Bonne question, bonne question...
PREMIER SUJET:
En tant qu'indépendant (EI, PL ou gérant TNS, l'AE n'étant qu'un EI soumis à un régime fiscal particulier), on bénéficie d'un autre régime social que la Sécu des salariés.
Et ce régime dépend du code NAF (ce serait trop simple).
Ceux qui relèvent du commerce ou de l'artisanat, dépendent (on schématise) du RSI A LA FOIS pour l'assurance maladie (et les indemnités journalières et l'invalidité et le chouïa de capital décès ET le régime de retraite obligatoire.
Ceux-là peuvent, il est vrai, au bout d'un an, bénéficier d'indemnités journalières (19 € en gros par jour au minimum soit 350 € par mois pendant... 360 jours, le pied, quoi !) puis par la suite, si le cas est vraiment grave d'une pension d'invalidité payable jusqu'à la retraite d'office à l'âge légal.
Ceux qui relèvent des professions libérales (la liste est très longue, en somme les BNC de tout poil) bénéficient bien du RSI pour l'assurance maladie (frais médicaux, hospi, dentaire, optique, etc.)...ET AUSSI de la CIPAV pour l'invalidité et l'aumône en décès.
Et la CIPAV, attention, ne verse AUCUNE INDEMNITE JOURNALIERE !
Il y a des cas, notamment, lors du versement de l'ASSEDIC où pendant un an (c'est pour celà que tu fais référence à cette première année), où en cas de maladie ou d'accident ou de maternité, les créateurs peuvent bénéficier d'indemnités journalières de la SECU sur la base de leur ancien salaire. A étudier de près car il y a tant de situations différentes qu'il est hasardeux d'être péremptoire.
Dans un cas comme le tien (démission il me semble), je sèche un peu et une question à AMELI (le site de la CPAM) te dirait si tu peux continuer de bénéficier des indemnités journalières de la Sécu la première année. Pas persuadé.
Quoi qu'il en soit, si tu es libérale, c'est la CIPAV et rien du tout en arrêt de travail avant d'être classée en invalidité.
SECOND SUJET:
Non, ce n'est pas une mutuelle complémentaire qui peut te venir en aide, c'est un régime de prévoyance. Un peu comme celui que tu avais certainement dans ton emploi salarié.
Ce qui est faisable, c'est de déterminer en fonction de tes besoins et de ton prévisionnel, une indemnité journalière forfaitaire, laquelle sera suivie d'une rente d'invalidité et assortie d'un capital décès. Le tout en maladie et en accident (certaines personnes peu fortunées et/ou exerçant des professions manuelles ou autres à risques peuvent aussi ne se couvrir qu'en accident).
Exemple: Je détermine une indemnité journalière de 40 €, ça représente un revenu en arrêt de travail, de 1 200 € par mois (déjà pas négligeable) pendant 3 ans, suivis d'une rente d'invalidité totale jusqu'à la retraite sur la même base.
Et ça s'ajoute au RSI...
Un régime basique et déjà raisonnable n'est pas onéreux.