Financer son entreprise avec fondeliaQuelles solutions de financement peuvent vous aider à développer votre entreprise ? Pour bien comprendre les risques encourus, les coûts, les moyens de financement à utiliser en fonction de vos besoins (acquérir de nouvelles machines, recruter…),  il est essentiel d’avoir assimilé la différence entre la dette et les fonds propres de l’entreprise.

Et pour y parvenir, rien de tel que les conseils d’un pro du financement des TPE !

Camille Brodhag (Fondelia), en partenariat avec Gautier-Girard.com, a réalisé pour vous une vidéo suivie d’explications détaillées et d’un exemple concret.

La dette bancaire et les fonds propres sont 2 moyens de financement des entreprises. Ils sont qualifiés de ressources durables et sont présents au passif du bilan.

Financement entreprise : dette et fonds propres

Les capitaux propres sont composés des apports des différents associés auxquels on ajoute les résultats des années précédentes qui n’ont pas été distribués en dividendes et auxquels on soustrait les éventuelles pertes réalisées.

Notons que le banquier souhaitera souvent asseoir le crédit qu’il octroiera sur le montant des fonds propres, ce qui pourra nécessiter une augmentation des fonds propres et l’appel à un investisseur.

Quelle est la différence entre la dette et les fonds propres ?

Financement entreprise

Concrètement qui finance quoi ?

Pour comprendre cela, prenons l’exemple de Sarah, entrepreneuse. Après avoir un premier développement de sa société, elle souhaite passer à la vitesse supérieure.

Elle réalise un Chiffre d’affaires de 100 pour un résultat net de 10.

Pour financer son développement sa société fera appel à un investisseur financier et à une banque.

Financer son entreprise et trouver un investisseur

Pour la partie bancaire : La société contractera un prêt de 70 qui sera remboursable en 7 ans.

Pour la partie fonds propres : L’investisseur et Sarah conviendront d’une valorisation de la société de 70 « prémoney », c‘est à dire avant l’investissement. Il y a plusieurs méthodes de valorisation. Pour cet exemple, nous prendrons une valorisation selon un multiple de 7 fois le résultat net (le montant du multiple et la méthode peuvent varier). Ainsi, avec 30 apporté, l’investisseur aura 30% du capital de sa société, Sarah gardera 70% du capital de la société.

En cas de succès :

Pour la partie bancaire : La société remboursera sur 7 ans 0.83 par mois, plus les intérêts.

Pour la partie fonds propres : 5 ans après la société réalisera un Chiffre d’affaires de 400 et un résultat net de 50. Selon les mêmes critères de valorisation, en appliquant un multiple de 7 sur le résultat net, la société sera valorisée 350.

La valorisation des parts de chacun des associés sera la suivante :

  • Sarah : 350 x 70% = 245
  • L’investisseur : 350 x 30% = 105

L’investisseur souhaitera donc revendre ses parts pour 105. Il existe plusieurs façon pour l’investisseur de revendre ses parts et pour l’entrepreneur de financer ce rachat, nous y reviendrons dans un prochain article.

En cas d’échec :

Si la société a déposé le bilan Sarah et l’investisseur auront perdu la totalité de leur investissement.

La banque, en revanche fera jouer les garanties qu’elle aura prises.

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