Bonsoir Jean,
merci pour vos précisions.
Au vue de vos réponses, le premier scénario possible est le suivant : la société A cède la pleine de propriété de la marque M à la société B. La marque M est constitutive du capital social de la société B (apport en nature). Ce qui nécessite donc de donner une valeur ou prix de cession à cette marque. Quant à la prestation de services P, son "transfert" à la société B devra faire l'objet d'un écrit (soit dans un contrat ou un protocole d'accord, ou soit dans les statuts de la société B), afin d'éviter tout litige et problème juridique dans le futur. En outre, les clients de la société A devront être officiellement informés de ce changement, afin d'éviter toute confusion par la suite.
Le second scénario possible : une partie seulement des droits de propriété est trasnférée à la société B : soit le droit d'utiliser ("droit d'usus") et de bénéficier des revenus générés par ladite marque ("droit de fructus"). Mais le droit de céder, de transformer ou de dissoudre la marque reste de la propriété de la société A ("droit d'abusus"). Dans ce cas, la marque M ne pas être un apport en nature pour la société B. En conséquence, ce transfert partiel de propriété doit seulement faire l'objet d'un contrat commercial entre la société A et la société B : par exemples, un contrat de licence de marque de services, un contrat de franchise ou un contrat de concession. En contrepartie de quoi, la société B devra verser des royalties à la société A, dont les conditions devront être précisées dans le contrat de distribution (licence, franchise, concession...).
D'un point de vue financier, la solution qui me semble la moins honéreuse est la seconde. Car elle évite notamment la fiscalité sur les apports en nature ("droits de mutation"), ainsi que la contrainte de donner une valeur à la marque M (ce qui n'est jamais simple dans la pratique !).
Cela étant, il existe peut-être d'autres solutions, mais elles risquent peut-être d'être plus compliquées à mettre en oeuvre.
En espérant que ma réponse répond bien à votre problématique, je vous souhaite un très bon week-end.
P.S. : un SAS avec un associé unique s'appelle une SASU (ce qui semble être votre cas, d'après ce que vous nous avez expliqué en préambule, dans votre premier message).
Bien cordialement,
Pierre