Bonjour Alexandra,

Vous êtes une mampreneur très dynamique qui a su rebondir suite à une période de chômage.

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise ?

Je suis Alexandra Le Dauphin, rédactrice web freelance trentenaire.

Je suis la fondatrice de Drôle de Plume, auto-entreprise de rédaction web, spécialisée dans le contenu humoristique.

Mes missions quotidiennes : distribuer des paillettes dans les textes de mes clients, amener un petit côté insolent et pétillant dans leurs écrits pour faire la différence.

Comment vous est venue l’idée ? Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer ce projet ?

Pour être honnête, l’idée n’est pas vraiment de moi. J’ai suivi les conseils du cœur de mon réseau, ceux qui me suivent depuis plus de trois ans.

J’avais tout d’abord ouvert un blog où je racontais mes péripéties de demandeur d’emploi. Très vite, ce blog s’est transformé en chroniques humoristiques et billets d’humeur. Tout y passait : les enfants, la vie des mères débordées, les choses du quotidien…C’était un passe-temps, un moyen de ne pas me laisser couler alors que je ne trouvais pas de travail.

C’est alors que plusieurs personnes m’ont soufflé d’en faire un métier. Ma première réponse (avec la spontanéité qui me caractérise…) : « mais ce n’est pas un métier que d’écrire des bêtises ! ».
(Finalement, si. Sourire.)

Créer et gérer une entreprise, ce n’est pas si simple. Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans la création d’une entreprise ?

Je suis un très mauvais exemple car je pense que pour se lancer et ne pas s’étaler directement, il faut être entouré de professionnels. Or, j’ai tout géré toute seule…Je ne me suis pas assez informée, je n’ai pas participé à des réunions, ni consulté des gens déjà en activité pour en savoir plus.

C’est une fois que j’ai lancé mon activité que j’ai commencé à participer à des évènements d’entrepreneurs.

Pourtant, Drôle de Plume a fêté ses trois ans début avril et résiste encore et toujours à l’envahisseur. J’ai intensifié certaines prestations car très demandées : la lettre de motivation originale, par exemple, connaît son petit succès alors que la rédaction de faire-part de naissance est en berne.

Interview d’Alexandra Le Dauphin, rédactrice web freelance

Se lancer, oui ! Mais on a une vie à côté… avez-vous dû faire des sacrifices pour vous lancer ? En faites-vous toujours actuellement ?

Franchement, non. Je vois mon activité de rédactrice freelance plutôt comme une chance. Elle me permet de vivre ma vie de maman, d’être là pour mes enfants tout en soutenant ma famille financièrement.

Concrètement, qu’est-ce que l’entreprise vous a apporté de bien à vous, à titre personnel ?

Créer Drôle de Plume a démultiplié mon énergie…Cela m’a permis d’apercevoir un timide rayon de soleil qui s’est transformé en un éclat plus franc par la suite. Drôle de Plume a donné du pep’s à mon égo, dévasté par une recherche d’emploi infructueuse.

D’ailleurs, j’en ai fait un livre. « Au boulot, Chômette ! » retrace mon expérience face au « non-boulot ». D’abord autoédité, il sort en juin 2014 aux éditions de l’arbre dans une version remaniée.

Après avoir connu la noirceur des allées de Pôle Emploi, j’ai gommé les nuages et tenté de ramener du soleil pour rebondir…

Que recherchez-vous pour votre entreprise à ce jour ?

Un peu plus de visibilité ? Je crois que nous en sommes tous là, nous, les petits entrepreneurs. Heureusement que vous êtes là, Gautier, pour nous donner notre heure de gloire (sourire.)

Je communique beaucoup auprès des professionnels et cherche dorénavant à faire connaître les services de Drôle de Plume aux particuliers. Lettre de motivation originale, discours de départ à la retraite ou même courrier administratif, Drôle de Plume existe aussi pour les personnes privées.

Je vais terminer par une question originale : entreprendre, est-ce pour vous une manière d’exercer des talents artistiques ou est-ce que cela n’a rien à voir avec l’art ?

Je crois que les entrepreneurs sont effectivement des artistes dans l’âme. (Je n’arrive pas à croire que je viens d’écrire cela, moi qui n’ai aucune habileté…)
Je côtoie beaucoup de créatrices dont le talent m’explose en pleine figure à chaque statut posté sur Facebook. À côté d’elles, évidemment, je ne fais pas le poids.

Mon écriture se veut décalée, originale ou empreinte d’émotion : mais peut-on appeler ça de l’art ?!
Aucune idée. Mais je pense que ça l’est dans l’esprit de certains de mes clients. (C’est déjà ça ;).)

Pour répondre à la question, entreprendre, c’est effectivement tirer parti de son « art » pour le dévoiler à la face des autres et le façonner de telle manière qu’il résonne chez les gens. C’est en trouvant la fréquence de l’écho que l’entrepreneur réussit à séduire son public…

Merci Alexandra !

Pour contacter Alexandra, vous pouvez :

Mettre en favoris et partagerEntreprise»Abonnement