Vous êtes créateur d’entreprise et vous aimez votre métier. Autonome et enfin libre de vos choix, vous avez découvert dans votre travail une source de motivation supplémentaire.Évidemment, ce n’est pas toujours facile mais vous vous investissez sans compter. Jusque là, a priori, tout est normal…

Mais pourtant, depuis quelque temps, vous constatez que si votre ambition reste intacte, vos performances commencent à diminuer. Comme la fin d’année est une période propice aux bilans, vous en profitez pour rechercher l’origine du problème : mauvais positionnement, erreur de gestion ou concurrence trop agressive ?

En toute logique, vous passez au crible tous les rouages de l’entreprise. Dans cette analyse, il serait dommage d’oublier de regarder un des moteurs essentiels de l’entreprise : vous. Votre baisse de performance est peut-être liée à un comportement de plus en plus fréquent que l’on appelle la « dépendance au travail ». 

Loin d’être anodine, la dépendance au travail se caractérise par un véritable surinvestissement professionnel. Sur le long terme, cette attitude est contre productive et particulièrement néfaste, y compris, même si cela peut sembler paradoxal, pour la rentabilité de votre entreprise.

 

Quels sont les symptômes de la dépendance ?

Ils sont multiples :

  • inquiétude ou culpabilité à sortir de la sphère professionnelle (travail le week-end, surinformation en continu même pendant les vacances )
  • vie familiale et amicale sacrifiées continuellement
  • sentiment continu d’être dans l’urgence
  • fatigue et baisse de tension
  • sensations de stress et de tension permanentes, voire violentes
  • anxiété
  • baisse de la productivité

Si vous ressentez ces symptômes, il est temps de faire le point sur votre rapport au travail.

Il faut bien comprendre que la dépendance au travail est une addiction au même titre que la dépendance aux drogues ou à l’alcool. Elle est une vraie maladie, qui pousse à rechercher un soulagement à une sensation d’anxiété ou de mal-être qui n’est pas nécessairement clairement formulé. Au final, vous êtes moins réactif et surtout moins épanoui. Mais le plus vicieux dans cette dépendance, c’est qu’elle est clairement encouragée et valorisée par la société, qui pousse à manquer de recul et à ne vivre que dans l’immédiateté.

Comme avec tous les phénomènes de dépendance, le premier réflexe est de se dire : cela ne me concerne pas. Mais si vous ressentez les symptômes précédemment énoncés, ne perdez pas de temps. Mettre en jeu sa vie privée, sa vie professionnelle et sa santé ne vous apportera pas la plénitude que vous recherchez au travers d’une position sociale ou d’une quête permanente d’adrénaline. Assimilée au TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs), la dépendance au travail doit impérativement être traitée.

N’hésitez pas pour consulter un spécialiste, qui vous accompagnera vers la guérison et vous donnera les clés pour réapprendre à apprivoiser le rapport au temps (à ce sujet, vous pouvez lire ce billet : “Productivité au travail : Vous voulez être efficace ? Alors dites NON à l’urgence !”), à l’ego, et à l’indispensable préservation de la vie privée.

Crédit photo : merci à MJ/TR (´・ω・)

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