La newsletter est un outil marketing très pratique pour trouver de nouveaux prospects, les convertir en clients puis les fidéliser. Mais attention, il y a des obligations à respecter si vous voulez rester dans la légalité !

En effet, la newsletter est considérée comme n’importe quel e-mail commercial.  Pour éviter les ennuis, assurez-vous de tout faire dans les règles :

Envoyer une newsletter : quelles sont les règles à respecter ?

Un élément fondamental : le consentement

Quand on vient de lancer son entreprise, il peut être tentant de collecter des adresses emails à tout-va (anciens contacts professionnels, annuaires en ligne…) pour commencer à prospecter.

Mais c’est interdit ! Vous ne pouvez pas vous contenter de vous dire “cela devrait les intéresser” ou “M. machin m’a dit que mon projet était sympa donc je peux l’abonner à ma newsletter”

L’accord de vos prospects doit être explicite.

Situation 1 : Vous collectez vous-même les adresses e-mails

Vous n’avez pas le droit de récupérer les adresses emails de toutes les personnes ayant été en contact avec vous pour leur envoyer votre newsletter. De même, si vous utilisez un formulaire sur votre site web, vous ne pouvez utiliser une case pré-cochée pour abonner d’office votre prospect à vos publications. Même l’acceptation de vos CGV ne vaut pas en soi un accord à recevoir votre newsletter !

Vous devez obligatoirement :

  • informer votre prospect que son adresse e-mail va être utilisée à des fins de prospection (n’oubliez pas que la newsletter est un e-mail commercial)
  • obtenir son accord
Situation 2 : Vous achetez ou vous louez des fichiers d’e-mails

Malheureusement, ce n’est pas parce qu’un fichier d’e-mails est en vente ou en location que les adresses ont été obtenues de façon légale ! Le hic, c’est que vis-à-vis des prospects, c’est vous qui êtes responsable des agissements peu scrupuleux du prestataire.

Pour vous couvrir, il faut savoir plusieurs choses :

  • vous voulez envoyer votre newsletter à des particuliers : vous pouvez louer des fichiers mais pas en acheter. En effet, dans le cadre d’une location,  c’est l’éditeur (le propriétaire des fichiers) qui obtient le consentement des internautes et qui envoie les emails. Alors que dans le cadre d’un achat, vous récupérez une base de données et vous envoyez les emails. Dans ce cas, vous n’avez donc pas leur consentement pour vos publications.
  • dans tous les cas, vous devez vérifier que le prestataire s’engage, dans le contrat, à avoir respecté la loi lors de la collecte des emails.

Au-delà des questions liées au consentement, n’oubliez pas non plus que l’achat de fichiers d’emails est le plus souvent déconseillé car les fichiers sont souvent vieux (très peu de prospects seront donc intéressés par vos envois), les taux de délivrabilité sont faibles (= vos emails atterrissent directement dans les spams et vous pouvez même être blacklisté par les FAI), et cela peut nuire à votre image de marque (les fichiers sont souvent mal ciblés).

Les exceptions à l’obligation de recueillir le consentement

A retenir : même lorsque le consentement de la personne n’est pas requis, il faut l’informer lors de la collecte de son adresse qu’elle peut recevoir des emails commerciaux .

Il y a 3 exceptions à l’obligation de consentement préalable et explicite :

  • le prospect est déjà un client de votre entreprise : vous pouvez lui envoyer votre newsletter et des emails commerciaux. Toutefois, les produits que vous mettez en avant doivent être similaire à ceux qu’il a déjà acheté (vous avez donc intérêt à bien analyser votre base de données)
  • le prospect est un professionnel : vous pouvez envoyer vos courriels sur des adresses génériques (de type contact@…, info@…). Si vous utilisez une autre adresse e-mail, l’objet de votre e-mail doit avoir un lien direct avec la fonction exercée.
  • la prospection lorsqu’elle n’est pas de nature commerciale (ex : opération caritative)

Permettre la désinscription dans chaque newsletter

A chaque fois que vous envoyez une newsletter, vous devez permettre à vos prospects de se désabonner et de s’opposer à la réception de nouveaux emails.

Et vous, respectez-vous toutes vos obligations quand vous envoyez une newsletter ?

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