Bonsoir Pierrick,
vaste sujet que voilà !
Je ne suis pas un spécialiste de cette question. J'ai simplement vécu cette opération (en tant que salarié) dans le cadre d'un redressement judiiciaire un peu particulier.
Pour répondre de manière synthétique, tout dépend de la situation juridique exacte de l'entreprise à reprendre. Si cette dernière fait l'objet d'une prodédure collective, en général (sauf cas particulier), la mise en vente est officialisée par le Juge-commissaire (on parle dans ce cas de "Procédure ouverte") dans un Journal d'Annonces Légales (JAL), en précisant la date de début de dépôt des offres de reprise et la date de clôture du dépôt des dossiers. Puis par la suite, l'administrateur juridiciaire précise les dates de début et de fin de l'analyse des dossiers des repreneurs potentiels, ainsi que la date de remise de son 1er rapport au Tribunal de commerce compétent.
Ces publications sont aussi accessibles sur le site Internet suivant : www.actifsjudiciaires.org
Dans la pratique, les délais pour déposer un dossier d'offre de reprise sont parfois rallongés par l'administrateur, notamment lorsque le nombre de dossiers déjà déposés durant le 1er délai est très faible (< 3).
Cependant, suivant le type de procédures collectives (conciliation, sauvegarde, redressement judiciaire, liquidation judiciaire), la reprise de l'entreprise peut être plus difficile et incertaine, voire impossible (dans le cas d'une reprise totale).
Le cas le plus simple et le plus certain est la vente dans le cadre d'une liquidation judiciaire (procédure classique ou procédure dite "accélérée").
Le cas le plus compliqué est la procédure de sauvegarde, car la loi du 26 juillet 2005 (portant sur la sauvegarde des entreprises en difficultés et effective depuis le 01/01/2006) interdit normalement une vente totale de l'entreprise. Seule la reprise d'une des activités de l'entreprise peut être envisageable, si cette activité est autonome et ne peut faire l'objet du plan de sauvegarde validé par le tribunal. Dans ce cas, on parle de reprise "partielle" à titre "accessoire".
En matière de redressement judiciaire, la vente totale ou partielle de l'entreprise est possible, mais en dernier recours (on parle dans ce cas de solution "subsidiaire"), lorsque le tribunal reconnaît officiellement que le chef d'entreprise est dans l'incapacité de redresser et de poursuivre normalement l'activité de son entreprise.
Pour plus de précisions, je vous conseille de prendre contact avec l'ASPAJ, car mes connaissances sur ce sujet sont réduites et parcellaires.
En espérant que ces quelques éléments pourront néanmoins vous aider à trouver la bonne réponse à vos différents questionnements, je vous souhaite bon courage pour votre projet de reprise (car ce n'est pas la voie la plus simple pour reprendre une entreprise, croyez moi !).
Très bonne semaine à vous.
Bien cordialement,
Pierre