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Auto-Entrepreneur / Ecommerce : retour d'expérience

  • Lancé il y a 2 années par
  • Thèmes : auto-entrepreneur, entrepreneur, e-commerce, ecommerce, expérience, retour d'expérience
  • Dernière réponse par Pierre Maurin
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  1. Anonyme

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    Messages: 13


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    Bonjour à toutes et à tous,

    Je profite de ce forum très intéressant pour ouvrir un nouveau sujet sur le thème du retour d'expérience concernant les auto entrepreneurs orientés e-commerce.

    J'étudie actuellement la possibilité / l'intérêt / les risques de me lancer sur ce créneau. Voici quelques constats suite à ma petite étude:

    1- En matière d'ecommerce l'auto entreprenariat ne doit être considéré (et c'est déjà beaucoup) comme une rampe de lancement et une formidable opportunité de tester ses idées. Les raisons principales reposent:

    - sur le fait que les charges sociales sont assises sur le CA
    - sur le fait que les frais de transport (vers vos clients finaux) gonflent votre CA et donc vos charges (particularité ecommerce importante)
    - sur le fait que le prélèvement libératoire de 1%, quand on ne peut pas en bénéficier, gonfle considérablement la note d'impôt (cas de double activité, quand on reste salarié ailleurs). Point à creuse cependant.

    Du coup si nos projets aboutissent et tournent bien (c tout le mal que je nous souhaite) l'idée de passer à un autre régime nous chatouillera vite fait, mais encore une fois, c'est tant mieux, çà montre que le projet est suffisement prometteur pour que nous ayons confiance et passer à un statut requérant beaucoup plus de rigueur (SARL, EURL...)

    2- Quelques réflexions concernant une eboutique:
    Je me demande encore aujourd'hui comment certains sites parviennent à vendre des objets à 1 €, 10 €... ?? Je veux dire point de vue marge. Vous me direz que çà dépend des produits mais tout de même !
    Je me laisse donc porter par l'idée qu'il ne faut s'intéresser qu'à des produits permettant de faire une marge en valeur (pas en %) suffisement importante pour justifier le temps engagé pour: receptionner le produit + le ranger + le prendre en compte dans son stock + aller le chercher dans son rayonnage + l'emballer + l'envoyer.
    C'est un aspect sur lequel je ne suis pas encore très à l'aise cependant. Je me dis comment font les boutiques en dur ? Elles vendent pourtant des "petites choses" à de petits prix... est-ce simplement la notion de quantité qui vient relever tout çà ? Ou ce que je viens de dire sur une marge en valeur a t-il du bon sens ? Je serais heureux de partager avec vous sur le sujet. Peut-être existe t-il une méthode permettant d'harmoniser son catalogue selon les ventes et les marges escomptées... vous l'aurez compris je sêche sur ce point...

    3- Une boutique qui tourne c'est quoi ?
    Entre 10 et 30 articles vendus par jour. Tout dépend bien mais c'est ce que j'ai pu relever çà et là pour des articles allant de 20 à 80 €. Et vous ?

    Voilà je m'arrête là pour le moment,

    Des commentaires ?

    Posté il y a 2 années #
  2. Jérôme

    Entrepreneur habitué
    Messages: 87


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    Bonjour AtPaul,

    Ravi de vous lire, j'ai bien cru être le seul à me poser des questions sur ce sujet! J'ai moi-même posé un post que je vous invite à lire dans ce forum ( vendre sur ebay?).
    J'envisage moi aussi de créer un site e-commerce, et j'ai pensé demarrer sur ebay, priceminister et consorts pour gagner renommée et clients sans tous les frais qu'engagent un site dans un premier temps.

    Concernant les frais de port vers le client, j'avais pensé à instaurer des frais de port gratuit, répercutant les frais sur le prix de vente, mais peut-on ensuite déduire ces frais quelque part, si on ne les rajoute pas?

    Concernant la marge, ça reste un de mes problèmes majeurs. J'ai constaté comme vous que ça allait être dur d'afficher des prix correspondant à ceux de la concurrence et donc du marché. Avez-vous pris contact avec d'éventuels fournisseurs? Quels catégories de produits voulez-vous vendre?

    En tout cas, ne laissez-pas tomber. Je patauge depuis des mois, mais je suis sûr que détermination et travail nous donneront ce que nous voulons.

