Emmanuelle Collin, mampreneurEmmanuelle Collin est la créatrice de Virtual Papyrus (www.virtual-papyrus.com). Ecrivain public, rédactrice et correctrice, elle est diplômée de Lettres Modernes et titulaire d’un DEA de Sciences de l’Information et de la Communication.

La création de son entreprise ne doit rien au hasard : elle a suivi une formation d’écrivain public et à mûrit son projet durant un an. Virtual Papyrus existe depuis juillet 2011.

A l’occasion de la Semaine Entreprendre au Féminin, du 11 au 18 février 2014 sur Gautier-Girard.com, Emmanuelle revient sur son parcours et sur son expérience de mampreneur. Avec de bons conseils à la clé !

Vous avez passé une année à préparer votre projet d’entreprise. Estimez-vous avoir été suffisamment accompagnée ? Vous a-t-on parlé des aides financières réservées aux femmes ou des réseaux de femmes entrepreneures ?

Il m’a effectivement fallu une année pour préparer mon projet et bien me renseigner sur tous les aspects. Durant cette période, je me suis rapprochée de plusieurs mampreneurs car je me suis vraiment retrouvée dans ces femmes qui sont à la fois mères et entrepreneurs.

J’ai trouvé auprès de ce réseau de bons conseils, du soutien et les réponses à mes questions. De belles rencontres qui perdurent encore aujourd’hui.

Concernant les aides financières propres aux femmes, je les ai consultées mais ma démarche s’est arrêtée là.

Vous exercez à la fois auprès des particuliers et des entreprises. Quels regards portent-ils sur la femme entrepreneure que vous êtes ?

Je n’ai jamais eu de remarques de la part de mes clients professionnels ou particuliers sur le fait que j’étais une femme entrepreneur.

En fait, comme je travaille depuis mon domicile et qu’il arrive souvent que mes enfants soient à la maison quand mon téléphone sonne, j’ai pris le parti de l’expliquer très simplement à mes clients si nécessaire. Quand les enfants font trop de bruit par exemple, j’explique ce choix et cela passe très bien. J’ai essayé de transformer cet inconvénient en atout, en en faisant une petite particularité.

Je trouve également que les femmes qui me contactent ont un regard très positif sur cette double casquette. Elles sont souvent compréhensives, bienveillantes et j’ai le sentiment qu’elles se sentent plus proches de moi.

Entrepreneuriat féminin : les mampreneurs

Vous indiquez sur votre site que la création d’entreprise s’est imposée à vous. Mais comment avez-vous fait accepter votre décision à votre entourage ? Votre famille, vos amis, ont-ils été surpris par ce choix ? Ont-ils essayé de vous dissuader de vous lancer ou vous ont-ils soutenue ?

Mon entourage proche savait depuis longtemps que je ne m’épanouissais pas dans mon travail salarié et que j’avais le sentiment de ne pas profiter de mes enfants.

Mon mari et ma famille m’ont donc encouragée à aller au bout de mon projet et ils ont cru en moi dès le départ. Cela a été un vrai moteur ! Une fois l’entreprise lancée, ils m’ont aidé chacun à leur manière en allant distribuer des flyers, en faisant marcher le bouche-à-oreille ou en m’aidant à améliorer mon site web. Une présence vraiment précieuse !

Pour ce qui est des amis ou connaissances, je crois qu’ils ne m’ont tout d’abord pas prise au sérieux. Ils ont sans doute perçu mon envie d’entreprendre comme une lubie de jeune mère en mal de ses enfants, alors que c’était bien plus que ça ! J’ai laissé dire et penser, me concentrant sur la concrétisation de mon projet. Les regards ont commencé à changer quand mon entreprise a pris son envol et les langues se sont déliées pour évoquer les doutes liés à mon lancement.

Vie privée ET vie professionnelle….Femme ET Entrepreneure….Comment faites-vous pour concilier tout ça ? Y a-t-il des astuces tirées de votre vécu dont pourraient s’inspirer les créatrices et les dirigeantes d’entreprises ?

Les deux premières années ont été très sportives car ma fille cadette n’était pas encore scolarisée et que je ne travaillais que pendant ses siestes, ou le soir. J’ai dû me montrer organisée pour gérer les commandes, développer mon entreprise et répondre aux demandes des clients pendant les trop courtes périodes de travail.

J’ai fait attention dès le départ à ce que mon mari et mes enfants ne soient pas lésés par mon activité en respectant scrupuleusement des temps pour chacun. Ce n’était pas facile tous les jours mais sans ça, ça aurait été ingérable !

Depuis septembre, je travaille à temps plein sur mon activité et les choses sont bien plus simples, plus fluides.

L’organisation serait donc le principal conseil que je pourrais donner aux créatrices.

Avec le recul, quel regard portez-vous sur le chemin que vous avez déjà parcouru ? Quel conseil donneriez-vous à la porteuse de projet que vous étiez il y a quelques années à peine ?

Je suis très contente d’être parvenue à concrétiser ce projet qui me tenait vraiment à cœur et plus encore de faire un métier que j’aime et que j’ai choisi. En créant mon entreprise, j’ai le sentiment de m’être accomplie aussi bien sur le plan professionnel que personnel, car tous deux sont aujourd’hui équilibrés.

Même si créer une entreprise demande du travail et de l’investissement, il semble que l’enthousiasme et le fait d’y croire à 200% contribuent à sa réussite. Je crois que pour y arriver, un porteur de projet ne doit jamais baisser les bras et qu’il doit être convaincu qu’il peut y arriver et qu’il y arrivera !

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