Vous connaissez votre métier de chef d’entreprise, vous avez de la volonté et de la motivation à foison, et vous n’hésitez pas à mettre en pratique tous les bons conseils que vous pouvez recevoir. Pourtant, comme tout professionnel et même tout être humain, vous allez être confronté à l’échec.

Si vous n’y êtes pas préparé, cela peut être une expérience négative qui augmentera vos appréhensions par la suite. Au contraire, en assumant et en tirant profit de cette situation, vous construisez les bases de vos futurs succès.

Admettre la réalité d’un échec

Pour commencer, il est inutile et contre-productif de nier l’évidence : lorsque vous faites une erreur, et qu’elle vous saute aux yeux de manière flagrante, reconnaissez-le.

Imaginons que vous ayez eu une fausse idée de génie et que le lancement de votre produit, pourtant prometteur, se soit soldé par un bide retentissant.  Pourquoi s’acharner ? Même si vous croyez toujours en votre projet, vous pouvez le garder en suspens pour étudier ce qui ne fonctionne pas sans pour autant y consacrer toute votre énergie (ou toutes vos économies).

D’ailleurs, cela arrive à tous les entrepreneurs. 

Un exemple avec la célèbre marque BIC. Elle est mondialement connue, notamment pour ses stylos billes et ses rasoirs jetables. Mais à la fin des années 80, elle a vécu un échec cuisant en tentant de mettre sur le marché des parfums “de poche”, bon marché et très pratiques (ils étaient conditionnés dans de mini-flacons en forme de briquet).

Le lieu de distribution devait aussi marquer les esprits pour créer l’évènement  : les 4 flagrances étaient vendus dans des bureaux de tabac.  Ce fut un vrai désastre ! La marque avait tout simplement oublié le côté glamour et séduction qui doit être associé au parfum.

Parfois, l’échec met aussi plus de temps à se manifester et à être véritablement accepté.

Un prestataire de services qui accepte un contrat trop important par rapport aux ressources dont il dispose, un e-commerçant qui lance une boutique en ligne sans avoir lancé un business plan cohérent…vont parfois mettre du temps, trop de temps, à oser se confronter à leur échec.  Or, ce refus de l’échec finit par déclencher un effet « boule de neige » : les problèmes se multiplient et il devient très compliqué de s’en extirper sans dommages.

Identifier et nommer les sources de cet échec

Le premier réflexe de l’être humain est de chercher des responsables à ses problèmes : la crise économique, la politique, l’entourage, l’équipe forcément incompétente….Bref, tout y passe. Parfois, il y a une part de vrai dans ces critiques mais chacun joue aussi un rôle important dans ce qui lui arrive.

Si le lancement de votre produit miracle n’a pas rencontré le succès escompté, cela n’est sans doute pas dû qu’à un simple manque de chance. Alors autant analyser son échec avec objectivité pour éviter qu’il ne se reproduise. Pour ce faire, il est impératif de pouvoir identifier clairement les facteurs à l’origine du ratage  : manque de notoriété, étude de marché trop succincte, plan commercial déséquilibré, secteur hyper concurrentiel….

S’appuyer sur cet échec pour mieux rebondir

Oubliez toutes les connotations négatives qui entourent l’échec. Évidement, un échec n’est pas une réussite, mais il peut aussi être un formidable tremplin. Si vous avez commis un faux pas, rassurez-vous : vous n’êtes pas le premier, et certainement pas le dernier. Les leçons tirées de cette expérience vous seront utiles dans l’avenir et vous permettront d’aller encore plus loin.

D’ailleurs, dans les pays anglo-saxons, à la forte culture entrepreneuriale, il n’est pas rare d’entendre quelqu’un raconter fièrement le succès de son entreprise après une ou deux « tentatives » infructueuses. Alors, fini le coup de blues post-échec : retroussez-vous les manches, prenez le temps de la réflexion, et repartez sur des bases saines !

Crédit photo : merci à GilbertoFilho

Mettre en favoris et partagerEntreprise»Abonnement