    @ bientôt. Jérôme.

    Posté il y a 2 années #
  3. Anonyme

    Pas enregistré
    Messages: 13


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    Jérôme,

    Merci pour ton intérêt (allez on y va pour le "tu", c'est tellement plus simple).
    Voici un peu de feedback sur ton post:

    - Ebay:
    J'avais aussi envisagé Ebay mais sans trop savoir pourquoi je m'en éloigne de plus en plus. Je crois que certains posts relatifs au coûts pratiqués par Ebay m'ont quelque peu arrêté dans mon élan.

    - Les frais d'un site:
    J'ai la chance (attendons tout de même le résultat) d'imaginer pouvoir déployer ma eboutique pour très peu. J'envisage de plus en plus le couple VirtueMart / Joomla.
    C'est sans doute pas mal de temps de prise en main (dans le sens ou il faut quand même faire un effort substentiel de customisation) mais au final on doit pouvoir s'y retrouver.

    - Frais de port gratuit repercutés dans le prix:
    Hummm pas convaincu du tout. Perso, que préfères tu voir sur un site:
    A- 85 € Frais de port Gratuit
    B- 78 € + 7 € de port
    C- 82 € + 3 € de port seulement !

    - Moi je choisis la "C" car concernant la "A" je me dis que je me fais avoir (ou d'un moins c'est pas transparent) et psychologiquement (je sais pas trop pourquoi) la "C" me donne cette impression que je fais une bonne affaire. Donc en effet je serais assez pour une réduction des frais de port. Qu'en penses les autres ?

    - Quant à la déduction des frais je ne comprends pas ta question ?

    - Avez-vous pris contact avec d'éventuels fournisseurs?
    oui quelques un, et toi ?

    - Quelle catégorie de produit?
    Le cadeau, la déco, l'enfance et toi ?

    Tu serais en AE ?
    Tu bosses à côté ?
    Tu as un lieu de stockage ? Quel volume (en € et en espace) envisages tu pour ton stock de démarrage ?

    A+

    AtPaul

    Posté il y a 2 années #
  4. Pierre Maurin
    Auto-Entrepreneur / Ecommerce : retour d'expérience

    Serial Entrepreneur
    Messages: 575


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    Bonjour AtPaul,

    pour répondre à vos différentes questions concernant les prix de ventes et les marges, il faut savoir qu'un fonds de commerçe peut rester durablement rentable s'il fait bien la distinction entre les produits qu'il vend en grande quantité et ceux vendus de manière occasionnelle.
    Pour cela, le commerçant doit ajuster ces prix en fonction à la fois :
    - du prix de vente maximum accepté par la majorité des clients concernés ou intéressés par le produit ;
    - des quantités minimales régulièrement vendues (qu'elle que soit la saisonnalité de l'activité du commerce) ;
    - du taux de rentabilité minimum acceptable par le commerçant (afin qu'il évite de vendre à perte sans s'en rendre compte, ce qui est d'ailleurs interdit par la loi dans la majorité des cas) ;
    - du montant des coûts et frais supportés par le commerçant pour répondre aux besoins de ses clients, avec le maximum de qualité et d'efficacité (temps moyen passé pour traiter les commandes de chaque client, frais de livraison ou d'envoi, frais d'emballage, coût moyen de stcokage, etc.).

    En fonction de ces différents paramètres et contraintes, il est donc préférable :
    - d'avoir toujours un taux de rentabilité (soit résultat de la vente divisé par le montant facturé, le tout multiplié par 100) positif, et ce qu'elles que soient les quantités vendues ;
    - de privilégier des taux de rentabilité positifs faibles (c-a-d proche de 1 ou 2%) pour des produits vendus en grande quantité ;
    - d'avoir un taux de rentabilité élevé (c-a-d autour de 10%, car il faut rester raisonnable si on veut fidéliser ses clients sur le moyen terme) pour des produits vendus en très petite quantité ou de manière occasionnelle (exemple : produits de luxe ou rares recherchés uniquement par des passionnés ou des spécialistes).

