Tom Dumoulin a lancé sa propre marque de vélos à assistance électrique, Tomybike (www.tomy-bike.fr), en 2012. Deux ans plus tard, face au succès rencontré par ses vélos électriques, il vient de créer sa propre franchise France VELSon premier magasin pilote sera inauguré le 5 juin prochain à Marseille.

Pour Gautier-Girard.com, il a accepté de partager les différentes étapes de sa nouvelle aventure entrepreneuriale.  Dans cette première interview, vous allez découvrir ce qui l’a conduit à se lancer sur le marché des vélos électriques et comment il a trouvé l’emplacement idéal pour son magasin-pilote.

Devenir franchiseur : les étapes de la création d’un réseau de franchise

Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre entreprise, en quelques mots ?

Tom Dumoulin, franchiseur dans les vélos électriquesJ’ai un parcours assez atypique. J’ai fait mais études dans l’informatique (bac + 2 en alternance) J’ai travaillé quelques années (de 2000 à 2006) dans l’informatique (technicien). Ensuite j’ai eu une opportunité de travaillé dans la promotion immobilière en tant qu’administrateur des ventes de 2006 à 2008.

Fin 2008, je me suis retrouvé au chômage et ne trouvant pas de travail, je me suis dit que créer mon entreprise était peut-être le moyen de sortir du chômage. Et comme tout le  monde je cherchais « la » bonne idée. C’est en louant un vélo électrique un peu par hasard, que j’ai commencé à m’y intéresser.

En faisant mon étude de marché, je n’avais pas prévu de créer un concept de franchise mais par contre, j’avais prévu de ne faire que du vélo électrique. La signification  de VEL c’est véhicule électrique léger.

Le plus dur a été trouver un financement. Je n’ai perçu aucune aide. Peu de personnes croyaient en mon projet.

Qu’est-ce qui vous a motivé à créer votre propre franchise ?

Lorsque j’ai créé ma société, j’ai voulu passer par les revendeurs de vélos classiques pour distribuer ma marque de vélos électriques. Je me suis très vite rendu que beaucoup était réticents à proposer ce type de produit. J’ai donc décidé de vendre en direct en créant un site e-commerce et d’assurer moi-même le SAV.

Mais il y a toujours des personnes qui sont réticentes à commander par internet car elles ont peur de se faire pirater le numéro de carte bleue, alors que les transactions sont totalement sécurisées, ou que le SAV ne soit pas assuré.

Et après bientôt trois d’existence, le constat est toujours le même auprès des distributeurs de vélos classique. Beaucoup (mais pas tous) ont toujours du mal à passer le cap du vélo électrique.

Aujourd’hui, une personne qui veut acheter un vélo électrique ne le peut pas car, du coup, elle ne sait pas à qui s’adresser.

Je me suis donc dit qu’il fallait créer son propre réseau de distribution via une franchise. Avec la crise économique, beaucoup de personnes se retrouvent au chômage, et certaines personnes n’ont plus envie d’éprouver le stress qu’elles ont vécu dans les grosses entreprises. En devenant franchisés, ces personnes deviennent leur propre patron et gérent leur entreprise comme elles en ont envie.

Comment passe t-on de l’idée de devenir franchiseur à l’ouverture du premier magasin pilote ? Quels sont les obstacles à surmonter ?

En ce qui me concerne, ça s’est fait très vite,  j’ai eu de la chance trouver un local qui correspondait à mes critères de recherche. Il existe également des contrats pour le futur franchiseur et les franchisés rédigés par des avocats, donc ça donne déjà une base. Jusqu’à présent, je n’ai pas rencontré de réels problèmes.

L’idée est faire l’ouverture et le démarrage moi-même car je vais pouvoir me rendre compte des problèmes que pourront rencontrer les franchisés. A terme,  le but est quand même de pouvoir placer un franchisé et je pense que le plus dur sera de trouver le candidat idéal.

Vous avez choisi d’implanter votre premier magasin pilote à Marseille. Comment avez-vous procédé pour déterminer le bon emplacement ? Pourquoi Marseille ?

Une fois que j’ai déterminé la ville où j’allais implanter le magasin pilote, j’ai d’abord commencé par consulter les annonces immobilières des différents arrondissements de Marseille afin de me faire une idée des loyers qui se pratiquent. Ensuite j’ai consulté beaucoup d’annonces aussi bien sur les sites des professionnels de l’immobilier que sur les sites dédiés aux petites annonces (c’est grâce à ça que j’ai trouvé mon local) comme le boncoin, top annonces, vivastreet, etc….

Après, j’ai fait une sélection de petites annonces, et j’ai été visiter les locaux commerciaux. Lorsque l’on visite un local de type magasin, il est intéressant de faire un petit tour dans le quartier afin de voir les autres commerces, administration, écoles, etc…. Cela vous permet également de vous rendre compte si vous allez trouver facilement une place pour vous garer. Lors de mes recherches, j’ai visité un local dans une avenue de Marseille où sont concentrés tous les vendeurs de scooters et motos. J’ai tourné plus d’1/2h en voiture pour essayer de trouver une place, sans succès. J’ai été obligé de me garer en double file. Pour moi c’est un gros point négatif lorsque l’on tient un commerce si la clientèle n’a pas de place pour se garer…

Lorsque j’ai visité les locaux, j’ai fait attention s’il y avait des travaux de rénovation et également si la rue était passagère. Pour cela, il ne faut pas hésiter à venir accompagné pour avoir des avis extérieurs et à revisiter le local à des horaires différents.

J’ai réussi à trouver un local avec un loyer correct et surtout sans droit au bail. Mais ce qui a fait la différence, c’est que juste en face du local, il y a une station vélib, et pour moi les utilisateurs des velib sont peut-être de futurs clients.

Pourquoi Marseille ? La communauté des communes de Marseille à mis en place une subvention pour l’achat de vélo électrique. Le budget alloué à cette subvention a été écoulé en à peine 5 mois. Cela veut dire qu’il y a une vraie demande sur la ville de Marseille.

En combien de temps pensez-vous pouvoir mesurer l’efficacité de votre concept via ce magasin pilote ?

Je suis en train de mettre en place un nouveau type de franchise. Aujourd’hui il n’existe pas encore de franchise dédié au véhicule électrique léger. Il ne faut donc pas trainer si je veux être un des premiers à le faire.

J’aimerais mesurer l’efficacité du concept sur une période de  6 mois à un an sachant que la période hivernale est assez calme.

Quels sont vos objectifs dans les 5 ans à venir ?

Avoir une franchise nationale en implantant 1 à 2 franchisés par département.

Quel est, à l’heure actuelle, le potentiel du marché du vélo électrique ?

Le marché n’est encore qu’à son début en France. Depuis 3 ou 4 ans, les ventes de vélo électriques en France connaissent une croissance à deux chiffres alors que les autres secteurs du vélo sont en baisse. La France est très en retard par rapport à nos pays voisins.  La France fait à peine mieux que la Suisse.

En 2013, il s’est vendu 56 000 vélos électriques en France, 410000 en Allemagne et 1 million en Europe.

Merci Tom !

Rendez-vous dans quelques mois pour un premier bilan sur les résultats du magasin pilote et sur le lancement de cette nouvelle franchise !

Et vous, que pensez-vous de ce concept de franchise ? Êtes-vous un(e) utilisateur(trice) de vélo électrique ?

Mettre en favoris et partagerEntreprise»Abonnement