Accomplissement personnel : comment s’accomplir ?Entre l’entreprise et l’accomplissement personnel il n’y a qu’un pas. Il n’y a qu’un pas parce que l’entreprise est un outil formidable d’accomplissement personnel. Elle confie au dirigeant la liberté de choisir les orientations de son temps et de sa vie.

Mais tout le monde n’a pas (encore) d’entreprise. C’est pourquoi je vous propose un dossier qui vous donne des clés de l’accomplissement de soi, que vous soyez dirigeant, ou non.

L’accomplissement nécessite de la pratique. Ce n’est pas quelque chose que l’on décide d’une minute à l’autre au gré de ses aspirations. On aspire tous à se réaliser.

Donc, s’accomplir c’est consciemment mettre en pratique certains choix. Des approches et des actions positives pour la santé de la tête et du corps. Ces actions et approches peuvent être mentales, émotionnelles ou physiques.

Voici quelques conseils pour aider à votre accomplissement personnel :

Se familiariser avec sa voix intérieure et transformer les phrases négatives en phrases positives

Certaines études montrent que notre esprit est capable de penser à une vitesse de 500 à 600 mots… par minute ! Ce n’est donc pas trivial de dire que certaines de ces pensées ne sont pas positives.

Ecoutez-vous, prenez du recul sur ce que vous vous dites. Faites attention à tous les moments où vous employez des termes négatifs : quand cela se produit ? Dans quelles situations ? Avoir conscience de ces moments et situations donne le choix d’employer à la place des mots positifs. Cela améliore la confiance en soi.

J’essaie par exemple de prohiber l’expression “quel c..!” car c’est se limiter à des connotations vraiment négatives.

Arrêter de s’en prendre aux autres et à la vie

Si vous êtes coincé dans un embouteillage, pestez-vous contre les autres conducteurs ou les autorités pour ne pas avoir prévenu de cette éventualité ? Pourquoi ?

Vous êtes capable de choisir vos réactions, même inconsciemment. Vous pourriez par exemple utiliser ce temps passé dans les embouteillages (ou les transports en commun par exemple) d’une façon utile.

Pourquoi pas embarquer avec vous des livres, un bon CD de musique que vous appréciez. Ou des podcasts. Un ami me disait récemment que son père se rase lorsqu’il se trouve dans les embouteillages. Personnellement, je prends toujours les transports en commun avec un livre ou mon bloc-notes. Essayez donc de tourner tous ces désagréments vers du productif et/ou agréable .

L’énergie dépensée en frustrations peut-être orientée positivement…vous avez l’entière liberté de choisir. Ce choix, c’est la voie de l’accomplissement.

Arrêter de s’en vouloir parce que tout n’est pas bien fait

Si quelqu’un vous demande l’adresse d’un endroit auquel vous n’êtes jamais allé. Vous trouvez-vous ridicule de ne pas pouvoir lui dire où cela se trouve ?

Non. Vous faites le maximum pour donner des informations sur ce que vous savez, puis vous dites que vous ne pouvez pas aider plus. Mais de là à vous en vouloir et vous blâmer, la réponse est non.

C’est pareil dans la vie de tous les jours pour ce qui vous concerne vous. Nombreuses sont les personnes qui s’en veulent de ne pas savoir quoi faire, où aller. Ou parce qu’elles ont l’impression d’être déjà venues à tel ou tel endroit.

Soyez patient. Faites des détours dans votre vie si cela est nécessaire, sans vous en vouloir. Personne ne dispose d’un plan de vie gravé dans sa mémoire. La voie de l’accomplissement personnel, c’est à chacun de la construire.

Etre conscient de ses rôles de victime

Avoir l’impression de s’accomplir consiste souvent à jouer un rôle de “pauvre de moi“. Cela revient dans la plupart des cas à de la manipulation, pour soi ou pour les autres. On s’en prend à soi et à son sort parce qu’on pense qu’on le mérite. Pour quelque raison que ce soit. “Si j’étais…“, “si seulement j’avais…” alors on mériterait quelque chose de mieux.

Or l’accomplissement personnel c’est prendre conscience des situations et raisons dans lesquelles on prend ses habits de victime. Car il existe une nette différence entre jouer un rôle “pauvre de moi” et confier de manière factuelle ses soucis, ses peurs ou ses problèmes. Dans un but de résolution.

Que pouvez-vous faire, vous, pour que cela aille mieux ? Comment les autres pourraient vous aider ? Qu’en attendez-vous ?

Reconnaître les raisons pour lesquelles on se retrouve bloqué

Cherchez quelles sont les raisons pour lesquelles vous restez dans une situation négative. Il peut y en avoir plusieurs.

Par exemple, si vous avez des soucis d’argent et que vous savez pertinemment dépenser trop. Mais que vous ne pouvez vous en empêcher. Quels bénéfices tirez-vous de ne pas vous sortir de cette situation ? Peut-être est-ce parce que dépenser c’est avoir un statut. Peut-être parce que dépenser c’est passer du temps ailleurs.

Lorsqu’on reconnaît ses propres freins et sources de blocage, il devient plus évident de s’intéresser à la source de ces blocages. Cela facilite la construction du chemin pour s’accomplir.

Déterminer ce que l’on souhaite vraiment, et en prendre le chemin

Est-ce que vous emploieriez quelqu’un sans lui donner des instructions et une formation ?

Cette personne ne ferait pas correctement son travail. Elle s’ennuierait très vite. Au final elle ne ferait pas ce que vous vouliez qu’elle fasse. Des instructions, un mode d’emploi et des buts sont le minimum requis.

C’est la même chose pour les situations de la vie. Les bonnes choses de la vie ne viennent pas à soi. C’est à soi d’aller les chercher et de les prendre.

Dites-vous parfois “si seulement j’avais ceci, si seulement je pouvais faire cela” ? Arrêtez-vous et créez un plan pour obtenir ce que vous souhaitez.

Faire attention à ses conversations courantes

Observez de quoi et comment vous parlez avec les gens. Est-ce que les critiques ou les plaintes sont récurrentes ?

Souhaitez-vous vraiment passer votre temps avec des personnes qui se focalisent sur des choses négatives ? Choisissez votre entourage, et choisissez vos conversations ! Personne ne vous oblige à écouter des choses que vous ne voulez pas entendre.

Ce faisant, on se sent mieux, plus confiant. Plus confiant en soi, et en les autres.

En conclusion

Comme on dit, c’est facile à dire, facile à lire. Essayez ceci : faites comme si.

Redressez-vous, souriez, pensez au chant d’un oiseau à côté de vous ou à autre chose qui vous fait plaisir. Souvenez-vous des moments heureux, et pensez à tous les autres qui peuvent se produire. Souriez à quelques personnes que vous fréquentez de près ou de loin. Même dans la rue. Ce sourire vous sera très souvent rendu.

Dans mon entourage on disait après la pluie, vient le beau temps. Ce qu’il faut comprendre pour s’accomplir c’est que le beau temps, il faut aller le chercher !

Crédit photo : Merci à Lincolnian.

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