Oui, Patrick a parfaitement résumé la situation,
Ce problème existait avant le statut d'auto-entrepreneur, avec des freelances qui travaillaient pendant des années pour un seul et même client. Certains ont obtenu gain de cause en requalifiant leur contrat de sous-traitance en contrat de travail, et ils ont obtenu les dédommagements correspondants. Les grosses sociétés évitent d'avoir trop recours à ce système. Il faut savoir que ce problème (que le droit du travail qualifie de délit de marchandage) n'existe pas qu'en France. Dans les pays anglo-saxons où se sont développés les self-employed, les autorités font la chasse aux faux contrats de sous-traitance.
Il est interdit pour un chef d'entreprise de demander à ses salariés d'opter pour le régime d'AE. La situation où il les licencient pour les faire travailler juste après en tant qu'AE sera évidemment considéré comme très limite par les tribunaux. Tant que personne ne se plaint tout va bien, mais au premier litige, comme le souligne Patrick, ça peut coûter très cher !
Par contre, Franck, rien ne t'empêche d'avoir recours à des auto-entrepreneurs pour développer tes activités. Je suppose que les initiatives individuelles vont se développer (des profs retraités, des étudiants par exemple) et que tu pourras sous-traiter des travaux à certains d'entre eux. Du moment que les choses sont claires dès le départ, qu'il s'agit d'une sous-traitance normale et que tes profs travaillent pour d'autres structures, il n'y aura aucun problème. À la limite tu l'écris noir sur blanc dans ton contrat de sous-traitance, qu'en penses-tu ?
Cordialement
François