Anticiper sur vos besoins en trésorerie permet d’assurer le bon fonctionnement de votre entreprise.

Mais encore faut-il éviter certaines confusions ou erreurs majeures qui risquent de nuire à la pérennité de votre activité :

 

Erreur n°1 : Sous-évaluer son besoin en fonds de roulement

 

TOUTES LES ENTREPRISES, même les plus petites, doivent calculer leur besoin en fonds de roulement (BFR). Tout simplement parce qu’avant d’encaisser de l’argent, il va falloir en dépenser.

Vous devez donc calculer la trésorerie nécessaire pour pouvoir supporter financièrement ce décalage. Il vaut mieux surestimer vos besoins que l’inverse !

Lors de la création de votre entreprise, comme il n’est pas toujours facile de se projeter dans l’avenir, le mieux est de partir sur plusieurs hypothèses et d’envisager notamment un scénario relativement pessimiste. En cas de problèmes, vous aurez ainsi déjà réfléchi à des solutions fonctionnelles pour poursuivre l’exploitation de votre entreprise.

ACTIVITÉS DE VENTE

Que vous ayez une boutique en dur ou un e-commerce, attention à ne pas minorer votre besoin en trésorerie sous prétexte que vous êtes payé avant d’expédier la marchandise et que vous avez obtenu des délais de paiement intéressants auprès de vos fournisseurs.

En réalité, vous ne savez pas, surtout au départ, combien de temps sera nécessaire pour écouler vos stocks. Non seulement vous devez vous faire connaître et attirer les clients, mais certains produits peuvent aussi ne pas se vendre. En parallèle, vous aurez aussi des charges régler (abonnement web, téléphone, électricité, loyer, matériel, frais publicitaires…).

PRESTATIONS DE VENTE

Même si vous réclamez un acompte au début de la mission, vous ne serez pas payé tout le temps que durera la prestation. Or, comme dans le cas des activités de vente, vous aurez aussi des charges fixes à assumer. Sans compter que vous serez peut-être confronté à des retards de paiement.

 

Erreur n°2 : Sous-estimer les retards / les annulations de paiement

 

Aucun chef d’entreprise n’aime envisager qu’il pourra ne pas être payé ou que le délai de paiement sera considérablement long. Pourtant, ce cas de figure se produira à un moment ou à un autre. Vous devez vous préparer à affronter les imprévus ! Les activités de vente peuvent aussi avoir ce problème. En e-commerce par exemple, il vous faudra être capable de réagir en cas de fraude ou d’opposition à un paiement.

La situation peut se révéler très tendue lorsque le montant de la créance est élevée. Il suffit parfois qu’un seul « gros » client traîne à honorer sa facture pour déstabiliser l’entreprise. Dans ce cas, plutôt que d’adopter la politique de l’autruche, il est préférable d’aller à la rencontre de votre banquier pour l’informer du problème et essayer de négocier un dépassement du découvert autorisé ou une autre solution alternative.

Lorsque votre entreprise grandit, vous pouvez aussi recourir à une assurance spécifique pour vous prémunir contre la défaillance d’un ou de plusieurs gros clients.

 

Erreur n°3 : Utiliser de mauvaises solutions de financement

 

Pour trouver la solution de financement appropriée (à court, moyen ou long terme), vous devez estimer la durée de vie de votre investissement. Sinon, vous risquez d’être confronté à des difficultés de trésorerie : certains achats, trop lourds pour votre budget, vous priveront des liquidités nécessaires pour assurer le quotidien de l’entreprise.

Les dépenses qui vont avoir un impact à court terme (telles qu’une campagne publicitaire, la participation à un salon) ont tout intérêt à être financées par la trésorerie disponible dans l’entreprise ou par des ressources à court terme (exemple : paiement en 2 ou 3 fois).

Les investissements qui bénéficient d’une durée de vie plus importantes pourront quant à eux être assumés grâce à des ressources à moyen ou long terme (souscription d’un crédit auprès de la banque). Exemples : achat d’équipement informatique, de matériel professionnel,…

 

Erreur n°4 : Croire que le chiffre d’affaires et la rentabilité sont des synonymes

 

Réaliser du chiffre d’affaires est souvent le seul objectif des entrepreneurs. Pourtant, même avec un chiffre d’affaires régulier sur l’année, l’entreprise être en danger lorsqu’elle rencontre un impondérable qui fragilise sa trésorerie (impayé, périodes creuses…).

Il est donc important de regarder l’activité mois par mois, d’établir des comparatifs, pour identifier les périodes « critiques » récurrentes et provisionner des ressources suffisantes.

 

Erreur n°5 : Ne pas réaliser ou ne pas actualiser le plan de trésorerie

 

Créer un plan de trésorerie est une étape clé dans la réalisation du business plan validant le projet de création d’entreprise. Mais, lorsque votre activité est lancée, il ne faut pas oublier de l’actualiser !

Au jour le jour, il faut regarder quels sont les recettes et les dépenses à venir et vérifier la situation de l’entreprise chaque semaine ou chaque mois.

Crédit photo : merci à Images_Of_Money

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