Et si l’entrepreneuriat ne se résumait pas au côté matérialiste ? C’est avec cette question qu’Erika Legrand ouvre sa chronique sur l’Entrepreneuriat. Erika Legrand prépare actuellement une thèse en Sciences de Gestion, à Limoges, axée sur l’entrepreneuriat. Souhaitons la bienvenue à Erika !

Entrepreneuriat : tous entrepreneur ?Que ce soit en développant une idée portant sur un concept novateur, un produit innovant, ou tout simplement en exploitant une opportunité d’affaire, les créateurs d’entreprise sont présents partout, à chaque coin de nos rues.

Sans réserve aucune, ils n’hésitent pas à investir les secteurs de la vie économique,  osent avec fierté s’engager dans un projet mêlant vie professionnelle et personnelle, prennent le risque de tout mettre sur une table et de parier sur l’avenir [dont il faut bien convenir, nous n’avons qu’une vision à court terme et encore bien partielle].

Mais, qu’est-ce qui peut bien motiver une personne raisonnable et rationnelle à créer son commerce en ces périodes de récession ? Souffrirait-elle d’un optimisme exacerbé et maladif ? Ou est-ce la joie de développer ses capacités de négociation, voire de persuasion, pendant des heures, avec son banquier ? Une hyperactivité accrue qui la pousse à ne plus compter ses heures ?

L’entrepreneur, une personne ordinaire

Au risque de détruire un mythe, ces personnes sont bien communes. Non, ces personnes ne sont pas des être extraordinaires mais ont simplement confiances en elles, ne se laissent pas abattre par les obstacles du quotidien qui s’amoncellent à une vitesse exponentielle à chaque étape de leur projet.

Bien plus que la simple recherche d’autonomie, de responsabilité ou même d’un besoin de reconnaissance, le regard de l’entrepreneur est tourné vers l’avenir prêt à affronter toutes les procédures administratives qui peuvent s’interposer. Ces personnes cherchent avant tout à relever un défi, à créer, à se battre et à mobiliser une énergie phénoménale pour une cause à laquelle elles croient.

Bien plus qu’entreprendre un projet, elles engagent leur avenir, deviennent actrices du progrès économique et social.

L’entrepreneuriat, facteur de progrès social ?

Alors pourquoi certains idéalisent, voire sous des critiques acerbes, jalousent ces personnes ?

A titre d’exemple, quand nous développons des alternatives de vie pour lutter contre la pollution, ou encore, lorsque nous faisons un don pour une association caritative, ne sommes-nous pas, nous aussi, en train de relever un défi, d’engager une bataille sans relâche pour le bien de la collectivité et pour les générations futures ?

Lorsque nous faisons du bénévolat dans des maisons de retraite ou bien du soutien scolaire gratuitement pour des personnes avec qui nous construisons un lien social, ne défendons-nous pas des valeurs ?

Ne sommes-nous pas vecteur du progrès social ?

Entreprendre, un art de vivre

De même que ces créateurs d’entreprise, nous déployons ces « efforts » non pas pour « travailler plus pour gagner plus » mais bien pour s’enrichir à un niveau plus personnel en dehors de toute portée matérialiste.

Le fait d’entreprendre ne peut donc pas se résumer à la seule dimension de l’entreprise. Tout comme l’engagement sportif, il s’agit d’une philosophie, d’un art de vivre, d’attitudes à développer.

Les situations sont nombreuses, peut-être trop banales pour que nous en ayons conscience, mais, à notre échelle et à différents degrés, sommes-nous pas tous entrepreneur ?

Erika Legrand prépare une thèse en Sciences de Gestion axée sur l’entrepreneuriat. Erika est chroniqueuse sur le site de Gautier Girard, à la tête d’une chronique sur l’Entrepreneuriat.

Crédit photo : Merci à Hellabella.

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