Connaissez-vous le syndrome de l’imposteur ? Non ? Pourtant, vous l’avez sûrement déjà éprouvé au moins une fois. Une étude américaine publiée par l’International Journal of Behavioral Science en 2011 (source) avait en effet démontré que ce syndrome touche de près ou de loin 70% des individus.

Le Syndrome de l’Imposteur, c’est cette petite voix intérieure qui vous murmure :

  • que vous n’êtes pas assez doué par rapport aux autres
  • que vos victoires et vos réussites ne sont dues qu’à la chance ou à n’importe quoi sauf vous
  • que vous n’avez aucun mérite dans ce qui vous arrive
  • que quelqu’un va finir par s’apercevoir que vous n’avez pas les compétences requises

Pourtant, ce syndrome est loin d’être une fatalité ! Voici comment procéder pour vivre sereinement avec cette tendance à l’auto-dénigrement :

Le syndrome de l’imposteur chez les entrepreneurs

1) Ne vous fiez pas aux apparences : les autres sont comme vous !

Non, vous n’êtes pas le seul à avoir le sentiment de ne pas être à votre place et à redouter que les autres ne démasquent la supercherie. Comme l’a montré l’étude citée plus haut, trois quart des personnes éprouvent le syndrome de l’imposteur à un moment ou à un autre. Cette tendance serait également plus marquée chez les femmes, les personnes surdouées ou celles ayant bénéficié de discrimination positive, et les autodidactes.

Les entrepreneurs que vous admirez, vos concurrents, vos proches… doutent donc probablement de leur légitimité et ils se remettent en cause lorsqu’ils se comparent à d’autres. Exactement comme vous !

Avoir conscience que vous n’êtes pas seul dans cette situation va vous aider à relativiser et à prendre un peu de recul.

2) Domptez votre petite voix intérieure

A partir du moment où vous savez que le syndrome de l’imposteur existe, les choses deviennent plus simples. En effet, vous pouvez museler l’auto-dénigrement dès qu’il pointe le bout de son nez puisque vous savez l’identifier.

Il y a aussi des petits exercices pratiques pour le transformer en une démarche constructive plus positive.

Quelques exemples :

  • plutôt que de dire “je suis nul” ou “j’ai simplement eu de la chance”, dites-vous “je ne sais pas vraiment reconnaître mes aptitudes et mes qualités”
  • exercez-vous à vous remémorer les situations que vous avez bien géré, vos réussites, les compliments adressés par vos clients… en cherchant à chaque fois comment votre comportement/votre travail a eu un impact positif
  • observez votre tendance à l’auto-dénigrement comme si vous étiez un scientifique : que se passe-t-il quand vous vous laissez emporter par des pensées négatives ? Ou quand vous refusez d’y céder et que vous passez à autre chose ?
  • “faites comme si” vous méritiez ce que vous avez (à ce sujet : un jeu très simple pour apprendre à avoir confiance en soi)

3) Apprenez à réagir face aux compliments

Les compliments, même s’ils font plaisir, sont parfois vécus comme des épreuves par les personnes qui sont touchées par le syndrome de l’imposteur. Comme elles n’ont pas l’impression de mériter ce qu’on leur dit, elles se sentent obligées de se justifier ou de minorer l’importance de ce qu’elles ont fait : “ce n’est rien”, “je n’ai aucun mérite”, “j’ai eu de la chance”

Alors qu’il suffit simplement de dire “Merci”. Et c’est tout ! Ne passez pas votre temps à vous dévaloriser

Et vous, qu’en pensez-vous ? Souffrez-vous ou avez-vous souffert du syndrome de l’imposteur ?

Crédit photo : Chris Workman 
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