    N'hésitez pas à me poser d'autres questions si mes explications vous paraissent pas très claires ou incomplètes.
    En vous souhaitant bon courage pour votre projet,

    bien cordialement,

    Pierre

    PM Conseils
    Conseil et formation en contrôle de gestion pour TPE et PME
    www.pmconseils.sitew.com
    Posté il y a 2 années #
  5. Anonyme

    Pas enregistré
    Messages: 13


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    Bonjour Pierre,

    Merci pour ta contribution bien utile.
    Concernant le calcul du taux de rentabilité, valides tu mon calcul:

    Données exemple:
    Satut AE
    Prix d'achat de mon produit auprès de mon fournisseur: 50 € TTC
    Prix de vente de mon produit à mon client: 100 € Net
    + Frais de port de 7 € ce qui donne:

    --> un montant facturé de 107 € Net

    Concernant ce que çà me coûte:
    - produit 50 €
    - transport 7 €
    - charges AE 14 € (13% de 107 en auto entreprise)
    - frais d'emaballage: 1 carton à 1 €
    - temps passé: 10 minutes à 12 € de l'heure (admettons) soit 2 €.
    - pas de frais de stockage (entrepot personnel)
    - % paypal: 3,64
    - fixe paypal: 0,25
    - liste des frais non inclus difficiles à estimer pour un article: (est-il d'usage de les inclure ?)

    *électricité
    *assurances
    *coût moyen d'acquisition (AdWords...)

    Total: 77,89 €

    --> soit un résultat de 107 - 77,89 = 29,11 €

    --> soit un taux de rentabilité de (29,11/107) x 100 = 27,2 %

    Questions:

    - le calcul est-il bon ?
    - manque t-il des choses ? ou y a t-il des choses en trop ?
    - pourquoi cela me semble t-il énorme compte tenu des exemple que tu donnais (2 à 10%)

    Merci et bon we !

    Posté il y a 2 années #
  6. Jérôme

    Entrepreneur habitué
    Messages: 87


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    Re AtPaul, Bonjour Pierre.

    Ton calcul me paraît exact. Mais attendons confirmation des "têtes" de ce forum.

    Pour répondre à tes questions:

    En effet, la solution C me semble être la plus judicieuse.

    Concernant les fournisseurs, quelques-un aussi mais difficile d'obtenir devis et catalogues sans n° de siren.

    Moi je compte m'installer majoritairement sur le marché de la mode, car j'aime les fringues. Mais ce secteur, surtout sur le net, compte déjà beaucoup d'acteurs majeurs.

    Oui au statut d'AE, ou alors micro-entreprise, c'est encore à voir pour l'instant.

    Pour l'instant je suis chômeur depuis un mois, je vais pouvoir bénéficier des aides accre et assedic. Je pense que oui je travaillerai à mi-temps à côté le temps du démarrage jusqu'au moment où il sera possible de se verser un salaire sans faire mourir le "bébé".

    Pour le stockage, je pense m'installer à domicile. Le textile s'empile bien et se range bien aussi. La valeur de mon stock de départ va chiffrer aux alentours de 3000 euros ( grâce à l'apport de l'assedic).

    Attention. Doit-on ajouter dans ton calcul les charges sur ton salaire? une éventuelle taxe professionnelle?

    @ très vite.
    Jérôme.

    Posté il y a 2 années #
  7. Pierre Maurin
    Auto-Entrepreneur / Ecommerce : retour d'expérience

    Serial Entrepreneur
    Messages: 575


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    Rebonjour AtPaul,

    pour répondre à ta première question, le principe du calcul est bien compris. Il reste néanmoins, comme tu l'as si justement remarqué, à évaluer la quote-part de charges fixes indirectes (électricité, assurances, frais administratives divers, petits investissements éventuels, partie de ton revenu non directement lié à un client ; par exemple : temps passé pour réaliser le suivi et le réapprovisionnement des stocks), afin que le coût de revient d'une vente soit bien évalué.

    Pour cela, je peux te préconiser une méthode simple, basée sur du bon sens (cela tombe bien d'ailleurs, car la vraie gestion c'est avant tout 3/4 de bon sens !), dont le principe de base est le suivant :
    - plus la réalisation d'une vente nécessite de la valeur ajoutée technique et commerciale (temps passé, frais accessoires, etc.), plus sa capacité à consommer des charges fixes indirectes est élevée (et inversement) ;
    - l'élément le plus représentatif du montant de cette valeur ajoutée est le coût direct de la vente, qui correspond au montant que tu as calculé dans ton exemple : soit 77,89 €TTC ;
    - le coefficient de répartition des charges fixes indirectes s'évalue par le rapport du coût direct de la vente sur le coût direct annuel moyen de l'ensemble des ventes.

