Google Adwords est aujourd’hui la meilleure façon d’obtenir des prospects et des clients. C’est extrêmement ciblé et très rapide. Mais il faut savoir s’en servir, faute de quoi, l’addition peut être salée voire extrêmement amère…

J’encourage tous les entrepreneurs a investir un peu de temps afin d’étudier complètement le sujet d’Adwords, car c’est le premier outil de web-marketing, sur lequel le référencement, l’emailing… peuvent s’appuyer. Vous pouvez apprendre à repérer vos vrais prospects, c’est-à-dire découvrir les requêtes exactes qu’ils tapent sur les moteurs de recherche. Je dis bien repérer, car le but est de découvrir non pas les mots-clés qui vous amènent du trafic, mais les mots-clés qui vous amènent du trafic qui se convertit en client.

Campagne Google Adwords

Je vais rapidement passer à travers les grosses erreurs à éviter pour ne pas gaspiller votre argent sur AdWords.

Première erreur fatale sur AdWords : Mal structurer votre compte et votre campagne.

Le concept fondamental à comprendre pour structurer correctement votre compte et votre compagne est d’associer intelligemment le trio : mots-clés, annonce, page d’arrivée.

Pour ne pas vous tromper, raisonnez à l’envers ! Imaginez pour chaque page d’arrivée les mots-clés qui devraient y parvenir. Vous mettez cela dans un groupe d’annonces. Vous devez en plus gérer des campagnes pour “votre marque” et des mots-clés “généraux”. Ceux-ci sont justement trop généraux pour être associés à des produits ou à des catégories.

Deuxième erreur fatale sur AdWords : Mal sélectionner vos mots-clés.

L’objectif est de faire apparaître vos annonces suite à des requêtes tapées par des prospects. Pas des touristes ! Tout le problème consiste à être visible et à inciter des gens qui soient de véritables acheteurs potentiels à cliquer sur vos pubs.
L’erreur classique est de miser sur des mots génériques, c’est-à-dire sur des requêtes composées d’un seul ou de deux mots. Généralement trop larges, elles sont impossibles à associer à un produit.

La recherche de ces mots-clés pertinents et rentables est facilitée par l’outil de suggestion de mots-clés proposé par Google. La gestion pertinente des correspondances est vitale. C’est la façon dont Google étend l’affichage de votre annonce à des requêtes plus ou moins proches de ce sur quoi vous avez misé.
Requête large,
“expression”
[correspondances exacte]
+Requête +large +modifiée…

Une erreur récurrente et couteuse (donc à ne pas faire) est de ne pas comprendre parfaitement comment tout cela fonctionne. Puis de générer des listes de mots-clés uniquement en requête large. Ne laissez pas Google  « ratisser large »… Cette “bonne idée” vous fera dépenser plus sans aucune rentabilité ! Vous devez donc découvrir les mots-clés exacts utilisés et les expressions exactes utilisées. Et éviter au maximum d’utiliser les requêtes larges et les requêtes larges modifiées.

Vous devez aussi impérativement mettre des mots-clés négatifs afin d’éviter d’apparaître sur des mots-clés inutiles. Ce qui aura là aussi un effet bénéfique sur votre CTR.

La rédaction des annonces

Le coeur du sujet, le “problème” fondamental sur AdWords,c’est la rédaction des annonces.
La séquence et l’objectif sont les mêmes qu’en publicité. Vous devez :
• attirer l’attention,
• faire passer votre message
• et inciter à l’action (en l’occurrence, un clic sur votre pub).

Voici un modèle d’annonce, à suivre pour écrire de bonnes annonces.
Vous disposez de 4 lignes :
1) Le Titre - 25 signes maxi - pour attirer.
2) La 1ère ligne - 35 signes - pour parler des bénéfices clients.
3) La 2ème ligne - 35 signes - pour décrire vos avantages.
4) L’URL affichée - pour nommer votre boutique et la page d’arrivée.

Le choix des pages d’atterrissage

L’erreur suivante la plus désastreuse dans la gestion de campagnes AdWords consiste à avoir de mauvaises pages d’atterrissage. Votre prospect ne vous fera aucun cadeau ! Il n’aura aucun scrupule à vous avoir fait dépenser 0,80€ pour son clic… ou plus s’il ne trouve pas ce qu’il cherche.
Moins de 5 secondes après être arrivé sur votre site il repartira (rebondira…) pour aller voir ailleurs.

Dans tous les cas il doit y avoir une suite logique entre :
1) La requête tapée par votre prospect qui exprime son besoin
2) Le message de votre pub AdWords
3) La promesse ou le message de la page d’arrivée.

Une foule de “détails” détermine la qualité de vos pages d’arrivées. Mais la plus grosse erreur est de mal diriger les prospects.
Le système d’enchères actuel avec le Score de Qualité est vraiment brillant. Il récompense vraiment la pertinence et repose sur la loi de l’offre et de la demande.
Avant d’augmenter votre CPC max, vous devez absolument étudier complètement le sujet et maitriser l’outil dans ses moindres détails, faute de quoi, vous allez gaspiller votre budget.

Vous devez avoir des annonces très bien rédigées qui ont donc un bon taux de clic (CTR supérieur à 2%), qui sont donc associées à des mots-clés ayant un bon Score de Qualité (entre 7 et 10). Ne vous fiez pas trop aux remarques de Google sur les CPC Max. Ex : ”Enchère insuffisante pour la première page. Enchère première page estimée à 1,50 €”. Ceci vous incite bien entendu à monter votre CPC Max. Alors qu’avec un excellent CTR et QS, ce CPC Max demandé n’est pas nécessaire.
En maitrisant l’ensemble de ses éléments, vous pouvez facilement réduite vos dépenses de 30% ou plus et obtenir autant de prospects ou de ventes.

Article rédigé par Denis Fages,  consultant en web marketing et expert AdWords, auteur et conférencier (www.denisfages.com). Il forme et accompagne les entrepreneurs pour qu’ils trouvent de nouveaux clients et qu’ils optimisent leur marketing et leur publicité. Il est également l’auteur du Guide d’Optimisation de Google AdWords. 

Crédit photo : merci à Follow*Sound

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