Avec vos collaborateurs, vos prestataires, votre entourage…vous pouvez être amené à formuler des critiques pour changer une situation qui ne vous convient pas. Mais comment réussir à le faire sans braquer votre interlocuteur  ?

Il faut savoir que la plupart du temps, ce n’est pas le contenu de la critique qui braque votre interlocuteur mais plutôt la façon dont elle formulée.  Une remarque a priori anecdotique (du moins pour vous) peut ainsi donner naissance à une rancœur durable tout simplement parce qu’elle aura été exprimée trop abruptement !

Voici de bonnes pratiques pour critiquer sans se faire détester :

Comment critiquer pour ne pas fâcher ?

1) Valorisez aussi les points positifs

Il est indispensable de ne pas se limiter à la critique des points négatifs.  Valoriser le positif montre à l’autre que vous voyez aussi le reste : le travail accompli, les efforts réalisés, les progrès, les compétences…

Ne croyez surtout pas que “cela va de soi” ! Si vous vous contentez de relever les erreurs ou les imperfections, votre interlocuteur ne retiendra que ça. Il en résultera une frustration, car il aura l’impression que son implication n’est pas reconnue, et une baisse de motivation.

A noter : ne vous lancez pas dans de grandes phrases vides de sens ! L’idée est de mettre en avant des éléments concrets et avérés,  réellement liés à la personne.

2) Adaptez votre approche en fonction de la critique à formuler

On ne critique pas de la même façon un point de détail et un gros problème de comportement !

Pour les petits soucis,  vous pouvez facilement utiliser :

  • la suggestion : très positive, elle apporte une idée sans émettre un jugement. Elle laisse aussi la porte ouverte aux arguments de l’interlocuteur (sa position peut être justifiée par certains paramètres dont vous n’avez pas connaissance) : “que dirais-tu de….”, “concernant (votre problème), il serait intéressant de…” 
  • la contextualisation : avec cette technique, vous faites référence à des données objectives (des chiffres, des statistiques, des articles, une expérience vécue, une pratique qui marche chez vos concurrents/partenaires, etc…) pour  amener votre remarque et la justifier. La critique ne sera donc pas perçue comme étant agressive.

Alors que pour les critiques plus importantes, vous gagnerez à employer :

  • l’encadrement par des remarques positives : l’objectif est de ne pas présenter ce qui ne va pas de but en blanc. Vous commencez donc par féliciter la personne sur une de ses réussites, vous enchaînez sur votre critique et sur les actions correctrices  à mettre en place, puis vous terminez par une touche positive (“en tout cas, bravo pour ton idée/ta motivation/ta persévérance/ton implication”, etc…)
  • l’assertivité : vous présentez les faits, rien que les faits, tout en soulignant la façon dont vous les ressentez et en proposant une solution. Vous pouvez dire par exemple : “Dans l’ensemble, je suis satisfait de votre travail mais durant les réunions, vous passez beaucoup de temps à consulter votre smartphone.  Cela me donne le sentiment que vous n’avez pas conscience de l’importance des sujets abordés,que vous ne me respectez pas et que vous ne respectez pas non plus les autres participants. A l’avenir, pourriez-vous s’il-vous-plaît éteindre votre smartphone durant les réunions ou me prévenir à l’avance s’il y a une raison qui justifie de le consulter aussi souvent ?”

3) Exprimez une seule critique à la fois

Ne formulez qu’une seule critique à la fois même si vous avez plusieurs griefs à exprimer.

- Vous gagnerez en efficacité

Vous diminuerez considérablement le risque d’être incompris si vous exprimez un seul et unique message. De plus, si vous formulez plusieurs critiques, votre interlocuteur peut être déstabilisé : comment savoir ce qui est prioritaire ou non ? et dans quel ordre traiter vos différentes demandes ?

- Vous éviterez de braquer votre interlocuteur

Émettre plusieurs critiques en même temps  donne l’impression de multiplier les reproches et d’être inutilement agressif. Au final, non seulement votre interlocuteur aura l’impression que vous mettez tout sur le même plan, mais il vous en gardera de la rancune.

4) Restez zen

Si vous êtes énervé, allez faire un tour ou passez à autre chose le temps de vous détendre ! Agir sous le coup d’une émotion est le meilleur moyen de se planter.

Vous devez vous concentrer sur les faits et uniquement sur eux. Si vous laissez l’affectif prendre le dessus, vous pouvez employer des mots qui dépasseront votre pensée ou vous montrer blessant. Et même si vous contrôlez vos mots, votre langage corporel exprimera tout ce que vous voulez taire….

Alors prenez du recul !

5) Apportez des solutions

Votre critique peut avoir plusieurs fondements : comportement irritant, travail mal fait, erreur récurrente ou non, ….

Mais dans touts les cas, si vous voulez que votre interlocuteur s’améliore, il est préférable de l’aider. Proposez-lui des solutions, des alternatives, des suggestions, des idées…bref, tout ce qui peut aller dans le sens d’une progression.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Crédit photo : Linelle Photography

Mettre en favoris et partagerEntreprise»Abonnement