“Avez-vous vraiment envie de réussir ?” De prime abord, cette question “naïve” peut faire sourire tant il paraît évident que la réponse est “Oui” (même si la conception de la réussite est différente pour chacun d’entre nous). Pourtant, dans les faits, la réalité est loin d’être si simple.  Dans la vie professionnelle par exemple, beaucoup d’entrepreneurs agissent activement pour dresser des obstacles qui les empêchent d’accéder au succès.

Voici  quelques explications pour vous aider à identifier ce poison inconscient :

L’acceptation du changement

La peur de la réussite se révèle souvent dans tous nos actes manqués : c’est cette création d’entreprise qui  vous tient à cœur mais que vous décidez sans étudier votre futur marché, ce rendez-vous avec un futur gros client que vous n’avez pas assez préparé, ce nouveau projet très prometteur que vous remettez sans cesse au lendemain….

Parfois, il peut même arriver que nous ayons vaguement conscience du problème sans arriver à réagir. Dans ces cas-là, quelques pensées nous effleurent (”il est grand temps que j’étudie concrètement comment lancer ce projet”, “je devrais me préparer davantage”….) mais, sans savoir pourquoi, nous ne les écoutons pas.

Ce phénomène, si souvent observé, est très naturel. L’être humain est un être d’habitudes qui a horreur du changement.  Et le succès emmène avec lui des bouleversements qui peuvent modifier considérablement votre situation actuelle : de nouvelles responsabilités, des défis à relever, un équilibre à retrouver, le regard des autres à accepter….

La crainte de perdre votre tranquillité et votre sécurité actuelle vous conduit alors à adopter un comportement qui a pour but de vous maintenir dans votre zone de confort, celle que vous connaissez et que vous maîtrisez.

Vaincre la peur de l’échec

Cette peur du changement est renforcée par une autre peur, tout aussi tenace : la peur de l’échec. Avoir peur de réussir, c’est aussi avoir peur de vivre un échec cuisant par la suite.  C’est un peu comme si vous refusiez de monter sur la première marche du podium par peur d’avoir ensuite à la redescendre.

Reprenons l’exemple du projet prometteur qui n’est jamais lancé.”Officiellement”, pour les autres et peut-être même pour vous même, vous allez prétexter tout un tas de bonnes raisons :

  • le manque de temps
  • le contexte qui n’est pas favorable
  • le manque de solutions de financement, alors même que vous ne vous êtes pas vraiment renseigné sur le sujet
  • ….

Résultat : le projet reste dans les cartons, alors que vous êtes convaincu de sa rentabilité et de son potentiel. Et un jour ou l’autre, un de vos concurrents vous dame le pion en mettant en pratique “votre” idée. Alors qu’en acceptant l’échec comme une simple éventualité, qui peut aussi être source d’enseignement et d’expérience, vous auriez sûrement déjà osé franchir le pas…

Amélie Mauresmo, la championne de tennis, a raconté qu’elle s’était mise à gagner des tournois après avoir compris que “la défaite fait partie intégrante de la victoire”. Avant, la simple menace de la défaite suffisait à l’éloigner du succès. Et vous, avez-vous peur de réussir ? Vous est-il arrivé de renoncer ou de saborder des projets par crainte d’échouer ?

Crédits photos : merci à johntrainor,  à AustralianSuperbikes

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