Lorsque vous entendez le mot « handicap », à quoi pensez-vous ? A un fauteuil roulant ? A un trisomique ? Au Jeux paralympiques ? Rarement à un ouvrier ou un cadre sur son lieu de travail ! En réalité, comme la plupart des entrepreneurs, vous ne connaissez pas assez le handicap…

Le handicap, mot qui fait peur, qui inquiète :

  • « Je vais perdre en productivité ! »
  • « C’est peut-être contagieux ! »
  • « Je vais créer des tensions dans mon équipe »
  • « Ça va me coûter cher… »

C’est souvent la vision qu’ont les dirigeants du handicap en entreprise : « si j’embauche un travailleur handicapé, il va être moins performant qu’un valide et mon entreprise sera moins productive ».

C’est pour cette raison que de nombreux dirigeants d’entreprises préfèrent payer une contribution à l’AGEFIPH plutôt que de mettre en place une politique handicap au sein de leur entreprise.

Mais certains dirigeants ont compris qu’il fallait voir le problème sous un autre angle.

Entreprise et handicap

En effet, nous sommes tous susceptibles d’être accidenté ou malade et de perdre une partie de nos capacités physiques ou intellectuelles. Le handicap nous concerne donc tous.

Et plutôt que de se voiler la face, certaines entreprises citoyennes ont fait le choix de considérer l’emploi de travailleurs en situation de handicap comme une chance. En effet, intégrer un travailleur handicapé au sein d’une équipe, peut se révéler facteur de motivation, de respect mutuel et de solidarité.

D’autre part ces entreprises peuvent faire appel au travail protégé en sous-traitant une partie de leurs prestations ou de leur production à une entreprise adaptée comme un ESAT (envoi courriers, emballages, conditionnement, ménage, entretien espaces verts…) et ainsi diminuer leur contribution AGEFIPH.

Enfin savez-vous que 80% des travailleurs handicapés souffrent d’un handicap INVISIBLE ?
Savez-vous que dans toute entreprise, dans la vôtre peut-être, il peut y avoir des salariés en situation de handicap qui n’ont pas fait valoir leur reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) car ils ont peur d’être mis à l’écart ?

Les dirigeants qui ont choisi de sensibiliser tout leur personnel au handicap font changer le regard sur les handicapés. Une fois cette transformation effectuée, les personnes déjà en poste, ayant droit à une reconnaissance handicap, demanderont leur RQTH et cela permettra à l’entreprise de répondre à l’obligation d’emploi de travailleurs handicapés et de diminuer aussi leur contribution AGEFIPH.

Sensibiliser son personnel et former les managers à l’accueil de travailleurs en situation de handicap sont donc des actions simples qui peuvent rapidement porter leurs fruits et qui sont des actions RSE (responsabilité sociale des entreprises) à la portée de toutes les entreprises, petites, moyennes ou grandes.

Article rédigé par Annick Vidal, formatrice handicap et directrice de Diffesens,  une entreprise qui vise à développer l’acceptation des différences à travers une meilleure connaissance du handicap et des découvertes sensorielles.

Crédit photo : merci à kingeroos

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