Gestuelle et parler en public : comment améliorer ses gestes ?Conférences, présentations, animations de réunions, formations… l’entrepreneur est particulièrement amené à parler en public. Ce qui est frustrant, c’est qu’on stresse au regarde ce que l’on va dire. Et lorsqu’on fait sa présentation ou son discours, on se rend compte que l’auditoire fait autant, voire plus attention à la gestuelle !

La problématique est donc de savoir comment prendre de bonnes gestuelles lorsqu’on est amené à parler en public. Les connaître à l’avance, c’est les intégrer bien en amont. Cela aide à déstresser avant de se jeter à l’eau sans ressembler à une étoile de mer qui s’accroche à le première pierre.

Comment améliorer sa gestuelle lorsqu’on parle en public ? Comment capter et retenir l’attention de l’auditoire lorsqu’on parle ?

Ce dossier vous propose 7 conseils pour améliorer vos gestes en public.

Ne pas préméditer un geste

Quand on prémédite et qu’on répète à l’avance des gestes, et qu’on les insère à des moments “opportuns” pendant qu’on parle, on ressemble à des robots. On manque de spontanéité parce ce geste prémédité se retrouve en décalage avec le reste.

Est-ce qu’on planifie ses gestes lorsqu’on discute avec une seule personne ? La réponse est bien évidemment non : on laisse les gestes venir par eux-mêmes, de manière spontanée. Lorsqu’on parle en public, c’est pareil : la spontanéité en public est plus percutante et appréciée par les auditeurs.

Supprimer les gestes gênants et “parasites” avec la vidéo

Si vous disposez d’un caméscope, d’un appareil photo numériques ou d’une webcam, c’est une excellente approche de vous enregistrer en train de parler… comme si vous y étiez. Si vous avez déjà parlé pendant une présentation filmée, c’est encore mieux de la regarder car vous êtes vraiment en situation.

Le visionnage aide à éliminer tous les petits gestes superflus, “parasites”, dont on ne se rend pas forcément compte lorsqu’on parle en public. L’intérêt est que la vidéo ne ment pas : ces petits gestes gênants et superflus sont immédiatement repérables, qu’ils soient répétitifs ou non.

Utiliser des gestes et mimiques appropriés… à soi

Nous sommes inondés d’images montrant des animateurs, des présentateurs et des communicants dont les gestes sont simplement captivants.

Nicolas Sarkozy est ainsi très remarqué (et caricaturé) pour ses gestes. Si vous suivez Ségolène Royal, vous avez peut-être remarqué qu’elle a fait de grands efforts dans ce domaine depuis l’élection présidentielle de 2007 (elle partait de loin). On pense aussi à de grands présentateurs de télévision comme Thierry Ardisson ou Christophe Dechavanne qui ont des mimiques très marquées.

Quelle que soit la personne dont on apprécie les gestes en public, on se dit : “Si cela marche pour elle ou pour lui, je vais adopter ce modèle“.

Or une mimique, c’est comme une image de marque. C’est une erreur de copier les gestes des autres. Les gestes proviennent de sa propre personnalité, et de son propre style de communication. En imitant la gestuelle et certaines mimiques des autres, vous vous retrouvez à nouveau en décalage avec vous-même et cela se voit.

C’est plus percutant et plus spontané de laisser exprimer ses propres mimiques plutôt que les laisser enfermées dans leur coffre!

Adapter la visibilité des gestes à la taille du public

L’impact d’un geste n’est pas le même que l’on parle à 3 personnes ou à 300 personnes.

C’est pourquoi on remarque sur les vidéos d’humoristes par exemple que leurs gestes prennent beaucoup d’espace et sont très visibles : logique car leur public, c’est plusieurs milliers de personnes à chaque représentation!

L’approche est identique lorsqu’on parle en public : l’attention d’une audience de 10 personnes est plus facile à capter qu’une audience de 100 personnes. C’est pourquoi il est utile d’adapter sa gestuelle selon la taille du public.

Limiter l’ampleur de la gestuelle lors d’interviews filmées

Le but est de rester bien en phase avec le champ de la caméra. C’est pourquoi il est adapté d’avoir une gestuelle plus proche du corps en cas d’interview filmée.

Montrer son meilleur visage au public

Comme parler en public c’est montrer les expressions de son visage, relaxez vous afin que les muscles du visage soient en adéquation avec votre humeur du moment. Une fois encore, la vidéo aide ici.

On apprend par exemple qu’un sourire spontané juste avant de parler aide à susciter la sympathie très en amont. On apprend aussi que balayer le public du regard donne à la présentation un effet différent qu’un regard statique.

S’éloigner du pupitre ou de la table de présentation

On a tendance à s’accrocher (se cacher ?) derrière le pupitre ou la table de présentation avec beaucoup de ténacité. On a peur de se lancer et de s’en éloigner, parce qu’on a l’impression de se trouver à nager sans bouée de sauvetage.

Que se passerait-il si on s’en éloignait ? Honnêtement, je doute qu’on dériverait à la manière d’un bateau faisant naufrage. Si vous avez peur de vous éloigner de ce point rassurant, commencez juste par vous éloigner de quelques centimètres. Continuez votre présentation, revenez au point de départ, éloignez-vous un peu plus loin, et ainsi de suite.

C’est ainsi pas à pas que vous gagnerez en assurance !

J’ajouterais que si une chaise permet de s’assoir. Pensez à l’impact de vos gestes en étant assis : ils seront très limités et pour une part cachés par la table de présentation. N’hésitez pas à éloigner la chaise et à vous tenir debout. Si vous avez un fil conducteur, vos auditeurs comprendront que vous les quittiez du regard quelques secondes de temps à autres pour retrouver vos notes.

Le fait d’être debout aide aussi à augmenter votre capacité d’attention et de persuasion : dans l’esprit de l’audience, vous tenir debout montre que vous survolez le sujet.

Enfin, cela permet de “tenir” le public qui vous écoute.

En conclusion : améliorer la gestuelle c’est parler au public de manière libre

Libre de la pression de la présentation elle-même, libre de son corps et libre de s’exprimer.

Je vois cela comme un apprentissage de la nage; imaginez un enfant qui apprend à nager. Au début, il reste sur son point de référence auquel il a une confiance absolue . Dans notre cas, on reporte ce point de référence sur le pupitre ou tout élément statique autour duquel on est sensés évoluer.

Une fois qu’on s’en libère, on vient au perfectionnement. Le nageur élimine tous les gestes qui le ralentissent et affine sa gestuelle de nage. En parlant en public, on élimine ses gestes parasites et on polie l’image que l’on renvoie, à mesure du temps.

Libérez-vous, et votre gestuelle sera aussi belle que la nage d’un dauphin !

Crédit photo : Merci à Thorinside.

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