    En conséquence, et pour rester simple, si tes charges fixes indirectes représentent, par exemple, une moyenne annuelle de 5 200 €TTC, et si le coût direct annuel moyen des ventes est de 30 000 €TTC, ta quote-part sera égale à :
    5 200 € x 77,89 € / 30 000 € = 13,50 €TTC
    Ce qui te donnera dans ce cas un coût de revient de la vente égale à :
    77,89 € + 13,50 € = 91,39 €TTC

    Pour répondre à ta dernière interrogation, cela te parraît être élevé comme taux de rentabilité du fait justement de cette quote-part manquante.
    Par contre, si on compare avec le coût de revient de la vente, on a :
    107€ - 91,39 € = 15,61 €TTC de résultat s/ vente, soit un taux de rentabilité de :
    15,61€ / 107€ x 100 = 14,6%, ce qui est déjà plus raisonnable pour le client.

    Par ailleurs, si tu as la sensation que ce taux de rentabilité est encore trop élevé vis-à-vis des client, il suffit de regarder l'évolution des ventes similaires et du taux de fidélisation des clients correspondants : si ceux-ci baissent dans la durée, cela signifie que ce taux doit être un peu diminué (par simple baisse du prix de vente concerné), afin d'éviter des pertes futures dues un chiffre d'affaires insufissant pour couvrir l'ensemble des charges fixes. A l'inverse, si ces deux indicateurs se maintiennent ou s'améliorent sur le moyen terme, cela signifie que ton taux de rentabilité est raisonnable vis-à-vis des clients et des prix pratiqués par tes concurrents directs.

    Pour conclure, la gestion est souvent affaire de subtiles "dosages", qui évoluent régulièrement dans le temps. D'où la nécessité de petits réajustements réguliers, grâce à un suivi constant et sérieux de sa gestion.

    Sur ces belles paroles, je te souhaite à toi aussi un très bon week-end !

    Bien cordialement,

    Pierre

    Posté il y a 2 années #
  8. Anonyme

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    Pierre,

    Je viens de boire ton post avec délectation ! C'est exactement le type d'information dont j'avais besoin. Clair, détaillé, exemples à l'appui, 1000 x merci !

    J'en conclue pour ma part les points suivants:

    - chaque produit doit faire l'objet d'une étude spécifique afin de déterminer le prix adéquat. Pour un même produit décliné sous plusieurs couleur, les variables qui sont propres à déterminer son prix sont les mêmes mais les valeurs de ces variables peuvent être différentes (influant ainsi le prix).
    - la première année, la détermination du prix est sans doute très difficile dans la mesure ou le commercant n'a pas de recul sur les charges directes (sur l'année) d'un produit pour la simple et bonne raison qu'il ne sait pas bien combien il va en vendre et par conséquent, combien il va en acheter à ses fournisseurs.

    Je vais de ce pas améliorer mon tableau de bord pour prendre en compte tous ces conseils.

    Merci encore,

    Excellente semaine à toutes et à tous !

    Posté il y a 2 années #
  9. Anonyme

    Pas enregistré
    Messages: 13


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    Bonjour Pierre,

    J'aurais bien une autre question:
    Tu dis plus haut:

    ta quote-part sera égale à :
    5 200 € x 77,89 € / 30 000 € = 13,50 €TTC

    Doit-on appliquer un prorata sur les charges fixes indirectes en fonction du pourcentage de vente pour tel ou tel produit.

    Par exemple si je vends 3 produits:
    produit A (50% des ventes)
    produit B (35% des ventes)
    produit C (15% des ventes)

    Imaginons que sur l'année j'ai bien un total de 5200 euros de charges indirectes. Ne doit-on pas répartir ces 5200 euros sur les trois produits dans mon calcul de quote part ?

    C'est à dire:

    Produit A:
    (5200 x 0,5) x Charges directes pour 1 produit A / Coût direct Annuel produit A = quote part charge indirecte produit A

    Produit B:
    (5200 x 0,35) x Charges directes pour 1 produit B / Coût direct Annuel produit B = quote part charge indirecte produit B

    Produit C:
    (5200 x 0,15) x Charges directes pour 1 produit C / Coût direct Annuel produit C = quote part charge indirecte produit C

    Excellente semaine à tous !

