Faillite de l’entreprise et solitudeAujourd’hui, je vous propose un nouveau dossier concernant la faillite d’entreprise.

De la prospection au management des collaborateurs, cet article vous donne des conseils et des astuces pour couler votre entreprise en 5 points.

1- Ne dépensez rien en prospection, ni en communication

Le B-A-BA de la réussite, c’est de trouver des clients.

Or prospecter pour trouver des clients, cela coûte cher et de plus, on est pas sûrs d’en trouver. D’ailleurs lorsqu’on regarde les coûts d’acquisition clients (coût par acquisition ou CPA), on se rend compte que diable! qu’est-ce qu’obtenir un seul client de plus coûte cher.

En matière de communication, c’est bien pire puisqu’on ne peut même pas savoir quelles sont les retombées d’une action de communication.

De toute façon, il y a tellement de concurrents que dépenser 1 euro de plus ou de moins en prospection et communication ne va pas changer la face de la lune.

Donc non, autant garder ses sous durement gagnés.

2- Ne sortez pas de nouveautés, n’innovez-pas

Sortir des nouveautés et innover, cela prend du temps, cela coûte cher. En plus de cela, on est même pas sûrs que cela plaise. Et puis c’est bien de vouloir faire du neuf et innover, mais il faut des idées.

On pourrait bien simplement innover sur les plans marketing ou commercial : trouver de nouvelles façons de présenter, vendre son produit; et aussi tenter de nouvelles approches de packaging ou encore essayer d’élargir sa clientèle-type.

Mais on en revient au même souci :

  1. Il faut avoir des idées,
  2. Cela coûte du temps voire de l’argent,
  3. On est pas sûrs des résultats.

Bref, c’est trop risqué : mieux vaut ne rien faire.

Et puis si cela marche à peu près jusqu’à maintenant, pourquoi changer quoi que ce soit ? Ce serait suicidaire.

3- Ayez une vision à 10 jours, tout au plus

Essayer de voir loin, c’est fatiguant. Et c’est comme prévoir la météo : on a beaucoup de chances de se tromper.

Et je ne parle même pas de la vision de l’entreprise à long terme. Même tenter de prévoir la situation financière et commerciale de l’entreprise à plus de 2 semaines, c’est déjà un exploit à réaliser.

Il existe d’ailleurs des méthodes pour résumer son entreprise à des tableaux de bord avec plein de chiffres dedans. Mais peut-on résumer son entreprise à des chiffres ? Vraiment, en tant qu’entrepreneur/manager, c’est mettre des oeillères à toutes les autres choses qui font partie d’une entreprise : les ressources humaines, les valeurs, l’expérience, les clients, etc…

Il faut fuir les chiffres et il faut fuir le pilotage basé sur ceux-ci : fuir les chiffres ajoute un côté mystique et évite de cantonner l’entreprise à des tableaux financiers.

Donc non, essayer de voir à plus de 10 jours, c’est se donner bien des soucis et bien de stress.

4- N’écoutez pas vos clients, ne les fidélisez-pas

Il ne faut pas écouter ses clients. C’est bien clair, un client a toujours tort.

Qui est-il ce client pour juger de la qualité des produits de l’entreprise ? Est-ce que lui est expert dans les produits et services qu’il achète ? Non. Est-ce que c’est lui qui a passé du temps et beaucoup d’argent à façonner le produit ou service, à acquérir de l’expérience ? Non.

Alors décidément, à tous ces clients qui critiquent ou émettent des suggestions, il faut leur opposer le fait qu’ils ont déjà payé et que tout était écrit dans le contrat de vente ou les CGV. Et s’ils ne sont pas contents, qu’ils arrêtent d’ennuyer l’entreprise et qu’ils aillent voir ailleurs.

A ce propos, il ne faut pas non plus les fidéliser ces clients : fidéliser, c’est risquer qu’ils s’attachent à l’entreprise. Qu’ils en deviennent quasi-amoureux. Quelle horreur ! De plus avec l’attachement, viennent les mauvaises habitudes telles que demander des ristournes, essayer d’obtenir des avantages, se permettre de critiquer ou donner des suggestions.

Non, vraiment, mieux vaut ne pas les écouter et encore moins les fidéliser : c’est trop de temps dépensé pour rien puisqu’ils ont déjà payé.

5- Laissez vos employés se débrouiller seuls

Les employés sont payés pour faire leur boulot. S’ils ont un problème, c’est qu’ils sont incapables, mal formés, fainéants ou tatillons sur des détails. Point barre. De toute façon on ne va pas leur en vouloir s’ils font les choses moins bien que vous, chacun est comme il est.

Pourquoi les aider ? Avec tout le travail que vous avez fait pour en arriver là, vous n’allez pas encore en plus passer du temps à aider les salariés. De plus, si vous en aidez un, vous risqueriez d’en voir d’autres qui vous demandent de l’aide ou des conseils.

Et la vie personnelle alors ? Si vous avez embauché, c’est bien parce que vous vouliez vous libérer du temps.

Non, vraiment, il faut les laisser se débrouiller tous seuls. D’ailleurs, cela leur montre à eux ce que cela fait que devoir travailler sans personne pour donner un coup de main en cas de pépin. Et s’ils ne sont pas contents, ils ont tout le loisir de démissionner.

Parce que oui, s’ils sont incapables, incompétents ou fainéants, c’est leur problème : il ne manquerait plus que l’entreprise doive payer pour les licencier !

Crédit photo : Merci à Alejandra Mavroski.

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