Il me semble que dans nos sociétés, on valorise beaucoup la “perfection“, le “bien fait“.

Le Parfait et le développement personnel

Et lorsqu’on crée son entreprise, on a tendance à vouloir lui appliquer ce principe selon lequel “tout” devrait être parfait :

  • Un nom parfait
  • Un logo parfait
  • Des supports de communication parfaits
  • Des produits parfaits
  • Des clients parfaits
  • Des fournisseurs parfaits

Un monde très beau, en somme. Dans lequel tout le monde il est beau, tout se passe bien, et tous les clients ils sont supers, et dans lequel il n’y a “pas de problème”.

Cette propension à afficher cette perfection est à mon sens largement influencée par les médias.

Notamment tout ce que l’on voit dans les publicités, les émissions & séries télévisées; les films même, dans lesquels tout est “parfait”.

La perfection c’est souvent une question de taille…

Or de quels budgets parle-t-on ?

Le budget de production d’un simple spot télévisé tourne aux alentours de 100 000 euros. C’est le ticket d’entrée minimal pour s’y mettre.

100 000 euros, c’est de très loin  plus cher que tout ce que j’ai investi dans mon entreprise.

A ce prix là, il y a intérêt que ce soit parfait ! On pourrait même faire un procès si ce n’était pas à la hauteur…

Pour les millions de petites entreprises françaises, 100 000 euros représentent une somme pharaonique.

A des années lumière de tous les systèmes qu’on utilise nous au quotidien :

  • Le très populaire “système D”
  • Le fameux “de bric et de broc”
  • L’insatiable “avec du scotch et des ficelles”
  • L’innommable “Jacky la débrouille”
  • Le “bon, ça tient mais on ne va pas non plus trop s’appuyer dessus”
  • Le “Ah oui, bon bin on ne va pas regarder de trop près non plus”

Tout ceci fonctionne très bien, marche très bien même. Mais ce n’est pas aussi parfait que….

Les autres, la perfection, mon entreprise et moi

Si je regarde mon entreprise, il y a plein de choses qui marchent. Plein de trucs super chouettes, dont je suis très fier.

Et plein de choses qui ne marchent pas. Il y a plein de trucs très très nazes même. Je le sais, j’en suis conscient.

Cela pourrait me frustrer, je pourrais me sentir complexé. Me sentir tout petit. Je pourrais développer une énergie folle, dépenser des fortunes, juste pour être à la hauteur de tout ce que je vois, de toute cette perfection ambiante.

Alors vous savez quoi ?

Je ne m’en fiche pas. Mais j’accepte ces imperfections, tout ce que je rate au quotidien. Tous ces trucs qui foirent lamentablement au quotidien.

Je ne m’en fiche pas. Par contre je me fiche de ce que pensent les autres, parce que je le sais. Parce que je suis conscient de tout ce qui échoue, de tout ce qui ne va pas.

Et vous savez quoi ?

Ce faisant je n’ai pas de frustration. J’accepte. Je me sens libre et je me sens bien, avec une entreprise à mon image, qui me ressemble. Pas parfaite. Comme tout le monde.

Mais vous savez quoi ?

Comme tout le monde et comme tout ce qu’il y a de meilleur dans l’être humain… j’aspire toujours à faire mieux, tous les jours un peu plus.

A évoluer, à me former, à tirer toujours tout vers le haut. A essayer de faire le bien autour de moi grâce, à mon entreprise.

La perfection coûte cher.

Alors je considère que l’argent peut-être transformé en une autre unité de mesure, universelle celle-ci. Et qui donne la possibilité de réaliser tellement plus de choses :

Le temps.

Étant libre, le temps peut-être considéré comme un moyen pour s’améliorer, à son rythme, tranquillement. Sans frustration, puisque j’ai le temps. Je ne peux pas l’acheter ou le vendre.

Il est . Entre mes mains. Je peux l’utiliser comme un outil pour faire. Et summum du luxe, étant libre, je peux gérer ce temps. Comme une ressource.

Le temps qui passe est entre nos mains…

Sans me sentir meilleur que les autres. Ni moins bon. Sans me comparer en fait. Je ne suis ni plus ni moins que l’un des 7 Milliards d’Autres Êtres Humains. Il y avait des gens avant moi, il y aura d’autres gens après moi. Ainsi va la vie…

Le perfectionnisme coûte cher.

Alors je ne souhaite pas que tout soit parfait dans mon entreprise.

En revanche je travaille dur, tous les jours et à chaque instant; je ne relâche jamais mon attention, pour simplement et humblement tendre vers cette perfection.

Pour repousser les limites, pour me sentir le mieux possible dans ce temps qui passe.

La perfection coûte cher

Alors si on souhaite tendre vers celle-ci sans caler au bout de quelques temps. Sans se sentir frustré, sans devenir aigri, sans se trouver malade, fatigué, déprimé, tristounet.

Alors on peut accepter les imperfections. Mais travailler tous les jours pour améliorer consciencieusement, et tendre humblement, vers le meilleur.

Je souhaite qu’aujourd’hui vous songiez à faire quelque chose pour tendre vers le mieux. Et que vous serez heureux de le faire.

Passez une Bonne journée ! ; -)

Crédits photos : merci à Bitzcelt, et Aaron Geller.

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