malheureusement ressentent une aversion complète quant à la gestion administrative de leur entreprise.

Et puis les épouses n’ont pas toujours envie de passer leur week-end à s’occuper des “papiers” de l’entreprise de leur époux.

- Créer et gérer une entreprise, ce n’est pas si simple. Quel donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans la création d’une entreprise ?

Débuter sa journée avec un adage:
” aujourd’hui sera meilleur que hier”. C’est avec un esprit positif qu’on avance.
1) Être capable de s’auto-discipliner. Ce n’est pas parce qu’on est chef d’entreprise qu’on peut se lever à n’importe quelle heure. L’avenir appartient aux gens qui se lèvent tôt. Se préparer comme si l’on allait travailler à l’extérieur (pour une femme: s’habiller, se maquiller, se parfumer, mettre ses chaussures et ne pas rester en pantoufles…)
2) Rester congruente: ce qu’on exige des autres, il faut savoir le donner.
3) Se fixer des horaires de travail et faire de son mieux pour les respecter pour aussi préserver sa vie privée. Il est primordial d’avoir un parfait équilibre dans les deux domaines. On peut vite se laisser submerger!
4) S’installer une vraie pièce de travail et qui ne servira qu’à votre travail. Un endroit calme, votre bureau. Une anecdote: au début de mon activité, mes proches avaient du mal à se résigner de ne pas rentrer dans le bureau quand j’y étais. J’ai solutionné le problème en accrochant à la porte un panneau STOP et au verso BIENVENUE, selon l’indication affiché sur le panneau, ils respectent à présent les consignes.
5) Travailler depuis chez soi peut également faire peur. On peut vite se sentir isolée et selon les tempéraments, se retrouver dans des phases de petites déprimes. Donc il faut s’organiser: En été, je vais manger ma salade dans un parc près de chez moi, je participe à diverses réunions, je me prends du temps sur mes heures de travail pour passer dans les différents salons organisés sur la région. Et tous ces moments là peuvent aboutir à de nouvelles rencontres et peuvent vous permettre de laisser votre carte de visite.
6) Ne jamais se déplacer sans carte de visite

7) Avoir toujours en tête la phrase que je communiquais aux commerciaux que je formais ” plus de NON on ne peut pas vous répondre…alors osez, foncez, allez vers les gens. Avec un bonjour et un sourire, on peut décanter une discussion. Vous ne paraîtrez jamais ridicule en agissant de la sorte, au contraire”.

Rigueur, garantie des délais, méthodique, organisée, responsable, discrétion, souriante, savoir écouter, faire preuve de réactivité, anticiper les besoins, gérer les impondérables et les imprévus, ne pas avoir constamment en tête son chiffre d’affaires sinon vous allez stresser en permanence et ne pas pouvoir vous concentrer sur votre travail.
Quand vous rencontrez un souci, vous vous questionnez sur un quelconque sujet:  ne jamais hésiter à rencontrer les différents organismes auxquels vous êtes affiliés pour les questionner. Les gens sont avec vous comme vous êtes avec eux et ils sont là pour vous aider.

- Se lancer, oui ! Mais on a une vie à côté… avez-vous dû faire des sacrifices pour vous lancer ? En faites-vous toujours actuellement ?

Avant de me lancer dans cette aventure, j’ai préalablement organisée une réunion de famille de façon à informer mon entourage proche que durant la première année de de CASO, il faudra faire des sacrifices. En premier lieu celui de ma présence. Je n’étais plus salariée avec un 35 heures hebdo! Mes proches avaient confiance en moi et ne doutaient aucunement de mes capacités de mener à bien mon projet donc ils ont tous contribué à l’aventure. Les tâches ménagères etc…étaient prises en charge pour me libérer un maximum de temps. Lorsque je refusais de participer à une soirée par manque de temps ou par fatigue, on l’acceptait et on faisait preuve de compréhension. J’avoue que la première année d’activité, je comptabilisais facilement 50 à 60 heures/semaine en m’octroyant le dimanche que je passais souvent à dormir. Mais on n’a rien sans rien! et merci encore à mes proches de m’avoir soutenue!

Oui, il m’arrive encore aujourd’hui d’avoir de lourdes semaines, pas plus tard que lundi où j’ai travaillé presque 18 heures d’affilée, mais aujourd’hui, je sais dire stop. Je me suis imposée des règles: après 19 heures, je coupe le téléphone. J’arrête à 12h30 et je fais une pause de 1h30. Je me fais violence pour ne pas rentrer dans mon bureau durant le we. La tentation serait trop grande d’allumer mon ordinateur et quand on aime travailler, on trouve toujours de quoi faire!

- Concrètement, qu’est-ce que l’entreprise vous a apporté de bien à vous, à titre personnel ?

La satisfaction d’avoir pu prendre conscience que Sénèque avait raison lorsqu’il disait: “Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas mais c’est parce que nous n’osons pas qu’elles le sont”. Même s’il m’arrive, de temps à autre, de me dire que c’est dur à tout point de vue, je reconnais regretter de ne pas m’être lancée dans cette aventure plus tôt. Fierté d’être moi-même responsable de mes rentrées d’argent et d’être complètement épanouie.

- Que recherchez-vous pour votre entreprise à ce jour ?

La stratégie de des entreprises change. Je souhaite vraiment convaincre le plus d’artisans, de chefs de petites et moyennes entreprises qu’ils ont tout à y gagner en faisant appel à mes services. Réussir… c’est travailler ensemble.
Et si j’ai crée CASO c’est en priorité pour venir en aide à ces entreprises là.

Que les dirigeants d’entreprises, les artisans, les professions libérales, les TPE, PME comprennent que le TELETRAVAIL est l’avenir du économique. Qui plus est, nous les télétravailleurs sommes aussi dans une configuration de la protection de l’environnement et contribuons activement à réduire le réchauffement climatique.

- Je vais terminer par une question originale : entreprendre, est-ce pour vous une manière d’exercer des talents artistiques ou est-ce que cela n’a rien à voir avec l’art ?

Oh que oui! Chaque demande est différente et il faut être créative quant il s’agit d’échanger des idées avec les clients ou les prospects pour leur apporter une solution à leur problématique ou ne serait-ce que de trouver les arguments nécessaires pour les convaincre de changer leur “manière de travailler”.

Merci Cathy!

Pour contacter Cathy, gérante de Caso Télétravail cliquez ici

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