    Posté il y a 2 années #
  10. Pierre Maurin
    Auto-Entrepreneur / Ecommerce : retour d'expérience

    Serial Entrepreneur
    Messages: 575


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    Bonjour AtPaul,

    effectivement, ton raisonnement est tout à fait pertinent. Car il permet aussi de tenir compte de la capacité de chaque produit à réaliser ce que l'on appelle (en langage technique) des "économies d'échelle". Je n'en ait pas parlé précédemment, afin d'éviter d'être trop compliqué dans mes explications.

    Mais qu'est-ce qu'une économie d'échelle me diras-tu ?
    On entend par "économies d'échelle" la capacité d'un produit à diminuer la part fixe unitaire de son coût de revient, par un simple effet "volume".
    En clair, la partie fixe du coût de revient étant divisée par le nombre de produits vendus, plus ce nombre est élevé, plus le coût fixe unitaire du produit sera bas (et inversement). C'est donc ce mécanisme mathématique qui permet de faire des "économies d'échelle" par simple augmentation des ventes.

    Remarque important : faire des "économies d'échelle" est cependant limité par deux aspects ou contraintes techniques et commerciales :
    - passer un certain volume de vente, les charges fixes peuvent être amenées à augmenter (c'est ce que l'on appelle l'augmentation "par palier") pour faire face efficacement au développement de l'activité de l'entreprise (exp. : un investissement dans des outils commerciaux) ;
    - l'effet "volume" sera au bout d'un moment limité ou freiné par la propre capacité d'achat de la clientèle (et ce quel que soit le niveau du prix de vente du produit).

    Félicitations pour ton bon sens de gestionnaire. Espérons que cela serve aussi d'exemple à suivre pour d'autres entrepreneurs "en herbe" !

    Bien cordialement,

    Pierre

    Posté il y a 2 années #
  11. Anonyme

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    Pierre,

    Merci pour ces encouragements mais saches que tes posts ont vraiment été des déclencheurs pour mon projet! Ces notions sont très peu vulgarisées sur le net de façon étonnante. C'est souvent ultra technique et indigeste)

    Je continue de travailler sur mon tableau de bord. Je note néanmoins qu'il va être difficile de faire des pronostics sur le nombre de vente de tel ou tel produit.
    Nous avons vu que cette variable influait beaucoup lors de la fixation du prix.

    Pour ma part je compte me caller + ou - sur la concurrence et ajuster plus tard en fonction des volumes de chaque produit.

    a+

    Posté il y a 2 années #
  12. Pierre Maurin
    Auto-Entrepreneur / Ecommerce : retour d'expérience

    Serial Entrepreneur
    Messages: 575


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    Rebonjour AtPaul,

    pour la partie estimation des ventes annuelles, tu as effectivement raison c'est plus facile à dire qu'à faire, surtout lorsque l'on démarre une activité (j'en sais d'ailleurs quelque chose !). En outre, comme tu as pu le constater, une mauvaise estimation peut être vite lourde de conséquences sur le plan financier. Aussi, il ne faut pas prendre cela à la légère (ce que malheureusement font encore trop souvent un grand nombre de jeunes créateurs d'entreprise).

    Cependant, là encore, le bon sens peut nous aider de manière salutaire.
    En d'autres termes, pour réaliser de bonnes prévisions de ventes, il faut effectivement toujours s'appuyer sur ce que l'on peut observer et obtenir comme informations auprès des professionnels qui sont concernés directement ou indirectement par son secteur d'activité (anciens commerçants, revendeurs en activité, futurs partenaires commerciaux éventuels, fournisseurs, syndicat professionnel, chambre de commerce ou des métiers, société d'études & statistiques comme le cabinet Aries, etc.).
    En outre, pour compléter ces données, tu peux aussi réaliser un petit sondage via internet (ou tout autre support) sur un échantillon ciblé de personnes, qui doit être représentatif de tes futurs clients (profil acheteur, classe d'âge, localisation géographique,...).

