Bonjour Florence,
vos calculs sont presques tous justes, à part celui concernant les charges constatées d'avance. Ce qui explique que votre bilan de liquidation ne peut pas être équilibré : une différentiel de 14 € apparaît.
Pour rappel, lorque vous soldez votre cpte de charges constatées d'avance (cpte 486), vous passez en débit une écriture de charges (cpte 6xxx). Donc ces 7 € viennent se retrancher de votre résultat comptable de l'exercice : soit -7 330 € - 7 € = 7 337 €
En ce qui concerne les deux montants de TVA de 39 €, étant donné que nous avons pas le détail des écritures comptables sous les yeux, il m'est difficile de comprendre pourquoi ce montant se retrouve à la fois en Actif et en Passif.
Pour ce qui est du bilan de liquidation, en appliquant les nouveaux chiffres, voici ce que cela donne :
- Actif
* TVA s/FNP = 0 €
* Tréso = 0 €
* Charges constatées d'avance = 0 €
- Passif
* Capital social = 5 000 €
* RAN = -31 901 €
* Résultat = -7 337 €
* Cpte courant d'associé = 34 238 €
* Fournisseurs = 0
* Dettes fiscales = 0 €
Ce qui donne un résultat net de liquidation de : -34 238 € - 5 000 € = -39 238 €
En ce qui concerne votre seconde question, le résultat net de liquidation a pour objectif d'évaluer si l'associé unique va réaliser une plus-value ou une moins-value après liquidation du passif et de l'actif de son entreprise.
Si l'associé unique récupère une somme supérieure au montant total de ses apports (apparaissant dans le montant du capital social), il réalise une plus-value (appelée techniquement le boni de liquidation, qui est soumis fiscalement à une taxe d'environ 18%, si ma mémoire est bonne).
A l'inverse, si l'associé unique récupère une somme inférieure au montant total de ses apports, il réalise une moins-value (appelée techniquement un mali de liquidation).
Par contre, le total Capital social + Cpte courant d'associé représente simplement le montant total des créances que l'associé unique possède sur son entreprise. Autrement dit, ce montant représente le montant total des dettes que l'entreprise doit à l'associé unique. Il ne donne donc aucune précision sur une éventuelle plus ou moins value réalisé par l'associé unique.
Troisième question : pour être franc, je n'ai encore jamais rencontré de situation similaire. Il m'est donc difficile de vous répondre. En outre, j'ai pu constater que suivant les régions, les tarifs peuvent parfois être assez différents. Le plus simple est de vous renseigner à votre CFE habituel. Et si leur réponse ne vous satisfait pas, vous pourrez peut-être trouver la réponse sur le site Internet de votre CCI et/ou sur Inforeg.
Quatrième question : en pratique, le risque le plus certain se situe au niveau fiscal. Mais dans votre cas, cela est difficilement envisageable, dans la mesure où vous avez réalisé un mali de liquidation très élevé.
Le seul cas où ce risque est valable, est lorque la liquidation génère un boni de liquidation, à cause de l'imposition qu'elle engendre.
Cinquième question : si on tient compte des signes devant les montants, la réponse est non. Ce serait l'inverse qui serait curieux. Seul le montant du boni de liquidation peut - en théorie - être supérieur au montant du capital social.
Exemples :
- si Capital social = 5 000 €
- si Actif Net ou Capitaux propres = 2 000 €
alors le mali de liquidation est égal à 3 000 € (2 000 € - 2 000 €), car au lieu de récupérer 5 000 €, vous ne récupérez que 2 000 € (d'où une moins-value de 3 000 €). Donc dans ce cas de figure, on optient bien un montant de mali < au montant du capital social.
De même, si l'Actif Net est de -1 000 €, le mali sera égal à -6 000 €. Donc, si on tient compte du signe négatif du mali, on a bien un montant de mali < au montant du capital social (qui lui sera toujours un montant positif). Mais si on ne tient pas compte du signe négatif du mali, on a effectivement un montant de mali supérieur à celui du capital social.
Voilà tout ce que je peux vous dire à ce sujet.
En espérant que mes explications seront compréhensibles, je vous souhaite bon courage pour la suite et une très bonne fin de semaine.
Bien cordialement,
Pierre