La procrastination consiste à remettre au lendemain ce qu’on pourrait faire le jour même. Vous savez bien, c’est lorsque vous avez quelque chose de TRÈS TRÈS urgent à faire depuis au moins la semaine dernière et qui n’est toujours pas fait.

Les écrits sur le sujet commencent à bien se développer. Et beaucoup partagent une vision assez pessimiste du procrastinateur. Ainsi par exemple l’encyclopédie Wikipédia désigne la procrastination comme une tendance pathologique à remettre systématiquement au lendemain quelques actions, qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non.

Je suis entrepreneur, je suis un procrastinateur de premier plan (et le revendique) mais je n’ai pas l’impression d’être un cas pathologique. Si je suis procrastinateur, c’est prioritairement parce que je déteste avoir l’impression de perdre mon temps. C’est pourquoi je reporte ou délègue honteusement tout ce que je peux. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi d’être entrepreneur…

Si cela vous intéresse, je vous propose un petit traité du bon procrastinateur. Cela consiste à choisir ce que l’on fait de son temps, en considérant qu’une bonne façon de procéder, c’est de passer son temps à quelque chose lorsque cela a réellement de l’intérêt. En d’autres termes, choisir ce que l’on fait de son temps, et quand.

Classer les tâches de travail pour procrastiner intelligemment

Procrastiner, ce n’est effectivement pas bien (pathologique ?) lorsque ce n’est pas organisé. Je suis ainsi d’accord avec mes confrères si la procrastination n’est pas consciemment voulue et organisée. Je considère la procrastination comme une méthode de gestion du temps parmi d’autres. Personnellement, j’organise cette activité en triant mes tâches.

Les tâches urgentes sont celles qui subissent le plus lorsqu’elles passent à la moulinette de la procrastination organisée.

Par définition, l’urgence est ce qu’il faut faire immédiatement (source : Wiktionary). Or ce que je constate c’est que ce qu’il faut faire immédiatement n’est souvent pas requis par soi (je décide de faire ceci maintenant) mais requis par quelqu’un d’autre (appels téléphoniques, emails, messages instantanés, irruptions dans le bureau, présence à une réunion demandée par… pour…, courrier envoyé par… demandant…, etc).

Pourquoi décider d’être entrepreneur si c’est pour être envahi par les urgences… des autres ? Appelons donc procrastination l’activité qui consiste à dire à non, je suis occupé à certains qui requièrent une attention particulière.

Le premier travail consiste donc à repérer toutes les tâches urgentes qui peuvent attendre ou qui peuvent être déléguées. Pour moi, une tâche qui est urgente est une tâche qui met en péril l’activité de l’entreprise ou son image. Tout le reste de ce que l’on entend habituellement par urgent peut être délégué ou fait plus tard.

Les tâches non importantes sont les secondes à passer à la moulinette de la procrastination organisée. Pour moi, une tâche non importante est une tâche qui n’est pas vitale pour l’entreprise. Ce sont des passe-temps créés par soi dont l’aboutissement final est de faire perdre du temps aux autres (ce que je déteste également). C’est pourquoi je m’intéresse au quotidien à les limiter à un niveau proche de 0.

Pourquoi décider d’être entrepreneur si c’est pour s’intoxiquer soi-même et intoxiquer les autres de choses qui ne servent à rien ?

A la fin, il reste donc les tâches mises dans la case “Urgent” et qui doivent être traitées de façon appropriée.

Déléguer ou reporter les tâches de travail

Si vous pouvez déléguer, tant mieux et n’hésitez pas à le faire. Chacun son travail. Lorsqu’on est chef d’entreprise le but au jour le jour n’est pas de tout faire soi-même parfaitement, mais organiser ce qui doit-être fait, savoir ce qui est fait, contrôler la qualité de ce qui est fait, et aider à améliorer ce qui est fait.

Si vous ne pouvez pas déléguer, vous pouvez choisir l’option “reporter”. Reporter, c’est procrastiner en veillant à ce qu’il ne soit pas… trop tard. Le mieux est même de se laisser une marge de sécurité pour éviter les soucis.

Mon habitude est d’attendre que plusieurs tâches urgentes similaires s’amoncellent pour justifier de les traiter toutes d’un coup. Cela permet d’augmenter considérablement l’efficacité du travail.

Pour résumer, je dirais que ma façon de procrastiner est une façon de respecter mon temps… et de respecter le temps des autres. ;-)

Et vous, que pensez vous de la procrastination ? Avez-vous des astuces à partager ?

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