    Par ailleurs, en matière de prévisions de vente, la prudence est toujours de rigueur !
    Ce qui signifie qu'il vaut mieux privilégier l'utilisation de données pessimistes. De cette manière, on limite fortement le risque de ne pas atteindre son seuil de rentabilité (soit le montant du chiffre d'affaires annuel à dépasser si on veut réaliser des bénéfices). En outre, comme le disait si bien Henri Ford, "(...) En affaires, il vaut mieux être agréablement surpris par ses résultats, que l'inverse. De même, il est préférable de prendre un risque calculé, qu'un risque inconsidéré (...)".

    Sur ces belles paroles, je te souhaite une bonne fin de soirée.

    Pierre

    Posté il y a 2 années #
  13. Guillaume Masson
    Auto-Entrepreneur / Ecommerce : retour d'expérience

    Entrepreneur en herbe
    Messages: 4


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    Bonjour à tous,

    Je me permets de me joindre à cette discution qui me parait intéressante bien que je n'ai pas encore tout lu.
    Je suis entrain de réfléchir au statut auto-entrepreneur pour me lancer à mon compte. Cela me permet de voir si je m'en sors et d'arrêter les frais facilement si cela ne fonctionne pas. Malheureusement je suis tombé sur une barrière importante, vous allez pouvoir je l'espère pouvoir démentir mes propos..

    Le statut auto-entrepreneur comporte un frein important pour du e-commerce B to B : La TVA. En effet, un auto-entrepreneur achète en TTC et revend en TTC. Aucun problème pour les particuliers, par contre pour les entreprises qui peuvent récupérer la TVA chez les concurrents cela veut dire que je dois aligner mon TTC sur le HT des entreprises concurrentes pour pouvoir être compétitif.

    Exemple concret :

    En franchise de TVA :

    Vous achetez un GPS à 100€ TTC que vous revendez 150€ TTC (50€ de marge)

    Si vous étiez assujetti à la TVA :

    Vous achetez un GPS à 100€ TTC (80€ HT) que vous revendez 150€ TTC (120€ HT). Vous devez payer la TVA : 30€ (Tva collectée sur vente) - 20€ (Tva déductible sur achats) ce qui vous fait 10€ de TVA à payer. (40€ de marge)

    Génial pour les particuliers mais pour une entreprise il faut donc s'aligner sur le HT des concurrents.

    Ce que voit le client entreprise :

    Chez le concurrent : GPS à 120€ HT

    Chez vous : GPS à 140€ TTC

    Ce que voit le client particulier
    :

    Chez le concurrent : GPS à 150€ TTC

    Chez vous : GPS à 140€ TTC

    Donc pour résumé, dans le e-commerce B to B quand j'achète mon GPS je dois augmenter mon prix de vente de 23% (taxes) et le descendre de 20% pour m'aligner sur le HT des concurrents. Pas beaucoup de place pour ma marge la dedans...

    Désolé si je ne suis pas très clair mais j'ai tendance à m'embrouiller depuis quelques jours à force de lire des sujets différents la dessus sur le web.

    Pour la taxe à 23% comme je suis seulement intermédiaire je considère mon activité comme du service non ?

    Que conseilleriez-vous dans ce cas, de passer à quelque chose de plus solide comme une EURL ?

    Bonne journée à tous

    Guillaume

    Posté il y a 2 années #
  14. Pierre Maurin
    Auto-Entrepreneur / Ecommerce : retour d'expérience

    Serial Entrepreneur
    Messages: 575


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    Bonjour Guillaume,

    pour répondre à votre première question, si votre activité est l'achat/revente de matériels informatiques ou électroniques (comme votre exemple le laisse sous-entendre), c'est dans ce cas de la négoce et non de la vente de services.
    Dans ce, le taux de charges sociales est de 12% (contre 21,3% pour les services) et le taux d'impôts et taxes est de 1% (contre 1,7% pour les services). Ce qui donne un taux d'imposition total de 13%, auquel il faut effectivement ajouter la TVA payée sur la facture d'achat. Ce qui fait un total de 21,6% (contre 31,6% pour les services).

