Avoir un ordinateur très performant ne vous servira à rien si vous ne savez pas comment l’utiliser. En matière de productivité, c’est la même logique : avant de vous lancer dans la recherche de solutions complexes pour être plus efficace, assurez-vous d’abord de créer un environnement propice au travail dans de bonnes conditions.

Par exemple, avez-vous conscience de l’impact que peut avoir le bruit sur votre capacité à vous concentrer ?

Un sondage réalisé en octobre 2016 par l’association JNA à l’occasion de la “Semaine de la santé auditive au travail” a montré qu’un salarié sur cinq perd en moyenne 30 minutes de travail effectif chaque jour à cause de l’environnement sonore. Cela représente 2h30 par semaine de travail perdu à cause du bruit !

Pour être plus productifs, travaillez en silence !

Le silence, un puissant facteur de productivité

Même si vous n’avez pas de salariés, vous devez privilégier le travail au calme quand vous le pouvez.

Être confronté au bruit va en effet avoir plusieurs conséquences négatives telles que :

  • l’augmentation du stress,
  • la difficulté à vous concentrer, surtout si vous devez effectuer des tâches complexes/importantes
  • et la hausse de la sensation de fatigue : le cerveau doit en effet fournir un effort plus important pour se focaliser sur les informations à traiter

Résultat : vous mettez plus de temps pour faire la même chose et vous risquez de faire des erreurs.

Il faut aussi savoir que le silence a des effets bénéfiques pour l’organisme (source) :

- il aide à assimiler les informations

Le cerveau n’est jamais réellement au repos.  En 2001, des chercheurs ont ainsi établi que lorsque le cerveau semble se reposer, il est en réalité en train d’assimiler et d’évaluer les informations reçues. Il profite aussi de cette période où il fonctionne en “mode par défaut” pour les stocker dans un “espace de travail conscient” (étude réalisée en 2013 et publiée dans la revue Frontiers in Human Neuroscience).

- il permet de régénérer les cellules du cerveau  

Une étude publiée en 2013 dans la revue Brain, Structure and Fuction a montré qu’une exposition au silence permet au cerveau de développer de nouvelles cellules dans l’hippocampe (la zone du cerveau associée à l’apprentissage, à la mémoire et à l’émotion).

- il aide à se libérer du stress

Plus il y a de bruit, plus vous allez stresser (même de façon inconsciente, par exemple lorsque le bruit n’a pas d’incidence directe sur vos capacités auditives). A l’inverse, le silence agit comme une douche positive sur le cerveau et le corps en le libérant des tensions accumulées. Les chercheurs l’ont d’ailleurs observé concrètement en mesurant la pression artérielle et la circulation sanguine.

Pensez à “compenser” les moments bruyants

Si vous ne pouvez pas échapper au bruit quand vous travaillez, ménagez votre organisme en vous octroyant des moments de calme avant et après cette exposition aux nuisances sonores.

Pensez aussi à adapter vos loisirs et vos moments de repos en conséquence, surtout si vous vous sentez très fatigué. Regarder un film à la télévision, voir des amis et dîner au restaurant, écouter la radio ou de la musique ne sont pas de mauvaises activités en soi mais si vous voulez vraiment souffler, pensez aussi à celles qui sont plus silencieuses : lire, se promener dans la nature, faire du sport… Et s’il vous arrive régulièrement de vous endormir devant la télévision, regardez s’il n’est pas possible de programmer sur votre poste une mise en veille automatique : cela vous évitera d’avoir du bruit en permanence dans les oreilles quand vous dormez !

Et vous, qu’en pensez-vous ?  Êtes-vous suffisamment exposé au silence ?

Crédit photo : Shawn Rossi 

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