Un dirigeant doit être un leader capable de motiver et d’obtenir le meilleur de ses collaborateurs.  Mais chaque chef d’entreprise a son propre style, qu’il choisit en fonction de sa personnalité mais aussi en fonction de ce qu’il croit être “la bonne méthode”.

Sauf qu’en fonction de votre style de management, vous n’allez pas du tout parvenir aux mêmes résultats…. D’où l’intérêt d’identifier le plus honnêtement possible le type de leader que vous êtes afin de corriger le tir si nécessaire !

Les différents types de leadership

Le leader inspirant

 Il est sûr de lui et de sa vision de l’entreprise alors il ne manque pas de courage, quitte à aller parfois à contrecourant. Il sait où il veut aller, et comment il doit agi pour y parvenir.

C’est un excellent communicant car il donne des instructions claires, et il sait prendre des décisions fermes lorsqu’il y a des problèmes. Il est extrêmement convaincant et il sait aussi jouer sur la corde émotionnelle de ses collaborateurs.

Le risque : l’excès de confiance en soi.  Ces leaders sont parfois tellement sûr d’eux qu’ils balayent toutes les objections ou les signaux d’alerte d’un revers de main, quitte à emmener leur entreprise droit dans le mur….Il confond en effet parfois sa passion et la réalité !

Le leader coach

Comme le leader inspirant, le leader coach a un leadership charismatique ou transformationnel c’est-à-dire qu’il est aussi porté par sa vision et par sa passion, qu’il partage avec les autres.

Le leader coach est souvent très populaire auprès de ses collaborateurs car il leur permet de prendre des initiatives et de s’impliquer dans leur travail. Il est chaleureux et convaincant, et il sait se montrer très disponible pour accompagner le développement de ses salariés.

Le risque : Jouer la carte de l’affect est parfois à double tranchant car cela peut amener, en cas d’erreur dans le management, à libérer des émotions négatives très fortes.

Le leader participatif

Le leader participatif se fait surtout remarquer pour sa modestie et sa patience. Il a un style de management démocratique, c’est-à-dire qu’il va piloter l’entreprise à distance, dans le sens où il encourage l’autonomie de ses collaborateurs. Il les stimule, voire les oblige, à prendre des responsabilités.

Ce qu’il veut, c’est que les collaborateurs s’impliquent dans les décisions qu’il va prendre. Il leur demande donc leur avis, il les écoute avant de trancher. Il leur donne aussi de la souplesse et de la marge dans la réalisation des tâches. Il intervient surtout pour finaliser un processus et corriger le tir si nécessaire.

Comme le leader coach, il est donc très apprécié par ses salariés car ce type de management diminue considérablement le stress.

Le risque : trop se reposer sur ses collaborateurs ou devenir un leader complaisant (voir ci-dessous). Certains dirigeants oublient qu’ils ont un rôle à jouer dans le pilotage stratégique de l’entreprise. Mais il faut être honnête : le style participatif, comme le style coachant, restent les plus intéressants car ils parviennent le plus souvent à créer un bon équilibre et d’excellentes relations de travail.

Le leader complaisant

Le management complaisant peut être utilisé mais uniquement à petites doses. Mais quand le dirigeant est un leader complaisant, cela peut vite devenir problématique.

En effet, le leader complaisant montre beaucoup trop de souplesse avec ses collaborateurs. Alors que le bon fonctionnement d’une entreprise repose sur le respect d’un certain nombre de règles, il ne relève pas les écarts et fait preuve d’une véritable flexibilité.

Le risque : courir à la catastrophe. Être conciliant et modéré est une bonne chose, mais la complaisance ne réussit pas au chef d’entreprise. A ne pas vouloir relever les fautes graves, le dirigeant multiplie les sources de problèmes.  Il est également très difficile ensuite de changer pour un autre style de leadership.

Le leader évitant

Il peut être un chef d’entreprise brillant quand il travaille en solo. Mais la situation se corse dès qu’il recrute des collaborateurs car il a tendance à se méfier d’eux et il a une véritable horreur des conflits.

Résultat : il n’est pas vraiment disponible pour ses collaborateurs,  et il ne leur laisse aucune marge de manœuvre. Lorsque des tensions surviennent, il met beaucoup trop de temps à intervenir.  Passif, il ne sait pas transmettre sa vision et il ne communique pas assez sur le cap à suivre.

Le risque : démotiver ses collaborateurs, avec les conséquences que cela entraîne (augmentation des conflits, coût financier lié à l’absentéisme, rétention d’informations, moins de productivité…)

Le leader autocratique

C’est l’anti-leader évitant. Le leader autocratique se montre très directif car il veut avant tout qu’on lui obéisse. Il est parfois, mais pas toujours, narcissique. Il pense qu’il doit asseoir son autorité en se montrant parfois assez dur.

Il impose de façon unilatérale toutes les décisions qu’il peut prendre.

Dans la plupart des cas, le leader autocratique ne pense avant tout qu’à lui, à ses succès, et il a donc un leitmotiv : les résultats.  Il n’hésite pas à intervenir à outrance et à mettre une forte pression à ses collaborateurs.

Le risque :  faire fuir les collaborateurs (démissions, absentéisme…..).

Et vous, quel leader êtes-vous dans votre entreprise ?

Crédit photoShutterstock.com
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