Quand on essaie d’organiser ses journées, il arrive qu’on perde un temps précieux sans même sans rendre compte. Tout simplement parce que notre cerveau nous joue des tours ! Le fait de consulter ses e-mails, d’aller sur les réseaux sociaux, d’être distrait par ceci ou par cela n’est parfois que la partie émergée de l’iceberg : il peut y avoir des mécanismes plus profonds qui nous conduisent à agir ainsi.

Connaissez-vous par exemple la “loi de Parkinson” ? Elle n’est pas toute récente, même si elle est toujours d’actualité, puisqu’elle a été formulée par Cyril Nothcote Parkinson (historien, essayiste et professeur à l’université de Malaisie à Singapour) en 1955 dans un article publié dans la revue “The Economist”.

Il s’est en effet basé sur ses travaux pour affirmer que :

Le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement.  

Concrètement, cela signifie que vous adaptez inconsciemment votre travail au temps dont vous pensez disposer. Prenons un exemple. Un client vous commande une prestation qui nécessite une journée de travail mais vous avez un délai d’une semaine pour l’effectuer. Si vous vous dites : “Bon, ça va, j’ai une semaine pour le faire”… alors il vous faudra effectivement une semaine pour en venir à bout. Et s’il y a le moindre imprévu, vous pouvez même vous retrouver en retard !

Heureusement, cette situation n’est pas une fatalité.

Gestion du temps : comment utiliser la loi de parkinson pour gagner du temps ?

Ne vous basez plus sur le temps disponible

Pour augmenter considérablement votre productivité, il suffit d’avoir une approche pragmatique de la loi de Parkinson.

Ainsi, plutôt que de raisonner en “temps disponible”, vous devez vous baser sur le “temps nécessaire” pour effectuer telle ou telle tâche.

Reprenons l’exemple précédent. Plutôt que de vous dire “J’ai une semaine pour le faire”, vous allez fonctionner en deux temps :

  • vous estimez le temps dont vous avez besoin pour effectuer cette mission (= une journée dans notre exemple)
  • et vous intégrez aussitôt cette tâche dans votre planning, le plus tôt possible (pour vous laisser une marge en cas d’imprévu)

Avouez que ce n’est pas bien sorcier ! Cette bonne pratique vous permettra d’effectuer un travail tout aussi qualitatif dans de meilleurs délais. Le temps “libéré” pourra alors être occupé à d’autres tâches : prospection, nouveau projet, rédaction d’article sur votre blog…voire une activité personnelle (loisir, sport, temps passé avec vos proches…).

Fixez-vous des dates limites 

Il arrive souvent, surtout en période d’activité un peu plus creuse, qu’on se dise “ça, je le ferai plus tard, j’ai bien le temps”. Mais en fait, ce raisonnement n’est généralement pas pertinent :

  • les tâches repoussées, au départ non importantes et non urgentes, finissent par devenir urgentes
  • additionnées, elles représentent une masse de travail qui peut devenir considérable
  • et vous pouvez aussi être vite débordé si vous réalisez finalement plusieurs ventes inattendues : vous devrez gérer en même temps vos nouvelles commandes + les tâches/commandes en attente

Donc même si vous n’avez pas d’échéance prévue, prenez l’habitude de vous en fixer une ! Cela vous aidera à avancer et à ne plus procrastiner.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Crédit photo : Alexander Boden 

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