    Pour autant, cela ne résoud pas entièrement le problème que vous citez : la non-déductibilité de la TVA.
    En conséquence, il faut effectivement la considérer comme une taxe incompressible et donc de ce fait en tenir compte dans votre prix de vente. Ce qui effectivement réduira votre marge commerciale.
    Cependant, attention ! Une marge commerciale n'est pas un résultat définitif, mais intermédiaire. Dans la mesure où elle doit financer vos charges fixes (soit des frais et charges qu'il faut payer même si on a pas de chiffre d'affaires : forfait de taxe professionnelle, assurance civile professionnelle, fournitures de bureau, loyer, charges locatives, électricité, etc.) et un revenu décent (sauf si vous travaillez pour la gloire !!!).
    Il est donc plus prudent et plus réaliste de raisonner en résultat sur vente : soit ce qu'il reste du chiffre d'affaires après avoir payer la totalité des charges correspondantes (soit marge commerciale - charges fixes - votre revenu).

    En conclusion, si vous démarrez avec le statut d'auto-entrepreneur vous limitez vos charges fixes par rapport aux autres entreprises, dans la mesure où la majorité de vos charges sociales et fiscales sont calculées sur votre chiffre d'affaires réalisé.
    A l'inverse, les autres entreprises doivent les payer quelque soit leur chiffre d'affaires. Ce qui donc augmente considérablement leurs charges fixes. D'où le risque d'avoir un résultat sur vente plus faible qu'en auto-entrepreneur. En outre, en cas de chiffre d'affaires bas ou inexistant, les pertes seront nettement plus élevées.

    Par ailleurs, les coûts administratifs et juridiques sont nettement plus importants dans les autres entreprises, car leurs conditions d'activités sont plus contraignantes (notamment en matière de comptabilité et de frais juridiques liés à la création et l'enregistrement officiel de l'entreprise), ce qui augmente d'autant leurs charges fixes.

    En espérant que mes propos répondent bien à vos différentes questions, je reste à votre disposition pour toute autre précision.

    Bien cordialement,

    Pierre

    Posté il y a 2 années #
  15. prince2fr
    Auto-Entrepreneur / Ecommerce : retour d'expérience

    Entrepreneur coutumier
    Messages: 10


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    Topic vraiment passionnant.

    concernant le e-commerce il faut savoir qu'il utilise un type de marketing qui lui est particulier qui est le e-marketing.
    Celui-ci consiste à tendre vers le gratuit. Je m'explique: sur un site plus c'est gratuit plus on à de chance d'être visiter donc plus de chance de vendre. je prend pour exemple Google apparemment est gratuit, le moteur de recherche dépasse les 2 milliards de chiffre d'affaires trimestriel et enregistre un bénéfice net de 592 millions de dollars, grâce au boom des recettes publicitaires en 2006.
    Mais certain site et seulement quelques uns s'intéressent à une clientèle moins modeste mais avec un portefeuille de client bien définis.

    Prince2fr
    inspecteur commercial
    Posté il y a 2 années #
  16. Guillaume Masson
    Auto-Entrepreneur / Ecommerce : retour d'expérience

    Entrepreneur en herbe
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    Bonjour Pierre et merci pour votre réponse.

    Effectivement, je me suis renseigné pour une EURL et c'est beaucoup plus lourd à mettre en place que le statut auto-entrepreneur. De plus, comme vous l'avez signaler il y a des charges fixes plus importantes (même si j'ai des bases solides en compta tout n'est pas faisable par soi même).
    Je penses que dans un premier temps, surtout si je ne suis pas sûr que le site fonctionne les 20% de TVA que je perds sur mes achats sont moins risqués que les charges fixes et de création d'une EURL.

    Dernière petite question, mon activité principale au départ sera la création et gestion de sites, donc du service, mais j'aurais aussi la partie e-commerce, vente de biens. Si j'ai bien tout compris je serais donc limité à 80 000€ de CA par an avec une limite incluse de 32 000€ pour la partie services ?

    Encore merci pour votre réponse et votre aide, j'espère pouvoir en faire autant avec mon retour d'expérience d'ici quelques temps.

    Posté il y a 2 années #
  17. Pierre Maurin
    Auto-Entrepreneur / Ecommerce : retour d'expérience

    Serial Entrepreneur
    Messages: 575


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    Bonjour Guillaume,

    effectivement, votre activité principale sera soumise au régime des services (limite de 32 000 € de CA), alors que votre activité secondaire de e-commerce dépendra du régime de la négoce et du commerce (limite 80 000 €).

    Bien cordialement,

    Pierre

    Posté il y a 2 années #

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